À procura de textos e pretextos, e dos seus contextos.

07/10/2009

« On construit politiquement l’étranger comme un problème de société »

Jérôme Valluy

Pour le sociologue Jérôme Valluy, le gouvernement espère ainsi justifier une politique migratoire extrêmement restrictive.

Jérôme Valluy est professeur de sociologie politique de l’action publique à l’université Panthéon-Sorbonne (Paris-I). Dans son dernier ouvrage paru, Rejet des exilés. Le grand retournement du droit de l’asile (1), il défend la thèse d’une xénophobie de gouvernement qui a transformé l’image publique des étrangers, les stigmatisant comme une menace. Un phénomène qui sert aujourd’hui à justifier les politiques de fermeture des frontières.

À l’occasion de la Journée mondiale du réfugié, le ministre de l’Immigration, Éric Besson, a qualifié la France d’« accueillante et solidaire ». Que vous inspirent ces qualificatifs ?

Jérôme Valluy. La France n’est ni accueillante ni solidaire. Avec 85 % de refus, elle fait même partie des pays européens qui rejettent massivement les demandes d’asile. Il est vrai que, depuis 2007, on observe une baisse du taux de rejet des demandes d’asile, sans qu’on puisse d’ailleurs vraiment expliquer pourquoi. Conjoncturellement, le propos d’Éric Besson n’est donc pas complètement faux. Mais il faut regarder les tendances lourdes. Or la tendance lourde, avec la création du ministère de l’Identité nationale, c’est la mise sous tutelle du droit d’asile, avec une institutionnalisation d’une xénophobie dans l’appareil d’État. On stigmatise la présence étrangère sur le territoire en construisant politiquement l’étranger comme un problème de société. C’est une tendance historique qu’on retrouve d’ailleurs dans d’autres pays en Europe.

De quand date ce que vous appelez « le grand retournement du droit d’asile » ?

Jérôme Valluy. Du début des années soixante. La décolonisation a un impact important sur les sociétés métropolitaines. Les recherches récentes d’historiens montrent une première conséquence très matérielle : les fonctionnaires en place dans les pays colonisés se recyclent dans l’appareil d’État des métropoles. On observe une surreprésentation de ces rapatriés des colonies dans deux secteurs : les affaires sociales et le secteur militaro-policier. Ils sont supposés, avec leur expérience coloniale, avoir acquis une connaissance de l’indigène. Cet indigène d’hier est l’immigré d’aujourd’hui. La guerre d’Algérie sert de laboratoire. 1,5 million d’Algériens vivent alors en métropole. À partir de 1954, on met en place un ensemble de dispositifs policiers et sociaux pour encadrer cette population perçue comme menaçante, puisque proche du FLN. Les mentalités ne changent pas du jour au lendemain : après les accords d’Évian en 1962, ces ennemis de l’intérieur ne voient pas leur image modifiée. Ils continuent à être traités comme des populations dangereuses. À la fin des années soixante, le phénomène a pris de l’ampleur et on voit bien dans les archives administratives que l’immigré comme problème est une évidence technocratique. En 1969, 90 % des directeurs de foyers Sonacotra sont des anciens militaires engagés dans les guerres coloniales. Ils sont supposés savoir mâter l’indigène en cas de révolte dans les foyers. On voit bien que l’action sociale est aussi une modalité pour masquer l’encadrement de populations jugées dangereuses. Tout cela est encore très technocratique, cela ne passe pas dans l’espace public.

À partir de quand cette conception de l’étranger devient-elle publique ?

Jérôme Valluy. La crise pétrolière ouvre une fenêtre d’opportunités pour la politisation de cette évidence technocratique. En 1974, le gouvernement annonce la fermeture des frontières. Jusqu’en 1979, on assiste à un emballement de la législation anti-migratoire. Six lois sont votées en cinq ans, qui ont toutes pour finalité la répression migratoire : interdiction des regroupements familiaux, contrôles au faciès, restrictions au travail… Et ce avant même la montée du Front national. Dans les années soixante-dix, le FN n’est en effet qu’un groupuscule folklorique d’extrême droite qui ne pèse rien électoralement. Il n’apparaît dans le champ politique qu’en 1983 avec près de dix ans de retard. En réalité, c’est cette politique anti-migratoire qui prépare le terreau électoral d’une remontée des partis d’extrême droite.

Quel rôle la construction européenne joue-t-elle dans cette évolution ?

Jérôme Valluy. Les Européens ne connaissent que la face souriante de l’espace Schengen : la liberté de circulation qui leur permet de pouvoir passer d’un pays à l’autre en montrant simplement sa pièce d’identité. Ce qu’ils ne voient pas, c’est la face sombre : la fermeture des frontières européennes. On l’observe objectivement en Grèce. Accusée d’être la passoire de l’Europe, elle a d’abord été exclue de l’espace Schengen. Pour pouvoir intégrer le club, la Grèce a mis en place des procédures d’asile, atteignant, en 2003, 99,9 % de rejets des demandes d’asile ! Pourtant, ce pays n’a pas de parti xénophobe, puisque la mémoire encore vive de la dictature réfrène l’émergence de l’extrême droite. Donc, cette politique ne vient pas du bas, de la population, mais bien du haut, sous la pression de l’Union européenne.

L’UE, elle, met ensuite en place une politique d’externationalisation des frontières qui privilégie le sécuritaire à l’accueil des réfugiés…

Jérôme Valluy. Le programme de La Haye, intitulé Justice, liberté, sécurité (JLS), est mis en oeuvre depuis juin 2004. Il compte en fait 10 % de justice et de liberté et 90 % de sécurité ! Le développement des politiques sécuritaires amalgame le terrorisme et l’immigration. On assiste à la création de l’agence Frontex, l’armée douanière de l’UE. Les États membres lui allouent de véritables moyens militaires pour le contrôle des frontières, particulièrement celles du Sud. Il s’agit d’une avancée de nature impérialiste : ses avions et ses hélicoptères survolent les côtes sénégalaises, ses bateaux militaires entrent dans les zones territoriales libyennes, ses avions drones survolent le Sahara avec des détecteurs de chaleur pour repérer des mouvements… Autrement dit, on mène une véritable guerre, avec un appareil militaire. On instrumentalise le droit d’asile en amenant les pays limitrophes à développer leurs propres procédures. Par exemple, le Haut-Commissariat aux réfugiés (HCR) ouvre une délégation à Rabat, alors qu’il n’en avait jamais ouvert puisque les demandes d’asile n’affluaient pas au Maroc pour des raisons assez facilement compréhensibles… Cela permet de créer artificiellement une demande d’asile sur le territoire marocain, les migrants subsahariens pensant que le récépissé donné par le HCR va leur offrir une protection auprès de la police marocaine. Mais le HCR rejette 75 % des demandes d’asile à Rabat. Or, une fois que la demande est rejetée dans un pays, elle ne peut pas être reformulée dans un autre… L’anticipation géographique du rejet de la demande d’asile, avant l’arrivée dans les pays européens, permet de baisser artificiellement le taux de demande d’asile recevable dans les pays de l’Union européenne.

Le HCR est donc complice de cet artifice ?

Jérôme Valluy. Il est surtout instrumentalisé. C’est l’un des paradoxes du HCR. Cette institution très puissante, avec plus de 6 000 salariés dans 118 pays, a une légitimité de type gouvernemental. Et pourtant, le HCR est extrêmement faible sur la scène gouvernementale internationale. Pourquoi ? Parce que 98 % de son budget annuel est alimenté par des dotations volontaires des États les plus riches du monde. Les fonds de l’ONU représentent moins de 3 % du budget total. Ce mode de financement le met dans une dépendance totale des pays les plus riches de la planète.

La politique européenne du droit d’asile a-t-elle beaucoup changé après les attentats du 11 septembre 2001 ?

Jérôme Valluy. Non, pas du tout. Comme avec le choc pétrolier de 1974, on a construit un mythe de 2001 en relation avec les attentats du World Trade Center, disant que la menace terroriste expliquait la répression anti-migratoire, les contrôles aux faciès, les blocages des frontières… C’est faux et on peut le démontrer. Dès le milieu des années quatre-vingt, la France rejette 90 % des demandes d’asile des populations africaines. On peut parler d’effets cumulatifs : la décolonisation, la crise économique, les partis d’extrême droite dans les années quatre-vingt, l’intégration européenne puis, en 2001, le phénomène terroriste… Tout cela nous amène à la situation actuelle, avec la création d’un ministère de l’Identité nationale, les rafles et la fermeture des frontières. On ne peut pas réduire cette histoire à un seul de ses éléments.

Que penser de l’image du réfugié dans l’opinion publique ?

Jérôme Valluy. Chaque citoyen n’a que peu de temps pour s’intéresser à la société. L’opinion publique n’est donc pas construite sur une perception objective, elle est tributaire des leaders d’opinion : politiques, intellectuels, journalistes, technocrates, etc. Le cas marocain est intéressant pour démontrer cela. Il existe au Maroc un fond de racisme antinoir, comme il existe un fond de xénophobie dans toutes les sociétés humaines. Ceux qui en témoignent le mieux sont les Marocains descendants des esclaves noirs. Que nous disent-ils ? Que depuis quelques années on observe une résurgence de ce racisme antinoir avec des comportements nouveaux d’hostilité, d’abord policiers et administratifs, puis dans la rue. Comment expliquer cette réémergence ? À partir de 2003, avec la médiatisation des questions migratoires, les reportages à la télé et les colloques se multiplient sur la présence des migrants. Les Marocains voyant de plus en plus de Noirs à la télévision en voient de plus en plus dans la rue. Cette xénophobie, plus faible au Maroc qu’en Europe, a été construite par les dirigeants marocains, sous la pression européenne. C’est en accéléré ce qui s’est joué dans les années soixante en Europe. Je pense qu’il faudra moins d’une décennie pour qu’un parti réactionnaire exploite ce créneau électoral porteur au Maroc comme cela s’est passé en Europe. Aucune population ne résiste à l’influence des politiques publiques et au matraquage politique et médiatique. C’est ce qui s’est passé dans les années trente : des populations entières ont été incitées à croire que les juifs constituaient un problème pour la société. Cette construction de problèmes publics passe par les élites sociales, au sens le plus large : députés, universitaires, journalistes, ministres, sénateurs, responsables d’entreprises, etc. Ce n’est pas du tout un phénomène populaire, sa diffusion dans la population est seulement une conséquence.

Le gouvernement parle de la crainte d’un « appel d’air » pour justifier sa politique de fermeture des frontières : accorder davantage l’asile pourrait augmenter la demande. Qu’en pensez-vous ?

Jérôme Valluy. C’est en grande partie faux. Il peut exister une possibilité de réorientation des choix migratoires en fonction des opportunités. Mais seule une infime portion des réfugiés parcourt de longues distances. 80 % des réfugiés restent dans le premier pays de sortie, c’est-à-dire qu’ils franchissent une seule frontière pour se protéger. Une infime partie fait le choix de voyages transcontinentaux. En outre, les réfugiés n’ont aucune connaissance des politiques réelles mises en place dans les pays d’arrivée. Quand on les interroge, on s’aperçoit très vite qu’ils ne savent rien des jurisprudences des pays européens alors qu’ils sont déjà très avancés sur le chemin migratoire. La plupart des citoyens de ces pays ne savent rien non plus des variations jurisprudentielles ou administratives, donc vous imaginez bien que les gens à l’autre bout du monde les connaissent encore moins ! La théorie de l’appel d’air est réfutée par les recherches mais elle perdure comme une croyance.

La crise économique va-t-elle avoir un effet sur la politique migratoire ?

Jérôme Valluy. Bien sûr. Cet effondrement économique nous ramène à la situation post-1929, avec le sentiment non pas d’être en 1933, mais plutôt en 1930. Si on est au début de cette histoire-là, alors le pire reste à venir. Cette crise économique pourrait produire le même effet que dans les années 1970 après la crise de 1974 : alimenter la justification de la chasse aux migrants sur le mode : « Ils nous prennent notre travail » et impulser tous les emballements imaginables de xénophobie. On a quand même le premier ministère de l’Identité nationale de l’histoire de la République, il n’y a aucun antécédent, hormis les administrations de la question juive, mais qui se situent dans une configuration historique incomparable. La création de ce ministère n’est pas simplement une ligne sur l’organigramme du gouvernement, c’est le produit de plusieurs décennies d’évolution politique et administrative. La conjoncture est extrêmement alarmante. Tous les éléments actuels vont dans le même sens : celui d’une dramatisation historique des enjeux nationalistes et identitaires. Où cela nous mène-t-il ? Historiquement à des conflits armés. Je n’ai pas de boule de cristal, mais si les tendances actuelles se prolongent à l’identique, on va vers un drame de civilisation. Les derniers résultats électoraux en Europe montrent déjà le retour des nationalismes protofascistes.

N’y a-t-il rien de positif ?

Jérôme Valluy. Le tableau est sombre, mais il existe des petites lumières, comme le développement, depuis 2005, du Réseau Éducation sans frontières (RESF). C’est une poussée intéressante pour l’évolution du rapport de forces politiques, même si RESF reste limité à la solidarité de proximité et peine à produire des effets politiques plus larges. Les capacités militantes, je l’ai vécu moi-même, sont saturées par les tâches les plus urgentes. Ça ne laisse que trop peu de temps pour la production intellectuelle et idéologique, la stratégie politico-médiatique, la formation de coalitions, le lobbying, etc. Un autre point positif est l’entrée en scène de la CGT depuis 2007. Mais celle-ci s’est positionnée maladroitement. En acceptant de porter des demandes de régularisation auprès de la préfecture, la CGT se retrouve piégée dans une cogestion de l’immigration choisie. Du coup, le syndicat est aujourd’hui dans une situation comparable à celle des associations gestionnaires de CADA (Centre d’accueil de demandeurs d’asile) : l’installation des sans-papiers dans et devant la Bourse du travail ressemble aux files d’attente à Lyon devant l’association Forum réfugiés. Que faire d’autre ? La question n’est pas facile. L’expérience des associations comme France terre d’asile ou Forum réfugiés, d’abord militantes puis devenues, en dix ans, cogestionnaires de la politique publique, montre une voie qu’il ne faut pas suivre. Mais je crois aussi qu’il faut aider la CGT dans sa démarche tout à fait nouvelle dans son histoire de soutien aux sans-papiers. C’est l’une des raisons pour laquelle j’y ai adhéré il y a quelques mois. J’ai peur maintenant que la CGT ne se retire de ces luttes. Or l’état des rapports de forces est calamiteux. Et on a besoin de tout le monde. Il y a aussi des avancées positives dans le monde universitaire : ceux qui analysent les réalités sociales sombres de notre société sont mieux compris par les autres universitaires, certainement sous la pression de générations montantes de doctorants qui s’intéressent à ces sujets et sous la brutalité des réformes universitaires qui réveillent les esprits.

(1) Éditions Du Croquant, 2009. 389 pages, 22 euro.

Entretien réalisé par Marie Barbier

L'Humanité - 06.10.09

«Un travail décent doit permettre de gagner sa vie sans la perdre»

Qu'est-ce qu'un un travail décent? Liberation.fr a posé la question à des participants à la manifestation de ce mercredi à Paris près du siège du Medef.

Entre 3.000 et 6.000 personnes se sont rassemblées ce mercredi après-midi près du siège du Medef, avenue Bosquet à Paris (VIIe), dans le cadre de la journée d'action interprofessionnelle et internationale pour défendre «le travail décent». L'occasion de demander à ces manifestants ce que recouvre pour eux cette assertion.

Elisabeth, 49 ans, salariée de France Télécom

«Un travail décent, c'est un travail normal, c'est-à-dire sans pression inacceptable, avec des horaires normaux, 35 ou 38 heures selon la durée légale en fonction dans la branche professionnelle. Moi, je travaille le soir et je trouve cela normal.»

André, 79 ans, retraité de la SNCF

«Un travail décent, c'est un travail qui permettre de gagner sa vie décemment et sans la perdre, sans la détruire.»

Louisa, 18 ans, lycéenne

«Un travail décent, c'est un travail qui paye un minimum pour bien vivre, c'est-à-dire d'abord le nécessaire mais qui permette aussi l'épanouissement personnel. Cela suppose aussi de ne pas exploiter le salarié, car actuellement on demande de plus en plus aux gens, sans forcément les rémunérer davantage. C'est aussi un travail où l'on n'est pas précaire et où l'on ne risque pas de se faire virer du jour au lendemain. C'est un job avec des horaires convenables, c'est-à-dire en rapport avec sa situation personnelle et surtout familiale. Il ne faut pas prendre les individus pour des machines...»

Marise, 56 ans, fonctionnaire hospitalière

«Un travail décent, cela veut dire qu'on a les moyens de faire du bon boulot, de se rendre disponible pour les autres et que l'on gagne correctement sa vie. Actuellement, une infirmière débutante gagne 1.400 euros nets par mois. Vous trouvez ça normal pour les horaires et les responsabilités que cela suppose?»

Marc, 64 ans, retraité de l'enseignement

«Un travail décent, c'est un travail à plein temps qui offre une rémunération suffisante, qui ne soit pas précaire.»

Paula, 57 ans, éducatrice pour jeunes enfants

«Un travail décent, c'est une rémunération minimale de 1.600 euros nets. Moi, j'attends la retraite, mais on n'arrête pas d'allonger la durée de cotisation.»

Elisabeth, 56 ans, auxiliaire de puériculture

«Un travail décent doit permettre de se nourrir et de se loger.»

Franck, 48 ans, travailleur social

«Un travail décent, c'est démarrer au minimum à 1.600 euros nets. Sinon, comment y arriver à Paris ?»

Bernard, 65 ans, retraité d'une entreprise bancaire

«Un travail décent, c'est un emploi qui participe au développement personnel et à la construction d'un monde meilleur.»

Catherine, 33 ans, agent de développement local de la Ville de Paris

«Un travail décent, c'est au minimum 1.600 euros nets. C'est aussi un emploi qui ne soit pas précaire, qui offre la possibilité de se former, de prendre des initiatives et aussi de se défendre en cas de pressions.»

Saïdou, 30 ans, plombier, Malien arrivé en France à 21 ans, en possession d'une carte de séjour

«Moi, j'ai un travail décent. Je progresse de jour en jour, j'apprends. Je suis bien payé. Mon projet, c'est d'avoir suffisamment d'expérience et de soutiens financiers pour ouvrir ma propre boîte. Il faut juste que je sois patient...»
Libération - 07.10.09

La surreprésentation des étrangers dans les prisons françaises : du constat des faits à l’euphémisation de la question

TERCERIE Orianne - Univ. Paris 1, Master-1 science politique, Dir. J. Valluy, 2007

La surreprésentation des étrangers en prison est un phénomène avéré, étudié et expliqué par nombre de chercheurs (aussi bien français qu'étrangers), mais il est aussi reconnu par les membres des associations françaises qui agissent dans et autour de la prison, ainsi que par celles qui apportent une aide juridique aux réfugiés et aux étrangers. Pourtant, un contraste important existe entre cette reconnaissance du phénomène par les associations (qui ont fait preuve de leur engagement sur d'autres questions, comme celle de la double peine) et l'euphémisation, par les mêmes acteurs, de la question que représentent les mécanismes qui conduisent à la surconsommation carcérale des étrangers, mécanismes de discrimination patents, à l'oeuvre dans la politique de répression de l'immigration et d'exclusion des étrangers, menée par l'État français depuis maintenant plusieurs décennies (et qui s'intensifie depuis quelques années). TELECHARGER

http://www.reseau-terra.eu

Thanks, Teach! (c) Magnum Photos

In recognition of UNESCO World Teachers’ Day, Magnum pays tribute to educators around the globe.

Marx and Lenin Reconsidered

Paul Craig Roberts

“Capital is dead labor, which, vampire-like, lives only by sucking living labor, and lives the more, the more labor it sucks.”

--Karl Marx

If Karl Marx and V. I. Lenin were alive today, they would be leading contenders for the Nobel Prize in economics.

Marx predicted the growing misery of working people, and Lenin foresaw the subordination of the production of goods to financial capital’s accumulation of profits based on the purchase and sale of paper instruments. Their predictions are far superior to the “risk models” for which the Nobel Prize has been given and are closer to the money than the predictions of Federal Reserve chairmen, US Treasury secretaries, and Nobel economists, such as Paul Krugman, who believe that more credit and more debt are the solution to the economic crisis.

In this first decade of the 21st century there has been no increase in the real incomes of working Americans. There has been a sharp decline in their wealth. In the 21st century Americans have suffered two major stock market crashes and the destruction of their real estate wealth.

Some studies have concluded that the real incomes of Americans, except for the financial oligarchy of the super rich, are less today than in the 1980s and even the 1970s. I have not examined these studies of family income to determine whether they are biased by the rise in divorce and percentage of single parent households. However, for the last decade it is clear that real take-home pay has declined.

The main cause of this decline is the offshoring of US high value-added jobs. Both manufacturing jobs and professional services, such as software engineering and information technology work, have been relocated in countries with large and cheap labor forces.

The wipeout of middle class jobs was disguised by the growth in consumer debt. As Americans’ incomes ceased to grow, consumer debt expanded to take the place of income growth and to keep consumer demand rising. Unlike rises in consumer incomes due to productivity growth, there is a limit to debt expansion. When that limit is reached, the economy ceases to grow.

The immiseration of working people has not resulted from worsening crises of over-production of goods and services, but from financial capital’s power to force the relocation of production for domestic markets to foreign shores. Wall Street’s pressures, including pressures from takeovers, forced American manufacturing firms to “increase shareholders’ earnings.” This was done by substituting cheap foreign labor for American labor.

Corporations offshored or outsourced abroad their manufacturing output, thus divorcing American incomes from the production of the goods that they consume. The next step in the process took advantage of the high speed Internet to move professional service jobs, such as engineering, abroad. The third step was to replace the remains of the domestic work force with foreigners brought in at one-third the salary on H-1B, L-1, and other work visas.

This process by which financial capital destroyed the job prospects of Americans was covered up by “free market” economists, who received grants from offshoring firms in exchange for propaganda that Americans would benefit from a “New Economy” based on financial services, and by shills in the education business, who justified work visas for foreigners on the basis of the lie that America produces a shortage of engineers and scientists.

In Marx’s day, religion was the opiate of the masses. Today the media is. Let’s look at media reporting that facilitates the financial oligarchy’s ability to delude the people.

The financial oligarchy is hyping a recovery while American unemployment and home foreclosures are rising. The hype owes its credibility to the high positions from which it comes, to the problems in payroll jobs reporting that overstate employment, and to disposal into the memory hole of any American unemployed for more than one year.

On October 2 statistician John Williams of shadowstats.com reported that the Bureau of Labor Statistics has announced a preliminary estimate of its annual benchmark revision of 2009 employment. The BLS has found that employment in 2009 has been overstated by about one million jobs. John Williams believes the overstatement is two million jobs. He reports that “the birth-death model currently adds [an illusory] net gain of about 900,00 jobs per year to payroll employment reporting.”

The non-farm payroll number is always the headline report. However, Williams believes that the household survey of unemployment is statistically sounder than the payroll survey. The BLS has never been able to reconcile the difference in the numbers in the two employment surveys. Last Friday, the headline payroll number of lost jobs was 263,000 for the month of September. However the household survey number was 785,000 lost jobs in the month of September.

The headline unemployment rate of 9.8% is a bare bones measure that greatly understates unemployment. Government reporting agencies know this and report another unemployment number, known as U-6. This measure of US unemployment stands at 17% in September 2009.

When the long-term discouraged workers are added back into the total unemployed, the unemployment rate in September 2009 stands at 21.4%.

The unemployment of American citizens could actually be even higher. When Microsoft or some other firm replaces several thousand US workers with foreigners on H-1B visas, Microsoft does not report a decline in payroll employment. Nevertheless, several thousand Americans are now without jobs. Multiply this by the number of US firms that are relying on “body shops” to replace their US work force with cheap foreign labor year after year, and the result is hundreds of thousands of unreported unemployed Americans.

Obviously, with more than one-fifth of the American work force unemployed and the remainder buried in mortgage and credit card debt, economic recovery is not in the picture.

What is happening is that the hundreds of billions of dollars in TARP money given to the large banks and the trillions of dollars that have been added to the Federal Reserve’s balance sheet have been funneled into the stock market, producing another bubble, and into the acquisition of smaller banks by banks “too large to fail.” The result is more financial concentration.

The expansion in debt that underlies this bubble has further eroded the US dollar’s credibility as reserve currency. When the dollar starts to go, panicked policy-makers will raise interest rates in order to protect the US Treasury’s borrowing capability. When the interest rates rise, what little remains of the US economy will tank.

If the government cannot borrow, it will print money to pay its bills. Hyperinflation will hit the American population. Massive unemployment and massive inflation will inflict upon the American people misery that not even Marx and Lenin could envisage.

Meanwhile America’s economists continue to pretend that they are dealing with a normal postwar recession that merely requires an expansion of money and credit to restore economic growth.

CounterPunch - 07.10.09

Níveis de insolvência judicial aumentam 42% de Janeiro a Setembro

O número de novos processos de insolvência judicial aumentou 42 por cento nos nove primeiros meses deste ano, atingindo 3626, o que representa um agravamento de 29 por cento face ao segundo trimestre, informou esta tarde a Crédito y Caución.

A companhia de seguros Crédito y Caución referiu que o sector dos serviços é o primeiro gerador de insolvências judiciais com 33 por cento do total «após ter triplicado os níveis» em relação a 2008.

A construção, com 15 por cento do total de processos, registou um agravamento durante o terceiro trimestre com uma subida acumulada de cerca de 20 por cento.

O terceiro lugar entre o número de insolvências pertence ao sector têxtil, responsável por 11 por cento do total dos casos, que «confirmou uma tendência de deterioração à volta de 30 por cento», conclui a Área de Administração de Riscos da Crédito y Caución, que acompanha as insolvências judiciais publicadas em Diário da República.

«O aumento das insolvências judiciais é mais um indicador do complexo momento económico que atravessam muitas empresas portuguesas. Na maioria dos casos a deterioração da solvência produz-se de forma progressiva», refere o director da Crédito y Caución para Portugal e Brasil, Paulo Morais.

TSF - 07.10.09

CNE quer mais apoios na escola pública para diminuir chumbos

A presidente do Conselho Nacional de Educação (CNE) defendeu hoje uma nova forma de organização da escola pública, que em vez de chumbar os alunos com dificuldades se preocupe mais com uma aprendizagem de qualidade.

"Este sistema de percursos educativos que temos não serve nem o desenvolvimento do país nem os alunos. Se olharmos para o que se faz noutros países, as crianças têm mais apoios desde que começam a apresentar dificuldades", frisou Ana Maria Bettencourt.

A responsável do CNE participava na conferência de abertura da cerimónia comemorativa do 30º aniversário do Instituto Politécnico de Setúbal, perante duas centenas de pessoas, sobre "Democratização da educação e pedagogia: questões e desafios".

"Temos um sistema de ensino público que se democratizou muito, que garantiu o acesso das pessoas, a construção de escolas magníficas e bons professores, mas temos uma organização muito diferente da que existe noutros países da Europa e em alguns da OCDE [Organização para a Cooperação e o Desenvolvimento Económicos], como o Canadá e a Austrália", começou por dizer.

"Ao contrário do que acontece nesses países, onde a retenção de alunos é residual, em Portugal temos alunos de 14 anos desde o 1º até ao 9º anos de escolaridade, com duplas e triplas retenções, alguns dos quais vão ficando pelo caminho", comparou.

A responsável do CNE começou por fazer um balanço positivo do trabalho desenvolvido no sentido da democratização do ensino após o 25 de Abril de 1974, mas defendeu que há novos desafios, que passam fundamentalmente pela qualidade da aprendizagem na escola.

Para a presidente do Conselho Nacional de Educação, se é certo que os alunos têm de trabalhar mais nas salas de aula, também a escola pública terá que lhes proporcionar mais apoios para ultrapassarem eventuais dificuldades.

Ana Maria Bettencourt lembrou que no ensino privado em Portugal há menos retenções do que no público, justamente porque os alunos têm mais apoios.

No ensino público, "há alunos que arrastam dificuldades a Matemática de ano para ano, vão chumbando sempre", exemplificou, argumentando: "Diz-se que isto é exigência. Mas não é. Exigência é fazer com que eles aprendam desde o princípio."

Ana Maria Bettencourt defendeu, por isso, uma maior responsabilização da escola pública, que, disse, "não pode estar à espera da ajuda das famílias, até porque muitas não podem ajudar os filhos, porque não andaram na escola ou porque não têm dinheiro para pagar explicações".

"Temos de conhecer bem as dificuldades do aluno e ter apoios mais individualizados para as ultrapassar", reforçou Ana Maria Bettencourt, reafirmando a ideia de que "a escola pública terá de se bastar a si própria".

J.N. - 07.10.09

Le destin de l’Amérique Latine se joue maintenant au Honduras

Bruno Lima Rocha

Dans les lignes suivantes je pointe quelques réflexions commencées à la chaleur des heures qui suivent le retour de Zelaya sur le sol hondurien. J’ai continué d’observer et de prendre des notes les jours suivants, quand l’ambassade du Brésil s’est fait l’épicentre du tremblement de terre politique de l’Amérique Centrale. J’aborde le sujet à partir d’un angle différent de celui de la vision majoritaire. Je cherche, à travers le président renversé, de trouver les protagonistes organisés dans les organismes de base et dans le Front National de Résistance.

Trois coups en sept ans : l’Empire en a perdu deux et il court le risque d’en perdre un de plus

Dans les sept dernières années, trois tentatives de coup d’état ont été pratiquées par une oligarchie latino-américaine coordonnée, avec une participation active, de manière officielle ou non, des États-Unis à travers le Département d’État, le Commandement Sud et les agences comme la CIA et la DEA.
Le premier a été exécuté au Venezuela, en avril 2002, en enfermant Hugo Chávez dans le Palais Miraflores et entrainant une levée populaire, avec Caracas sur le pied de guerre et des forces armées divisées. Chávez est revenu au pouvoir, a battu les efflanqués et a approfondi son style de gouvernement. Après la victoire contre les putschistes et l’échec de la droite après le lock out pétrolier, le peuple des quartiers et des favelas est passé à l’offensive, en forçant depuis le gouvernement à approfondir le processus de distribution des revenus et des rentes.

Le second s’est passée en Bolivie, en septembre 2008, à travers de l’oligarchie de la Media Luna (le Croissant). A cette occasion, le masque est tombé et l’un des leaders de l’oligarchie cruceña est devenu public.
Il s’agit du trafiquant (notoire) de drogues et du propriétaire d’un latifundio de soya, Branko Gora Marinkovitch Jovicevic [NDT : Il est à la tête du groupe FULIDE, FULIDE a la caractéristique d’exhiber des svastikas dans ses manifestations, voir ici] ; né en Bolivie, fils de pro-nazis croates et formé à l’Université du Texas. Le président de l’époque du Comité Civique de Santa Cruz, a promu une rébellion de droite en prêchant la sécession du pays "productif" contre les "bornés" du haut plateau. L’aventure s’est terminée dans le Massacre de Pando et dans les cercles stratégiques des colonnes populaires de quelques capitales séparatistes.
Le gouvernement de l’aymará Evo Morales s’est maintenu grâce à sa capacité de réponse, dès que deux colonnes de paysans et de mineurs encerclaient la capitale de la sécession, Santa Cruz de la Sierra. La terre de Túpac Katari et d’Inti Peredo qui avaient quasiment vécu la dernière guerre de libération anti-coloniale. Cette fois ne se sont pas rendues et la légalité républicaine survit depuis ce temps-là.

Dans la troisième tentative, à travers des forces armées entraînées et sous l’influence des dogmes de l’École des Amériques, les pleins pouvoirs honduriens ont démoli le président élu. Cela n’a pas été un putsch comme ceux de la période de la Guerre Froide et il ne se ressemble pas même à l’autoputsch du nipo-Péruvien Alberto Fujimori, en avril 1992. José Manuel Zelaya Rosales a été démoli par un putsch civil et militaire le 28 juin de cette année. Juste le dimanche, le lendemain du jour où une consultation était convoquée au sujet de la nécessité ou non d’une Assemblée Nationale Constituante, le président élu par le Parti Libéral de l’Honduras (PLH), a été séquestré dans sa résidence, considéré comme prisonnier et expulsé manu militari au Costa Rica. À partir de ce jour jusqu’à son retour au pays le 22/09, Zelaya a pratiqué une activité diplomatique intense, remplie d’alliances ponctuelles et de doubles discours. La motivation factice des oligarques bananiers habituels au Honduras est la légalité constitutionnelle.

Il semble qu’ils s’inspirent de la possibilité de répéter l’année 1955 en Argentine. Quand Juan Domingo Perón a été démoli à travers un putsch (des gorilles, des libéraux, des socialistes et des communistes pro-Moscou) commencé le 16 septembre, le peronismo/justicialismo est resté interdit de participer – au moins dans son intégralité – aux élections suivantes. Si Zelaya ne revenait pas, ce serait la ligne adoptée par le président conjuré Roberto Micheletti, par le tortionnaire général Romeo Vásquez (l’ex-chef de l’État-Major Conjoint des Forces Armées Honduriennes, destitué quelques jours avant le putsch) et un gouvernement extérieur en parallèle commandé par les ultraconservateurs yankees retranchés au sein du Département d’État et dans le Commandement Sud.

Au Honduras, il y a une bombe à retardement mise en marche

Il y a des moments dans la trajectoire d’un pays pour lequel la prise de décision est fondamentale. Dans le cas du Honduras, suivant toute considération et en plus de toutes les alliances et manoeuvres diplomatiques réalisées par le président déposé José Manuel Zelaya Rosales, il y a un facteur stratégique. Ce facteur a un nom et s’appelle courir les risques. Si le leadership du président constitutionnel voulait se maintenir légitime, le latifundiste en leader populaire aurait à lutter, à se mettre sur une droite ligne et à risquer sa vie. Le pays a souffert d’un putsch à travers une armée fidèle et loyale à l’École des Amériques qui l’a entraîné, et subordonné aux pleins pouvoirs institués sous le contrôle de l’oligarchie locale. C’est le type de troupe qui ne joue pas et qui ne se repent pas. Tout coup d’État est synonyme d’une violence et d’un danger. Pour récupérer les parties de ce pouvoir, il fallait jouer avec toutes les possibilités, incluant également celle de la vie. Et, Zelaya, quand il a traversé la frontière et qu’il s’est réfugié dans l’ambassade brésilienne dans Tegucigalpa, a pris sur lui cette charge.

Beaucoup d’analystes doutaient de la capacité du politicien de carrière du Parti Libéral du Honduras (PLH) d’accepter le défi imposé. Les deux premières tentatives de retourner au pays, sans même passer la frontière avec le Nicaragua ont renforcé ce point de vue. J’avoue que j’étais aussi sceptique. Un détail, cela ne transforme pas José Manuel en José Martí ou José Gervasio ni en rien de pareil. Il est le dernier espoir d’un processus de distribution d’un peu de rente et de richesse et d’un développement capitaliste partiellement autonome. _ À sa gauche, au sein du Front National de la Résistance il a des gens très sérieux, qui se battent fort et qui voient loin, en allant au-delà des horizons de la démocratie libérale-bourgeoise, en pointant vers des objectifs finaux de type démocratie directe et d’insubordination du pays au commerce comme plateforme d’exportation primaire pour les États-Unis. Elle a été cette parcelle Hondurienne qui a obligé Zelaya à se déplacer. Et plus surprenant encore, ce qui a été écris, il l’a dit.

Dans des situations limites, la qualité du leadership politique implique aussi sa pré-disposition personnelle à jouer fort et à passer dans les parcelles grises des structures et des alliances internationales et continentales.

N’ayons pas d’illusions, personne ne fait de politique en exil sans infrastructure, sans recours et sans sécurité individuelle. Etant donné la provenance des militaires honduriens, la possibilité d’être assassiné était et est toujours une constante. Si l’assassinat est annoncé ouvertement et publiquement dans les médias oligarchiques du Venezuela, qu’est-il dit dans les ombres des fenêtres au fond des chambres d’hôtel et dans les maisons d’appuis dans les zones frontalières.
L’ancien président profite des épuisements de la confiance, et avec certitude de bons contacts entre les officiers militaires de son pays. Et encore, pour traverser la frontière d’un petit pays extrêmement surveillé, il a dû y avoir une défection et des erreurs entre les secteurs militaires.

Pendant les quatre-vingt-six jours qu’il est allé en pèlerinage par l’Amérique centrale et en allant aux forums diplomatiques adéquats, Zelaya a disposé d’une logistique et d’un appareil d’intelligence opérant pour lui. Dans le cas contraire, il ne serait plus en vie.

Un ancien président renversé passe par des difficultés, et tout appareil politique – encore plus en exil – coûte cher. Sans infrastructure et sans recours, on ne fait plus rien que de témoigner de la décadence d’un projet politique. Ce ne fut pas l’alternative de Zelaya, vu la vitesse avec laquelle il a bougé. Les pays du Continent jouent avec la possibilité de freiner la tentative de contre-offensive des États-unis. Et l’épicentre est maintenant au Honduras. Cette constatation renforce la thèse de l’appui direct ou indirect des gouvernements et des administrations latino-américaines.

C’est certainement pour cela qu’ il a disposé de divers alliés, qui souvent se disputent le leadership dans la même région. Tel, il est, le cas entre le Brésil (finalement !) et le Venezuela, qui donnait déjà un soutien au gouvernement de Mel à partir des négociations du prix du baril de pétrole et dans des opérations de type les coeurs et les esprits, comme l’Opération Miracle, où les personnes âgées ont été opérées gratuitement (comme cela devrait être) de cataracte et d’autres maladies guérissables des yeux.

Mais, dans ce bref exil le président renversé a dû être habile avec les règles de la politique traditionnelle. En oscillant entre les groupes, Zelaya joue un peu comme franc - tireur de la politique, bien qu’il parraisse plus bouffon que ce qu’il est. D’abord il a signalé être favorable à l’Accord de San José, coordonné par le président du Costa Rica, Oscar Arias. Dans ce texte il était établi, l’amnistie pour les putschistes et l’abandon de la convocation à une Assemblée Constituante.
Si cet accord honteux était signé alors la porte resterait ouverte pour une série de putschs institutionnels ou des possibilités juridiques "déstituantes" des gouvernements élus. Heureusement, après l’annonce de M. Des arias, Zelaya a vociféré être contre le texte et contre le "consensus" – dont le prix était d’essayer de "pacifier" la résistance - pour le retour.(à la normale).

Ce qui est nouveau c’est la réaction du président destitué. La majorité des fois, les leaders de tradition oligarchique, qui bénéficient encore d’un appui populaire, ne risquent pas la désintégration de l’ordre social pour récupérer une parcelle du pouvoir politique. Tel a été le cas de l’ancien président brésilien déposé João Goulart, par exemple. Avant la possibilité de sécession des forces armées et de guerre civile pour une défense de son gouvernement et du processus démocratique - libéral, Jango a fait profil bas et n’a pas actionné la chaîne de commandement des militaires qui lui étaient encore loyaux. Nous n’avons pas eu de “guerre civile“ au Brésil, mais il cela s’est payé, le prix fut de plus de quarante mille torturés, détenus politiques, disparus et vingt-et-un ans de dictature.
Le prix a été élevé pour maintenir pour maintenir l’ordre social au un détriment de l’ordre politique. Restons attentifs, parce que ce type de manoeuvre peut encore arriver avec Zelaya. Bien que, soyons justes, chaque jour qui passe réduit les marges pour prendre ce type de décision.

Qui est-ce qui lutte au Honduras et commenr s’informer de cette épopée civique - populaire

Les multitudes ne me surprennent pas dans les rues de Tegucigalpa et d’autres villes honduriennes. Depuis le 28 juin je lis quotidiennement les médias alternatifs honduriens. En dépit de la désinformation, à travers laquelle nous passons, il est possible de traverser le blocus médiatique. D’un côté, j’ai accompagné le Front National de la Résistance à travers des médias alternatifs honduriens, comme le projet excellent Habla Honduras, ou dans les transmissions radio en ligne de la Radio Feminista ou de la Radio Liberada [NDT : nous n’avons pas réussi à remettre la main sur cette radio, l’ancien serveur est fermé]. Les photos, les vidéos et les transmissions radiophoniques ne laissent pas de doutes. Nous sommes face à une bagarre populaire ayant une dimension gigantesque pour les proportions du pays.

La demande primordiale des organismes et les organisations qui composent le Front National de Résistance Contre le Coup est la nouvelle constitution et la pulvérisation du pouvoir. Celui-ci se concentre dasn les mains de l’oligarchie hondurienne et dans celles de ses associées majoritaires, multinationales de minerais ou de fruits comme l’étasunienne Chiquita , ex-United Fruit.

Chávez, Lula et même Obama savent que Manuel Zelaya sait qu’il est assis sur une bombe à retardement. Miraculausement par un "miracle de Don Oscar Romero" [NDT : archevêque du San Salvador, d’abord conservateur qui s’est ensuite dressé contre la dictature, il a été assassiné en 1980], cette fois le Brésil et sa diplomatie se sont comportés à la hauteur de celui qui veut être leader dans la région. Ce pays, qui s’enorgueillit d’être neutre dans les conflits, a été celui qui a aidé à exporter la doctrine des frontières idéologiques, en envoyant des tortionnaires aux quatre coins du Continent, en plus d’avoir activement participé à l’Opération Condor.
On attend que la manière de recevoir le président renversé dans son ambassade de Tegucigalpa commence à changer des pratiques d’Itamarati (Ministre des Affaires étrangères du Brésil).

[NDT : la doctrine des frontière idéologiques, inspirée par les États-Unis, reprise par le Gal Juan Carlos Ongania en Argentine. Elle justifiait l’intervention militaire dans n’importe quel pays d’Amérique Latine où un gouvernement basculait à gauche, et constituant par conséquent, un "ennemi intérieur". C’est en fait une extension au niveau d’un continent entier de la notion de "guerre subversive" développée par la France à partir de la Bataille d’Alger et qui fut exportée vers l’Amérique à travers l’École des Amérique par des personnages comme le Gal Aussaresses. Voir pour cela le très bon documentaire Escadrons de la mort, l’école française]

Pour conclure

Le Honduras est proche d’un conflit sur une grande échelle, qui peut se développer en une rébellion populaire sans précédents. On attend que le peuple hondurien en général, et le Front National de la Résistance en particulier, soient préparés à une lutte sur le long terme. A court terme, battre les putschistes a une signification stratégique pour toute Amérique Latine.

Primitivi - 07.10.09

Arrest Puts Focus on Protesters’ Texting

COLIN MOYNIHAN

As demonstrations have evolved with the help of text messages and online social networks, so too has the response of law enforcement.

On Thursday, F.B.I. agents descended on a house in Jackson Heights, Queens, and spent 16 hours searching it. The most likely reason for the raid: a man who lived there had helped coordinate communications among protesters at the Group of 20 summit in Pittsburgh.

The man, Elliot Madison, 41, a social worker who has described himself as an anarchist, had been arrested in Pittsburgh on Sept. 24 and charged with hindering apprehension or prosecution, criminal use of a communication facility and possession of instruments of crime. The Pennsylvania State Police said he was found in a hotel room with computers and police scanners while using the social-networking site Twitter to spread information about police movements. He has denied wrongdoing.

American protesters first made widespread use of mass text messages in New York, during the 2004 Republican National Convention, when hundreds of people used a system called TXTmob to share information. Messages, sent as events unfolded, allowed demonstrators and others to react quickly to word of arrests, police mobilizations and roving rallies. Mass texting has since become a valued tool among protesters, particularly at large-scale demonstrations.

And police and government officials appear to be increasingly aware of such methods of communication. In 2008, for instance, the New York City Law Department issued a subpoena seeking information from the graduate student who created the code for TXTmob. Still, Mr. Madison, who was released on bail shortly after his arrest, may be among the first to be charged criminally while sending information electronically to protesters about the police.

A criminal complaint in Pennsylvania accuses him of “directing others, specifically protesters of the G-20 summit, in order to avoid apprehension after a lawful order to disperse.”

“He and a friend were part of a communications network among people protesting the G-20,” Mr. Madison’s lawyer, Martin Stolar, said on Saturday. “There’s absolutely nothing that he’s done that should subject him to any criminal liability.”

A search warrant executed by the F.B.I. at Mr. Madison’s house authorized agents and officers looking for violations of federal rioting laws to seize computers and phones, black masks and clothes and financial records and address books. Among the items seized, according to a list prepared by the agents, were electronic equipment, newspapers, books and gas masks. The items also included what was described as a picture of Lenin.

Since the raid, no other charges have been filed against Mr. Madison. On Friday, Mr. Stolar argued in Federal District Court in Brooklyn that the warrant was vague and overly broad. Judge Dora L. Irizarry ordered the authorities to stop examining the seized materials until Oct. 16, pending further orders.

Mr. Stolar said that the reason for the Jackson Heights raid would not be clear until an affidavit used to secure the search warrant was unsealed. But he said that commentary among agents indicated that it was related to Mr. Madison’s arrest in Pittsburgh, where he participated in the Tin Can Comms Collective, a group of people who collected information and used Twitter to send mass text messages describing protest-related events that they observed on the streets.

There were many such events during the two days of the summit. Demonstrators marched through town on the opening day of the gathering, at times breaking windows and fleeing. And on both nights, police officers fired projectiles and hurled tear gas canisters at students milling near the University of Pittsburgh.

After Mr. Madison’s arrest, other Tin Can participants continued to send messages, now archived on Twitter’s Web site. Many of those messages tracked police movements. One read: “SWAT teams rolling down 5th Ave.” Another read: “Report received that police are ‘nabbing’ anyone that looks like a protester / Black Bloc. Stay alert watch your friends!”

But even as protesters were watching the police, it appeared that the police were monitoring the protesters’ communications.

Just after 1 p.m. on Sept. 24, a text message stated: “A comms facility was raided, but we are still fully operational please continue to submit reports.” Nine hours later, a text read: “Scanner just said be advised we’re being monitored by anarchists through scanner.”

On Sunday night Mr. Madison said that the search of his home was an effort to “stifle dissent,” and added that several groups in Pittsburgh, including the summit organizers, had used Twitter accounts to describe events related to the meetings.

“They arrested me for doing the same thing everybody else was doing, which was perfectly legal,” he said. “It was crucial for people to have the information we were sending.”

The New York Times - 05.10.09

Ce n’est pas la démographie des pauvres mais la consommation des super-riches qui menace la planète

George Monbiot

Ce n’est pas un hasard si la plupart de ceux qui sont obsédés par la croissance de la population mondiale sont de riches hommes blancs, trop âgés pour se reproduire : il s’agit de la seule question environnementale dont ils ne peuvent être tenus responsables. Le brillant scientifique spécialiste des systèmes de la Terre James Lovelock a ainsi affirmé le mois dernier que « ceux qui ne parviennent pas à comprendre que la croissance démographique et le changement climatique sont les deux faces de la même pièce de monnaie sont soit ignorants, soit refusent de voir la vérité. Ces deux énormes problèmes environnementaux sont inséparables et il est irrationnel de discuter de l’un tout en ignorant l’autre. » Mais en l’occurrence, c’est Lovelock qui se montre ignorant et irrationnel.

Une étude publiée hier dans le journal Environment and Urbanization montre que les régions où la population a augmenté le plus rapidement sont celles où les émissions de dioxyde de carbone se sont élevées le plus lentement, et inversement. De 1980 à 2005, l’Afrique sub-saharienne est à l’origine de 18,5 % de la croissance de la population mondiale et seulement de 2,4 % de l’augmentation des émissions de CO2. L’Amérique du Nord ne représente que 4 % des nouvelles naissances, mais 14 % des émissions supplémentaires. Soixante-trois pourcent de la croissance démographique mondiale a lieu dans des régions où les émissions de CO2 sont très basses.

Mais ces faits bruts ne décrivent pas entièrement la situation. Cette étude indique que le sixième de la population mondiale est si pauvre que ses émissions ne sont absolument pas significatives. Tout en étant le groupe dont la croissance est apparemment la plus élevée. Les ménages en Inde qui gagnent moins de 3000 roupies par mois (43 € - 66 CHF) consomment par tête un cinquième de l’électricité et un septième du carburant utilisés par un ménage ayant un revenu de 30 000 roupies ou plus. Ceux qui dorment dans la rue ne consomment presque rien. Ceux qui vivent en fouillant les ordures (une part importante des citadins déshérités) ont le plus souvent un solde négatif d’émission de gaz à effet de serre.

De plus, une bonne part des émissions pour lesquelles les pays pauvres sont tenus responsables devraient en toute justice être attribuée aux nations développées. Par exemple, les torchères des compagnies pétrolières exportatrices du Nigéria ont produit plus de gaz à effet de serre que toutes les autres sources de l’Afrique sub-saharienne réunies. La déforestation dans les pays pauvres est principalement causée par l’exploitation commerciale du bois, de la viande et des aliments pour animaux destinés aux consommateurs des pays riches. Les paysans pauvres font bien moins de dégâts.

David Satterthwaite, l’auteur de cette étude, souligne que la vieille formule enseignée aux étudiants en développement, selon laquelle l’impact total (sur l’environnement) est égal à la population multipliée par la richesse et la technologie (I=PRT) est fausse. L’impact total doit être mesuré ainsi : Consommateurs x Richesse x Technologie. La majorité de la population mondiale consomme si peu qu’elle ne figure même pas dans cette équation. Et c’est elle qui a le plus d’enfants.

Alors qu’il n’y a qu’une très faible corrélation entre réchauffement global et croissance démographique, il y a par contre une forte corrélation entre réchauffement global et richesse. J’ai récemment jeté un coup d’œil sur quelques super-yachts, du style de ceux auxquels sont habitués les ministres travaillistes. J’ai d’abord parcouru les spécifications du Royal Falcon Fleet’s RFF 135, mais lorsque j’ai découvert qu’il ne consommait que 750 l. de fioul par heure, j’ai réalisé que ça n’allait pas impressionner Lord Mandelson. L’Overmarine Mangusta 105, qui pompe ses 850 l. à l’heure ne surprendrait guère à Brighton. Mais le rafiot qui a vraiment retenu mon attention est construit par Wally Yachts à Monaco. Le WallyPower 118 (qui confère aux imbéciles finis un sentiment de puissance [ En argot anglais, wally signifie imbécile - ndt ] ) consomme 3 400 l. à l’heure lorsqu’il file à 60 nœuds. Ce n’est pas loin d’un litre par seconde. Ou mesuré autrement, 31 litres au kilomètre.

Bien sûr, pour faire un vrai tabac, je devrais m’offrir du tek et des accessoires en acajou de mahogany, y ajouter quelques jet skis, ainsi qu’un mini sous-marin, transporter mes invités au port en jet privé et en hélicoptère, leur offrir des sushis de thon rouge et du caviar beluga, et pousser le monstre si rapidement que je hacherais menu au moins la moitié des espèces méditerranéennes. En tant que propriétaire d’un de ces yachts, je provoquerais plus de dégât à la biosphère en 10 minutes que la plupart des Africains ne peuvent le faire au long de toute une vie. Là ça chauffe vraiment, bébé...

L’une de mes relations qui fréquente les gens très riches me dit que dans la banlieue des banquiers, la lower Thames valley, certaines piscines extérieures sont chauffées à une température suffisante pour s’y baigner toute l’année. Les propriétaires adorent plonger dans leur piscine durant les nuits d’hiver et regarder les étoiles. Le chauffage leur coûte 3200 € (4 900 CHF) par mois. Cent mille personnes vivant comme ces banquiers épuiseraient les écosystèmes indispensables à la vie plus rapidement que 10 milliards de personnes vivant comme les paysans africains. Mais au moins, les hyper-nantis ont l’exquise attitude de ne pas se reproduire beaucoup, ainsi les vieux riches qui dénoncent la croissance démographique les laissent tranquilles.

En mai, le Sunday Times publiait un article titré : « Un club de milliardaires annonce qu’il veut réduire la surpopulation. » Il révélait que « plusieurs éminents milliardaires américains se sont rencontrés secrètement » afin de décider quelle bonne cause ils devraient défendre. « Un consensus a émergé, consistant à soutenir une stratégie s’attaquant à la croissance démographique, dénoncée en tant que menace environnementale, sociale et industrielle potentiellement désastreuse. » En d’autres termes, les ultra-riches ont décidé que ce sont les très pauvres qui polluent la planète. On peine à trouver une métaphore. C’est au-delà de la caricature.

James Lovelock, comme Sir David Attenborough et Jonathan Porritt, est l’un des soutiens du Optimum Population Trust. Ce n’est qu’une des campagnes et des organisations caritatives parmi des douzaines dont le seul but est de décourager les gens d’avoir des enfants au nom du sauvetage de la biosphère. Mais je n’ai pas réussi à trouver une seule fondation dont le seul objectif soit de s’occuper des impacts sur l’environnement des très riches.

Les tatillons pourraient argumenter que ceux qui procréent rapidement aujourd’hui pourraient s’enrichir dans le futur. Mais, alors que les hyper-nantis s’approprient une part toujours croissante et que les ressources commencent à se tarir, cette perspective, pour la plupart des très pauvres, est de plus en plus illusoire. Il y a de fortes raisons sociales pour aider les peuples à maîtriser leur démographie, mais pas du point de vue environnemental - sauf pour les populations plus aisées.

L’Optimum Population Trust ignore le fait que le monde se dirige vers une transition démographique : le taux de croissance ralentit presque partout, et selon un article publié par Nature, la population va vraisemblablement atteindre un pic au cours de ce siècle, probablement à 10 milliards. La majeure partie de cette croissance aura lieu dans des populations qui ne consomment presque rien.

Mais personne ne prévoit une évolution de la consommation. Les gens ont moins d’enfants à mesure qu’ils s’enrichissent, mais ils ne consomment pas moins - ils consomment plus. Comme le montre le mode de vie des super-riches, il n’y a pas de limite à la recherche du luxe chez l’homme. On peut s’attendre à ce que la consommation se développe parallèlement à la croissance économique jusqu’à ce que les compteurs de la biosphère atteignent la butée. Quiconque comprend cela et considère néanmoins que la population, et non pas la consommation, pose le principal problème « ne veut pas », selon les mots de Lovelock, « voir la vérité ». C’est la pire forme de paternalisme, qui accuse les pauvres des dégâts occasionnés par les riches.

Où sont donc les mouvements manifestant contre ceux qui sont pourris de fric et détruisent nos écosystèmes ? Où sont les actions menées contre les super-yachts et les jets privés ? Où donc est la Lutte de Classes quand on en a besoin ?

C’est le moment d’avoir les tripes d’appeler un chat un chat. Ce n’est pas le sexe le problème, c’est l’argent. Ce ne sont pas les pauvres le problème, ce sont les riches.

ContreInfo - 07.10.09

PIB recua mais do que o previsto na Zona Euro

A economia na Zona Euro contraiu-se mais do que o previsto no segundo trimestre do ano. O PIB recuou 0,2 por cento quando comparado com os três primeiros meses do ano, segundo o Eurostat.

O gabinete de estatísticas da União Europeia tinha previsto em Setembro um recuou do PIB de 0,1 por cento.

Apesar de se registar um abrandamento na queda este é o quinto trimestre seguido em que se verifica um recuo do PIB entre as 16 economias europeias da Zona Euro.

Também entre os 27 o Eurostat se mostra mais pessimista. O PIB baixou 0,3 por cento no segundo trimestre quando as previsões antecipavam apenas uma queda de 0,2 por cento.
TSF - 07.10.09

Les Guerilleros

Jean Ferrat

Honduras, les putschistes sont à la peine

Christophe Ventura

Le 28 juin dernier, le gouvernement élu du Honduras a été renversé par un coup d'état militaire peu relayé par les médias. Christophe Ventura nous explique les dessous de la stratégie du gouvernement putschiste pour empêcher le retour de l'ancien gouvernement.

Au Honduras, la résistance populaire au gouvernement putschiste de Monsieur Roberto Micheletti vient de fêter son 100ème jour dans l’indifférence médiatique générale.
Pendant ces trois derniers mois, ce sont plusieurs morts, des dizaines de blessés et des centaines – certainement plus – de personnes arrêtées - et au-delà tout un peuple - qui, se battant quotidiennement pour le respect de la constitutionnalité et le retour du président démocratiquement élu Manuel Zelaya, n’auront pas eu le droit aux faveurs de nos journaux et télévisions (1) .

Pour autant, leur combat n’aura pas été vain. Aujourd’hui, le gouvernement « de fait », affaibli dans le pays et isolé en Amérique latine, semble montrer des premiers signes de recul.

Il convient de le rappeler. Le coup d’Etat du 28 juin au Honduras concerne l’ensemble de la région. Ce pays est le poste avancé de la tentative de reprise en main du sous-continent par les forces de droite et les oligarchies locales, avec le soutien direct de certains éléments du Pentagone et de l’administration des Etats-Unis.
Il s’agit de fragiliser l’ensemble des processus démocratiques et sociaux qui ont porté ces dernières années au pouvoir des gouvernements de rupture avec le modèle néolibéral et avec la traditionnelle domination des Etats-Unis et de leurs relais réactionnaires en Amérique latine.

Ces gouvernements (Bolivie, Equateur, Nicaragua, Venezuela) se retrouvent au sein de l’Alba (ALternative Bolivarienne pour les Amériques) et développent aujourd’hui les instruments de leur indépendance politique vis-à-vis des Etats-Unis. Ils promeuvent également de nouveaux espaces de coopération internationale entre pays du « Sud », comme viennent de le confirmer les conclusions du deuxième Sommet Afrique/Amérique du Sud qui s’est tenu, en présence de 27 Chefs d’Etat et de gouvernement, au Venezuela les 28 et 29 septembre (2).

Ce sont ces dynamiques politiques que tentent de stopper les oligarchies. Roberto Micheletti ne dit pas autre chose – dans la langue traditionnelle des secteurs politiques, économiques et intellectuels les plus à droite en Amérique latine et aux Etats-Unis - lorsqu’il affirme, dans un entretien accordé le 3 octobre à la revue brésilienne Veja (3) , que la motivation réelle qui l’a conduit, avec le soutien actif de l’armée hondurienne, à fomenter le coup d’Etat, était de « défendre (le) pays d’un communisme version 21ème siècle inventé par un fou d’Amérique du Sud »…

Considérant le président élu Manuel Zelaya comme une « marionnette de Chavez », Roberto Micheletti concède néanmoins, pour la première fois, que son expulsion « fut une erreur ». Ceci est un élément nouveau. Il promet même, dans une attitude de pur cynisme, que les individus responsables de cet acte de violation de la Constitution seront « punis conformément à la loi ».

Un choc frontal entre Etats-Unis et Amérique Latine

Ce changement de ton et de positionnement intervient alors que le gouvernement « de fait » est sous la pression constante des mobilisations populaires qui se multiplient dans le pays et des gouvernements latino-américains.
Le Brésil, en accueillant Manuel Zelaya dans son ambassade à Tegucigalpa depuis son retour au pays le 21 septembre, a désormais décidé de s’engager directement dans le rapport de forces avec Roberto Micheletti.
Le président Lula a même obtenu, en marge du troisième sommet Union européenne/Brésil qui se déroule actuellement, la signature d’une déclaration commune des deux acteurs (mardi 6 octobre) dénonçant la violation de l’ordre constitutionnel au Honduras.

Le gouvernement « de fait » sait qu’il est incapable d’obtenir une légitimité politique dans le pays à quelques semaines des prochaines élections nationales du 29 novembre.
Mais, ayant tenu jusqu’à quelques semaines de ce cette échéance (à laquelle, malgré ce qu’a voulu faire croire la propagande officielle initiale, Manuel Zelaya ne pourra se présenter), ce dernier va tenter de poursuivre son objectif : empêcher, coûte que coûte, Manuel Zelaya de jouer un rôle politique concret au Honduras avant ces élections.

En ayant annoncé lundi 5 octobre l’annulation du décret du 27 septembre qui organisait la suspension des libertés publiques, de réunion, d’association, de circulation et d’expression et permettait d’élargir les pouvoirs répressifs de la police et de l’armée, Roberto Micheletti semble vouloir montrer les nouvelles dispositions de son gouvernement avant l’arrivée, mercredi 7 octobre, d’une nouvelle mission de l’Organisation des Etats Américains (OEA) à Tegucigalpa (acceptée par le gouvernement « de fait » vendredi 2 octobre après qu’il ait refusé son entrée dans le pays 10 jours auparavant).

Pour Manuel Zelaya, ce mouvement du gouvernement de « fait » pourrait être un « piège » dans lequel il demande à l’OEA de ne pas tomber.

Constatant que malgré l’annulation du décret du 27 septembre, les deux principaux médias d’opposition au gouvernement Micheletti - Radio Globo et Canal 36 - sont toujours interdits et que l’ambassade du Brésil dans laquelle il réside reste encerclée par les forces armées, le président légitime du Honduras voit dans la nouvelle attitude du gouvernement « de fait » une manœuvre tactique visant à redorer quelque peu son image au niveau international.

Quant à lui, Roberto Micheletti veut gagner du temps à travers le lancement de nouvelles négociations sans fin et organiser un « piège de plus pour prolonger l’agonie du peuple hondurien » (4).

Pour de réelles négociations, Manuel Zelaya a donc fixé ses conditions. Il faudra repartir des propositions contenues dans l’Accord de San José, élaboré en juillet dans le cadre d’une première médiation de l’OEA, qui avait avorté du fait de l’intransigeance du gouvernement putschiste.

Cet accord, que Manuel Zelaya considère par ailleurs largement dépassé par le contexte actuel, prévoyait néanmoins l’essentiel : son retour effectif et «immédiat» à la présidence.

On comprend l’importance de ce point dans les conditions actuelles où le gouvernement « de fait » souhaite gagner du temps. Face à la presse internationale, Roberto Micheletti se dit prêt « à prendre cette décision (le retour de Zelaya à la présidence), si cela peut alléger le problème que nous vivons » (5).

Une sortie de crise est-elle aujourd’hui plus envisageable ?
Les putschistes n’ont pas encore désarmé. Ils tenteront de jouer la montre contre Manuel Zelaya et, dans le même temps, s’attèleront, dans la perspective des prochaines élections, à préparer la candidature, avec d’énormes moyens institutionnels, financiers et médiatiques, d’un homme ou d’une femme fidèle à la défense de leurs intérêts et à ceux des secteurs économiques, politiques, médiatiques qui les soutiennent.

Une nouvelle fois, seules l’intensité des mobilisations populaires et la solidarité politique des gouvernements latino-américains en faveur du président Zelaya pèseront sur la séquence politique qui s’ouvre.

Gageons que les Honduriens devront, une nouvelle fois, continuer leur combat dans le silence médiatique.

(1)
Sur la question du traitement médiatique des processus de transformation sociale et politique d’Amérique latine, lire l’article d’Eric Toussaint « Venezuela, Honduras, Pérou, Equateur : « petits » oublis et « grands » mensonges des médias » (http://www.cadtm.org/Venezuela-Honduras-Perou-Equateur).

(2) Lire « Le deuxième Sommet Afrique-Amérique du Sud débouche sur des propositions historiques » sur le site de Mémoire des luttes (http://www.medelu.org/spip.php?article275) et de Larevolucionvive.org (http://www.larevolucionvive.org.ve/spip.php?article302&lang=fr)

(3) http://veja.abril.com.br/blog/reinaldo/geral/veja-3-exclusivo-micheletti-aponta-os-vinculos-entre-o-governo-zelaya-e-o-trafico-de-drogas/

(4) Conférence de presse du 6 octobre (http://www.telesurtv.net/noticias/secciones/nota/59059-NN/zelaya-denuncio-actitud-complaciente-de-la-oea-con-el-regimen-de-facto/)

(5) http://www.elpais.com/articulo/internacional/Micheletti/deroga/estado/sitio/Honduras/elpepiint/20091006elpepiint_9/Tes
Marianne2 - 07.10.09

India: Too Many Women Dying in Childbirth

Tens of thousands of Indian women and girls are dying during pregnancy, in childbirth, and in the weeks after giving birth, despite government programs guaranteeing free obstetric health care, Human Rights Watch said in a report released today.

The 150-page report "No Tally of the Anguish: Accountability in Maternal Health Care in India" documents repeated failures both in providing health care to pregnant women in Uttar Pradesh state in northern India and in taking steps to identify and address gaps in care. Uttar Pradesh has one of the highest maternal mortality ratios in India, but government surveys show it is not alone in struggling with these problems, including a failure even to record how many women are dying.

"Unless India actually counts all the women who die because of childbirth, it won't be able to prevent those thousands of unnecessary deaths," said Aruna Kashyap. "Accountability might seem like an abstract concept, but for Indian women it's a matter of life and death."

The report cites numerous examples of cases in which breakdowns in the system ended tragically. Kavita K., for example, developed post-partum complications, but the local community health center was unable to treat her, according to her father, Suraj S., who said the family then tried to take her to government hospitals in three different towns.

"From Wednesday to Sunday - for five days - we took her from one hospital to another," he told Human Rights Watch. "No one wanted to admit her. In Lucknow, they admitted her and started treatment. They treated her for about an hour, and then she died."

India created a flagship program, the National Rural Health Mission, in 2005 to improve rural health, with a specific focus on maternal health. The program promises "concrete service guarantees," including free care before and during childbirth, in-patient hospital services, comprehensive emergency obstetric care, referral in case of complications, and postnatal care. But the system is not working as it should in many cases, Human Rights Watch research showed.

The report identified critical shortcomings in the tools used to monitor the health care system and identify recurring flaws in programs and practice. While accountability measures, such as monitoring how and why women die or are injured, or how many pregnant women with complications can use the government's emergency obstetric facilities, may seem dry or abstract, they are critical to intervening in time to make a difference and to saving the lives of women.

The major gaps in the system identified by Human Rights Watch are:

  • The failure to gather the necessary information at the district level about where, when, and why deaths and injuries are occurring and whether women with pregnancy complications in practice get access to emergency obstetric care; and
  • The absence of accessible grievance and redress mechanisms, including emergency response systems.

"India has recognized that thousands and thousands of its women are dying unnecessarily, and it could be leading the world in reversing that deadly pattern," said Kashyap. "But for all India's good intentions, the system still leaves many women at risk of death or injury."

The research for the report was conducted between November 2008 and August 2009, and included field research and interviews with victims, families, medical experts, officials and human rights activists in Uttar Pradesh and elsewhere in India. Researchers reviewed government surveys and reports by local and international nongovernmental organizations.

The investigations in Uttar Pradesh also show that while health authorities are upgrading public health facilities, they still have a long way to go. The majority of public health facilities have yet to provide basic and comprehensive emergency obstetric care. Many have a health worker trained in midwifery but who can do little to save the life of a pregnant woman unless supported by a functioning health system, including an adequate supply of drugs, emergency care, and referral systems for complications.

The reality is far different from what is guaranteed to women on paper. Niraja N., a health worker who routinely accompanies pregnant women to health facilities so they can give birth told Human Rights Watch:

"Nothing is free for anyone. What happens when we take a woman for delivery to the hospital is that she will have to pay for her cord to be cut ... for medicines, some more money for the cleaning. The staff nurse will also ask for money. They do not ask the family directly ... We have to take it from the family and give it to them [staff nurses] ... And those of us [ASHAs] who don't listen to the staff nurse or if we threaten to complain, they make a note of us. They remember our faces and then the next time we go they don't treat our [delivery] cases well. They will look at us and say ‘referral' even if it is a normal case."

In part, this happens because many women are unaware of their entitlements under health care programs and have no way to make sure that their complaints and concerns about the treatment meted out to them at health facilities or by health workers are heard and addressed.

Human Rights Watch - 07.10.09

Questioning the Role of the Indian Administrative Service in National Integration

Dalal Benbabaali

After Independence, the Indian Administrative Service was expected to promote national integration, from a social as well as a spatial point of view. Yet, despite the reservation policy, this elite body lacks representativeness. The partisanship of IAS officers along caste, religious and ethnic lines has further reduced their efficiency as a binding force of the nation. Being an All-India Service, the IAS encourages the spatial mobility of its members, which is not always welcome by officers posted in far-off states or in disturbed areas. In these places, the vacancy of postings in the higher administration is a sign of desertion that is contrary to the IAS mission of territorial integration.- Text

Dalal Benbabaali, « Questioning the Role of the Indian Administrative Service in National Integration », South Asia Multidisciplinary Academic Journal [Online], Articles, Online since 05 septembre 2008, Connection on 07 octobre 2009. URL : http://samaj.revues.org/index633.html

Portugal cai um lugar no ranking do desenvolvimento humano

Com um IDH de 0,909, Portugal é o 34º país do mundo que apresenta para este indicador um valor mais elevado. De acordo com o “Human Development Report 2009”, cujos dados se referem a 2007, a posição relativa do país piora se se atentar apenas, quer nos níveis educativos da população portuguesa, quer no valor do Produto Interno Bruto per capita. Todavia, no que toca à saúde e à longevidade da população – terceira dimensão a partir da qual é construído o índice em causa –, Portugal ocupa a 29ª posição.
Esta lista é encabeçada pela Noruega, Austrália e Islândia. Entre os 38 países do mundo que têm um IDH “Muito Elevado”, 28 pertencem à UE-27 e/ou à OCDE. A Bulgária é o país da UE-27 com o ranking mais baixo (61ª posição), estatuto assumido pela Turquia no quadro dos países da OCDE (79ª posição).
O Brasil, por seu lado, ocupa a 75ª posição, com um IDH de 0,813 (“Elevado”), acima da pontuação de Cabo Verde, São Tomé e Príncipe e Angola, que têm um IDH “Médio”. Timor-Leste, Guiné-Bissau e Moçambique integram a categoria dos países que têm um IDH “Baixo”.

Observatório das Desigualdades - 06.10.09

DEZENAS DE MILHARES DE BENEFICIÁRIOS RENDIMENTO SOCIAL DE INSERÇÃO

O relatório de execução do 1º semestre de 2009 do Rendimento Social de Inserção (RSI) dá nota que a maioria dos beneficiários do RSI tem menos de 18 anos.

Como é sabido, as crianças constituem no nosso país um dos grupos mais vulneráveis à situação de pobreza, razão pela qual foram consideradas como uma das prioridades do Plano Nacional de Acção para a Inclusão.

Por outro lado, refere que os beneficiários dos 6 aos 18 anos representam 26% dos que estão a frequentar acções de inserção, ou seja, estas crianças e jovens estão a ser inseridas através desta prestação social no sistema de ensino que antes não frequentavam ou tinham abandonado, o que é muito importante, contribuindo para quebrar ciclos de pobreza.

Muito se tem dito sobre o RSI, e na campanha eleitoral para as legislaturas o CDS/PP desencadeou uma campanha contra esta prestação social pela qual a CGTP-IN lutou e que tem como objectivo combater a pobreza e promover a inclusão social.

Importa referir que 121.378 beneficiários têm rendimentos, mas que não são suficientes para sobreviverem, assim como as suas famílias, à luz dos objectivos desta prestação.

Assim, 38.116 beneficiários têm rendimentos do trabalho; 41.234 outros rendimentos; 25.239 têm pensões; 5.280 subsídio de desemprego; 4.000 têm bens imobiliários e mobiliários e 3.209 bolsas de formação, etc.

Presentemente há milhares de famílias que embora com rendimentos estão privadas de aceder a um nível mínimo de bem-estar, face aos baixos rendimentos que auferem.

A pobreza tem uma natureza multidimensional e que requer uma observação, para além da escassez de recursos monetários, a privação das necessidades básicas e a de aceder a um nível mínimo de bem-estar, face ao padrão de vida da sociedade actual.

E perante a situação social e laboral actual, pode vir aumentar o número de beneficiários do RSI, dado que há dezenas de milhares de desempregados, ou que não reúnem as condições de acesso ou esgotaram as prestações de desemprego.

Há muitas famílias trabalhadoras sem rendimentos monetários. Há regiões do país, sobretudo no Norte em que o parque industrial quase desapareceu. Não é por acaso que 33,1% dos beneficiários são do distrito do Porto representando 7,1% da população residente.

Por outro lado, influiu necessariamente neste quadro a precariedade a nível do emprego, que atinge nomeadamente as famílias jovens, onde os salários auferidos ou são o Salário Mínimo Nacional ou pouco mais.

Há ainda que ter presente as famílias numerosas, as desestruturadas e pessoas com dependências diversas e que estão em situação de pobreza persistente e de exclusão social e que a sociedade tem que se esforçar para a sua integração através de inclusão social cuidados de saúde e cuidados de longa duração.

Deste relatório, há ainda a assinalar que a maioria dos agregados familiares correspondem a famílias nucleares com filhos, só depois vem os isolados e monoparentais. Assim como a maioria dos titulares continuam maioritariamente a ser mulheres 69%.

Há que ter presente que para ter acesso a esta prestação social é necessário aceitar um programa de inserção. A CGTP-IN sempre defendeu a existência de acções estabelecidas por acordo entre os núcleos locais de inserção e os titulares do direito, no sentido de criar, conforme a situação das pessoas, as condições que permitam o acesso à sua autonomia social e económica.

Este relatório sobre os programas de inserção refere, ainda, que 7% dos requerimentos cessados por motivo de cessação foi por falta de celebração do programa de inserção e 5% por incumprimento do programa após admoestação, e outros cessaram por falsas declarações e outros mais motivos. Mas, a maioria esmagadora 57%, devem-se ao facto de terem alterado os seus rendimentos.

Do total de processos deferidos não cessados 78% tinham acordo de inserção assinado.

A CGTP-IN não pode deixar de chamar atenção que dos beneficiários que saíram do RSI (68.409, ou seja 20%) regressaram à prestação. De registar algumas regiões de onde estes beneficiários pertencem: Portalegre, Beja, Aveiro e Setúbal.

Que não surpreende, dado a situação social existente desde há muito destas regiões e da falta de criação de postos de trabalho e onde têm sido destruídos milhares de postos de trabalho e no Alentejo em particular a assinalar o envelhecimento na região.

O carácter persistente da situação de pobreza não resulta de aspectos conjunturais, mas de correlação entre o processo de desenvolvimento e a desigualdade na distribuição dos rendimentos, em que Portugal se situa num dos mais elevados da U.E.

Para a CGTP-IN são imperiosas novas políticas que respondam ao enfraquecimento do tecido produtivo e que combatam a precariedade e aos baixos salários e melhoria da protecção social, nomeadamente dos desempregados, para que se diminuam as desigualdades.

E ainda que se cumpram todos os objectivos previstos no Plano Nacional de Inclusão e que todos os beneficiários do RSI tenham um plano de inserção devidamente acompanhado, para que possa haver uma inclusão plena destes beneficiários.

CGTP-IN- 06.10.2009

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