Sociologias

À procura de textos e pretextos, e dos seus contextos.

16 Julho 2009

Comment s’articulent la vie familiale et la vie professionnelle ?

Les dernières décennies ont vu s’accomplir de nombreuses mutations de la société : augmentation du nombre de femmes sur le marché du travail (elles représentent désormais 46,9 % des actifs), développement de la précarité de l’emploi, des temps partiels (un tiers des femmes sont à temps partiel) et des horaires atypiques (63 % des salariés sont dans ce cas). La famille a elle aussi évolué à travers de nouvelles formes d’union, l’instabilité plus grande des couples et l’augmentation des familles monoparentales.

L’Institut national démographique (Ined) a mené une vaste enquête (10 000 personnes ont été interrogées, et 2 700 entreprises ont été consultées par questionnaire) sur l’articulation vie familiale-vie professionnelle dont les conclusions figurent dans l’ouvrage "Entre famille et travail. Des arrangements de couples aux pratiques des employeurs". A travers de nombreuses contributions analysant en profondeur tant les organisations des familles, que les mesures prises par les employeurs et les effets des politiques publiques, l’ouvrage montre que l’équilibre entre la vie familiale et professionnelle n’est pas encore réalisé et que de fortes inégalités de genre demeurent.

Chaque année, notent les auteures de l’étude, 380 000 personnes - presque toujours des femmes - cessent leur activité pour prendre en charge leur enfant de moins de 3 ans. Or la moitié d’entre elles aurait souhaité continuer à travailler. Le système de garde actuel (crèches, assistantes maternelles et gardes à domicile) n’accueille que 38 % des enfants. Les autres sont gardés par leur mère dans 36 % des cas ou par une autre personne de la famille.

Du côté des entreprises, les auteures soulignent le poids de l’organisation du travail. Un tiers des salariés ont des horaires longs ou atypiques et 14 % des horaires variables, qui rendent l’organisation familiale très complexe. Et les choses ne s’améliorent guère. Les entreprises affichent leur bonne volonté (avec notamment un nouvel Observatoire de la parentalité), mais, en pratique, elles réclament surtout plus de flexibilité. Depuis des années, les pouvoirs publics indiquent financer des places de crèches introuvables, et le développement envisagé du travail le dimanche n’ira pas dans le bon sens.

Observatoire des Inégalités

La pauvreté expliquée par le Réseau Européen Anti-Pauvreté

Le réseau européen pour la pauvreté (EAPN, European Anti-Poverty Network) propose aux internautes sa première brochure explicative sur la pauvreté et les inégalités sociales en Europe.

Destinée à un public le plus large possible, ce document a le grand mérite de faire le point de façon très pédagogique sur des questions souvent oubliées, à savoir la pauvreté et l’exclusion sociale ainsi que les inégalités au sein de l’Union Européenne. S’il propose des données descriptives (16 % de la population de l’Union serait ainsi menacée par la pauvreté, soit 79 millions de personnes), il rappelle également comment le niveau de pauvreté y est déterminé (utilisation d’un seuil relatif de pauvreté, c’est-à-dire un pourcentage du revenu moyen), les modes de calcul des inégalités sociales, les facteurs de cette pauvreté ainsi que les différents moyens de la contenir, voire de la réduire.

Entre autres éléments explicatifs, ce réseau d’associations pointe l’absence d’emploi, ou encore le manque d’éducation. L’appartenance à une minorité ethnique, le fait d’être une femme ou de subir un handicap sont également des facteurs à l’origine des inégalités sociales et de la pauvreté au sein de l’Union Européenne. L’EAPN rappelle par ailleurs que les 27 membres ont décrété que l’année 2010 serait celle de la lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale...

Observatoire des Inégalités - 16.07.09

Nutrition et inégalités de santé : illustrations québécoises

Des actions de politique nutritionnelle en direction des populations les plus pauvres sont menées dans différentes régions du Québec. Mais seule une politique sociale plus large peut s’attaquer aux racines des inégalités sociales dans l’alimentation, souligne Martine Pageau du Ministère de la santé et des services sociaux du Québec. Extrait de la revue de l’Inpes La santé de l’homme.

Dans notre société d’abondance, la surconsommation côtoie, paradoxalement, la pauvreté et l’insécurité alimentaire. Au Québec, en 2004, l’insécurité alimentaire [1] touchait 19 % des ménages monoparentaux ayant une femme à leur tête et 48 % des ménages prestataires de la Sécurité du revenu [2]. La crise économique mondiale a des répercussions sur le coût des aliments et les personnes disposant d’un faible revenu sont davantage affectées. Elles ont à jongler avec l’inquiétude de ne pas avoir assez d’argent pour se nourrir, tandis que certaines doivent avoir recours sur une base régulière à de l’aide alimentaire d’urgence. De plus, les enjeux de société que soulève l’augmentation des problèmes de poids nécessitent une action collective, ciblant à la fois les individus et les environnements. Les causes sous-jacentes aux inégalités sociales relatives à l’alimentation étant multiples, il importe d’agir sur plusieurs fronts, de diverses façons et avec plusieurs partenaires. Les décideurs sont confrontés au défi de susciter des actions qui permettront aux populations plus vulnérables d’avoir accès aux aliments nutritifs en toute dignité, sans instaurer une dépendance à l’aide alimentaire. Dans un contexte économique difficile, combler les besoins urgents prime souvent sur les solutions structurantes et durables.

L’efficacité des interventions en promotion des saines habitudes de vie et plus précisément en alimentation nécessite la combinaison d’actions individuelles (connaissances, attitudes et comportements), dont la communication, et d’actions environnementales plus structurantes. Celles-ci visent notamment à influencer la disponibilité et l’accessibilité des aliments. En complémentarité à l’éducation et à la sensibilisation en matière de saine alimentation, on agit pour faciliter l’accès à des aliments nutritifs au quotidien. L’ensemble des acteurs impliqués dans le développement de politiques nutritionnelles doit faire en sorte que des aliments nutritifs soient accessibles pour l’ensemble de la population, incluant les personnes en situation de pauvreté.

Soutenir la sécurité alimentaire des communautés et des individus

Pour soutenir les individus et les familles vulnérables, les directions de santé publique des différentes régions du Québec disposent d’un budget global de 3,2 M $. Elles subventionnent différentes initiatives concertées en matière de sécurité alimentaire : le partage de connaissances et d’habiletés culinaires par des cuisines collectives et éducatives ; des regroupements d’achats permettant de bénéficier de rabais sur plusieurs denrées ; une amélioration de l’accès aux fruits et légumes frais par du jardinage collectif, le démarrage de marchés publics dans des quartiers défavorisés, une plus grande accessibilité à des aliments traditionnels dans les communautés autochtones. Le soutien à de l’aide alimentaire d’urgence est également disponible.

De nombreux partenaires prennent part aux efforts de concertation en sécurité alimentaire pour identifier des solutions adaptées aux besoins des communautés : les organismes communautaires, les municipalités, les conférences régionales des élus, les commissions scolaires, etc. De plus, depuis plusieurs années, la commission scolaire de l’Île-de-Montréal subventionne des repas et des collations pour les élèves fréquentant des écoles situées dans des secteurs défavorisés.

Des politiques nutritionnelles visant la création d’environnements favorables

En 2006, le Québec s’est doté d’un Plan d’action gouvernemental en promotion de saines habitudes de vie et en prévention des problèmes reliés au poids 2006-2012 [3], qui vise à améliorer la qualité de vie de la population québécoise en lui permettant de vivre dans des environnements favorisant l’adoption de saines habitudes de vie, soit un mode de vie physiquement actif et la saine alimentation. Le ministère de la Santé et des Services sociaux est responsable de la coordination et de la mise en œuvre de l’ensemble du plan d’actions en collaboration avec sept ministères et trois organismes gouvernementaux. Depuis deux ans, le développement de politiques nutritionnelles visant différents milieux de vie a été le moteur des actions en matière de saine alimentation.

Les écoles primaires et secondaires du Québec ont pris, au cours de la dernière année, un virage santé. La Politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif, Pour un virage santé à l’école, élaborée par le ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport (MELS) en collaboration avec le ministère de la Santé et des Services sociaux, a été lancée en septembre 2007. On y présente des orientations pour améliorer la qualité de l’offre alimentaire dans les écoles primaires, secondaires et les centres de formation professionnelle et technique. Des adaptations ou des mesures spécifiques pour les personnes à faibles revenus doivent s’intégrer ou compléter les politiques visant à améliorer l’environnement alimentaire dans différents milieux.

Les politiques nutritionnelles jumelées à des politiques sociales : un défi

Les politiques nutritionnelles ont toutefois leurs limites pour réduire les inégalités sociales de l’alimentation. Les solutions à long terme reposent aussi sur des mesures structurantes complémentaires, comme les politiques liées au revenu, au transport, au coût de l’énergie et du logement. Celles-ci ont des effets directs sur le pouvoir d’achat des individus et ont donc le potentiel de réduire les inégalités sociales de l’alimentation. Un grand défi auquel les décideurs sont confrontés est de planifier des politiques nutritionnelles tout en influençant les politiques sociales de façon à ce que le pouvoir d’achats alimentaires puisse s’améliorer au sein des groupes vulnérables.

Martine Pageau, responsable des politiques de nutrition du Ministère de la santé et des services sociaux du Québec. Extrait de la revue de l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes) La santé de l’homme , n°399 - janvier/février 2009.



[1] L’insécurité alimentaire liée au revenu est définie dans le cadre de cette enquête par une expérience allant de la crainte de manquer de nourriture jusqu’au manque effectif de nourriture dû à un manque d’argent.

[2] Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes (ESCC), cycle 2.2, nutrition (2004). Sécurité alimentaire liée au revenu dans les ménages canadiens. Tableaux de données supplémentaires. Bureau de la politique et de la promotion de la nutrition, direction générale des produits de santé et des aliments, 2007 : p. 25. En ligne

[3] Lachance B., Pageau M., Roy S. Investir pour l’avenir, Plan d’action gouvernemental de promotion des saines habitudes de vie et de prévention des problèmes reliés au poids 2006-2012. Gouvernement du Québec, 2006 : 50 p

Observatoire des Inégalités - 16.07.09

Europe : la Vierge et la bannière.

Chacun oubliera que les élections de juin 2009 au parlement européen se seront déroulées au moment où l'Union est présidée par le très anti-européen Vaclav Klaus. Le président de la République tchèque s'est en effet illustré depuis 2004, date de l'entrée de la Tchéquie dans l'UE, par son refus, réitéré jusqu'à aujourd'hui, de hisser sur le château de Prague, siège du pouvoir,le drapeau bleu étoilé à côté de l’emblème national, comme le pratiquent tous les autres pays de l'Union. Depuis le début de son mandat à la tête de l'Europe, qui s'achèvera le 30 juin 2009, il a multiplié les provocations europhobes.

“On ne traite pas ainsi les symboles européens!”, s'est même insurgé Nicolas Sarkozy, en sa qualité de chef d’un Etat français précurseur de l’Union. Vaclav Klaus avait justifié ce rejet aussi brutal qu'insolite du drapeau européen en disant qu'il lui rappelait trop la tradition similaire d’une autre union, l’Union soviétique, dont le pouvoir imposa tôt de flanquer tout drapeau national des Etats du Pacte de Varsovie de la bannière rouge du Kremlin. Plan marshall
Mais si Vaclav Klaus avait connu l'histoire du drapeau européen, nul doute qu'il aurait dû trouver meilleur emblème pour exprimer son zèle nationaliste ! L'élaboration de cette bannière est un feuilleton aux enjeux hautement diplomatiques puisqu'il s'agissait, à la fois de lui donner une forte charge symbolique... mais la plus consensuelle possible.

L’idée en revient au Conseil de l’Europe, crée le 5 mai 1949 par douze Etats -dont la Turquie (!)- lequel rendit public dès le 23 mai de la même année un “Projet de drapeau européen”. Le texte préconise que l’emblème devra « être le miroir dans lequel se refléteront tous les anciens drapeaux des nations » du Vieux Continent, symboliser “la fin des luttes fratricides, qui n’ont cessé de dévaster l’Europe” et exprimer la “réconciliation des principaux protagonistes du XX° siècle, les anglo-français d’une part, les allemands d’autre part”. A cette fin, il faudra conserver les six couleurs en usage –rouge, blanc, bleu, jaune or, vert, noir- en favorisant cependant le rouge et le blanc, omniprésents de Londres à Ankara et de Vienne à Paris. Ces deux couleurs sont justement celles de Strasbourg, la ville qui changea de nationalité pas moins de cinq fois entre 1870 et 1945 et qui fut donc autant un “terrain de rencontre des cultures latines et germaniques” qu’”un objet séculaire de discorde entre les deux nations française et allemande ». C'est donc cette cité disputée qui sera « le symbole de la tardive réconciliation franco-allemande” qui devra abriter le siège du futur Parlement de l’Union en marche.

Le Conseil de l’Europe revint à la charge le 18 août 1950 avec une exigence supplémentaire : faire adopter au plus tôt un drapeau voué à incarner “les valeurs spirituelles et morales”, socle “du patrimoine commun des Etats membres”, Turquie incluse (celle-ci au demeurant pilier de l’Otan et sentinelle de l’Occident face au Bloc soviétique). Une façon d’appel d’offre fut aussitôt lancé. Et la sélection se révéla implacable. Fut écarté, d’emblée l’emblème du Mouvement européen -un “E” vert sur fond blanc-, pour défaut “esthétique”. Idem pour celui du courant Pan-Europe -disque d’or et croix rouge sur fond bleu- afin de ne pas indisposer la Turquie, Ankara s’y étant du reste opposé au nom de la laïcité.Flag rejet

En tout, il y aura, entre 1950 et 1955, pas moins de 101 esquisses de drapeaux. Soucieux d’aboutir,le Conseil de l’Europe en reprécisa les critères : la lisibilité, l’harmonie, l’esthétique, l’équilibre et, par-dessus tout, la valeur symbolique. Il confia le suivi du projet au directeur de son propre service de presse, Paul Lévy. Lequel ne trouva pas mieux indiqué pour réaliser la bannière tant recherchée qu'un simple employé au service du courrier, Arsène Heitz, un artiste peintre amateur. L’un et l’autre strasbourgeois, tous deux bons catholiques, s’entendirent pour inclure dans le nouvel oriflamme une image inspirée de l’Evangile : douze étoiles jaune or disposées en cercle sur un fond bleu uni.

Vierge drapeau Ils furent assez habiles pour ne pas éveiller le soupçon de l’administration très à cheval sur le caractère laïque du message symbolique du drapeau. Laïques, francs-maçons, socialistes ou agnostiques, tous virent dans les douze étoiles les heures du jour et de la nuit, les mois du calendrier solaire, les travaux d’Hercule, les signes du Zodiaque, les Douze Tables romaines…Quant au champ bleu, il évoquait le ciel d’Occident... à moins que ce ne fut, ainsi que le désirait en son for intérieur l'un des « pères » de l'Europe,Robert Schumann, la couleur de la Vierge Marie. Des catholiques crurent y déceler une allusion aux tribus d’Israël et aux apôtres, d’autres y virentTurquie cheval troie pour leur part un signe maçonnique !

Soumis à l’approbation du Conseil de l’Europe, le projet fut adopté à l’unanimité le 8 décembre 1955, jour de la fête de… l’Immaculée Conception, un “hasard” historique que nul, sur le moment, ne songea à commenter. Présenté au public une semaine plus tard,à Paris,l’ouvrage d’Arsène Heitz entra dans la l’histoire en marche. Et trouva sa consécration finale en 1986, l’an de grâce où l’Union atteignit les douze Etats-membres suite à l’intégration du Portugal et de l’Espagne.

L’opinion ne tarda pas à s’approprier le drapeau de l’Europe politique et chacun crut y trouver ce qu’il y cherchait. Le cercle exprimait la solidarité et l’harmonie; l’espace maintenu entre les étoiles signifiait l’ouverture du Vieux Continent vers le vaste univers. Le vexillologue Patrice de la Condamine décrivit, lui, le symbole “a-territorial” d’un “continent sans rivages précis”. Et en effet, rappelons, par ces temps de controverses sur l’intégration de la Turquie, que lors de sa création, le 25 mars 1957 à Rome,la Communauté européenne englobait l’Algérie, intégrée à la France depuis 1848, et par conséquent, avait alors plus de territoires en Afrique qu’en Europe même !

Europe_6_1957



Toutes ces interprétations, aussi fantaisistes les unes que les autres, firent enfin sortir de sa réserve le père de la bannière étoilée de l’UE. Interrogé en 1987, il a avoué avoir eu subitement l’idée des douze étoiles sur fond bleu, couleur de la Sainte Vierge, en pensant à la médaille miraculeuse de Notre Dame, dans la chapelle du Sacré Coeur de Jésus, édifiée en 1815, au 140 rue du Bac, à Paris. Cette médaille semble illustrer le verset 1 du chapitre 12 –un autre signe?-de l’Apocalypse, évoquant “un signe grandiose apparu dans le ciel, une femme habillée de soleil, la lune sous ses pieds, et sur sa tête une couronne de douze étoiles”.

Face à ce drapeau, l’architecte hollandais, Remm Koolhaas, proposa au tournant de l’an 2000 un emblème européen “alternatif” : imitant le graphisme du code barres, il consiste à aligner les couleurs nationales de chaque Etat-membre, de façon tout à fait lisible par chacun. Les dix nouveaux membres de l’Union, ceux de la “Jeune Europe”, l’ont adopté avec enthousiasme.L’Autriche en fit son logo officiel lors de sa présidence des Vingt Cinq, du 1 janvier au 30 juin 2006, non sans susciter une vive polémique. D’aucuns ont dénoncé dans ce logo « commercial » l'illustration d'une Union ravalée d’une communauté politique à un simple marché sans autre âme que la loi de l’offre et de la demande. Vienne répliqua en défendant un logo où s'exprimait au contraire “la diversité de l’Europe”.

Code-barre fag

L’actualité de la crise : La diplomatie des T-Bonds

François Leclerc

Le débat sur le chiffre optimal qui doit être accolé au fameux « G » (dont le sens s’est perdu dans la nuit des temps, à moins que ce ne soit « G » pour Grande puissance) n’a plus lieu de se poursuivre. Les Américains et les Chinois viennent en effet de le trancher en annonçant la tenue d’un « G 2», les 27 et 28 juillet prochain à Washington.

Selon la belle formule du communiqué du Trésor américain, « cette rencontre mettra l’accent sur les défis et les occasions qui se présentent aux deux pays en ce qui concerne un grand choix de questions d’intérêt économique et stratégique, immédiates ou à long terme, qu’elles soient bilatérales, régionales ou mondiales ». Bref, Hillary Clinton et Tim Geithner d’un côté, Wang Qishan, le vice-Premier ministre chinois, et Dai Bingguo, le conseiller d’Etat qui a représenté au pied levé le président Chinois lors du dernier G8 de l’Aquila de l’autre, sembleraient ne pas manquer de sujets de conversation à l’occasion de ce sommet. En réalité, plus qu’une simple suite au vaste « dialogue économique et stratégique » qui avait été engagé sous l’administration précédente, cette nouvelle session apparaît comme une tentative précipitée, dans l’urgence et sous la pression des problèmes rencontrés de part et d’autre, de résoudre les questions économiques et financières bilatérales les plus immédiates. Mais les limites de cette approche ont toutes les chances d’être rapidement rencontrées, car on pourrait décrire ce couple comme celui d’un aveugle soutenant un paralytique, si l’on considère la situation réelle des deux pays. Car si on parle moins de la Chine que des Etats-Unis, celle-ci n’est parvenu à compenser l’effondrement de son commerce extérieur qu’au prix d’une politique de crédit à tout va qui se révèle déjà fortement inflationniste, car les banques, contrairement à celles des pays occidentaux, ne gardent pas pour elles les fonds mis à leur disposition par la banque centrale Chinoise. Les déséquilibres sociaux que le développement économique Chinois n’a pas gommé, et qu’il a même accentué, ne sont plus masqués la croissance, et cela représente un grand danger pour le régime qui ne le sous-estime pas.

La tournée internationale qu’effectue en ce moment Timothy Geithner, secrétaire d’Etat au Trésor, n’est donc qu’un prélude à cette rencontre primordiale. Il lui faut s’assurer que les investisseurs saoudiens et des Emirats, d’excellents clients, vont bien continuer à acheter des T-bonds américains, en leur promettant en échange un retour rapide de la croissance et des affaires, afin qu’ils reprennent leurs investissements massifs dans l’économie américaine. Car le problème est toujours le même dans cette économie mondiale déséquilibrée, que faire des excédents, dans ce cas pétroliers ? Pour mettre toutes les chances de son côté, Tim Geithner a bien insisté, à propos de l’intervention de l’Etat dans l’économie, sur le fait que « les actions exceptionnelles que nous avons entrepris pour régler la crise sont temporaires et seront reconsidérées dès lors que la crise s’estompera définitivement ». Quelques apartés discrets sur le soutien sur le marché des futures (à terme) du cours du baril de brent n’ont certainement pas été non plus superflus.

Auparavant, il avait tenu un tout autre discours lors de son étape de Londres. « Il reste des défis et des risques importants à surmonter », avait-il déclaré après avoir rencontré Gordon Brown, le premier ministre. Avant de mettre au point entre « cousins » (comme on dit dans le renseignement) les préparatifs du prochain G20 des 24 et 25 septembre prochains, à Pittsburgh, qui sera donc précédé d’un G20 des ministres des finances et des banquiers centraux, les 4 et 5 septembre, à Londres. Les représentants des deux grandes places financières mondiales ont tant d’intérêts communs à défendre qu’il vaut mieux parler dans cette enceinte devenue capitale d’une seule voix, d’autant que les problèmes se bousculent. Il va falloir à la fois gérer une conjoncture toujours aussi détestable, si ce n’est plus, et des débats sur la future régulation économique partis dans tous le sens, qui donnent lieu à une forte contre-offensive de “l’industrie financière”. Tim Geithner a par ailleurs joué un numéro d’équilibriste, considérant toujours que les Européens ne participaient pas assez à la relance économique mondiale, mais estimant prématuré (sans en rejeter catégoriquement l’éventualité) un second plan de relance américain, alors que les effets du premier se font attendre et que les appels à la patience se multiplient aux Etats-Unis. Peut-être n’avait-il pas, à ce moment là, accaparé par le compte rendu des discussions que mènent son administration avec les dirigeants de CIT, en très fâcheuse posture, pris connaissance de l’analyse de Paul MacCulley, directeur de PIMCO, publiée dans sa lettre d’information. Ce dernier, faisant référence à la fameuse « trappe à liquidité » de Keynes, dans laquelle les Etats-Unis pourraient, dit-il, se trouver, se demande par quels moyens la Fed envisage d’en tirer le pays. Critiquant ainsi implicitement les mesures jusqu’à maintenant prises par l’administration américaine, pour être de même nature que celles que les Japonais, dans la même situation, avaient alors pris sans résultat. Pour ensuite se traîner pendant plus d’une décennie avec une croissance anémique. Le fameux hélicoptère de Ben Bernanke n’a pas jusqu’à maintenant, il est vrai, produit les miracles attendus.

Mais, que l’on se tourne vers les Etats-Unis ou vers la Chine, il n’y a pas de politique de rechange de disponible, de nouvelle recette qui pourrait être utilisée et qui produirait à court terme les effets salvateurs espérés. Ni pour relancer la croissance grâce à la consommation, vu la crise sociale qui continue de se développer, dans le premier cas, ni pour développer par autre coup de baguette, dans le second, le marché intérieur. Dans les deux cas, paradoxe de cette comparaison entre pays si dissemblables, le même problème sans solution se pose : quel socle économique trouver et donner à la consommation, facteur primordial de la croissance ? Aux Etats-Unis, les chiffres de juin de la consommation, qui viennent d’être publiés, sont sans ambiguïté, la consommation ne repart pas. Comment pourrait-il en être autrement dans la situation de chômage et de baisse des salaires actuels, alors que ceux qui peuvent épargner le font dans l’attente de ce qui pourrait suivre de pire ?

Dans les deux pays, l’imagination n’est pas au pouvoir, ni l’audace, c’est pourquoi il n’est pas envisagé d’autre issue que résultant d’une entente entre comparses, afin de poursuivre ce qui a été interrompu par la crise. C’est un peu court et aussi vain que l’espoir que les Européens mettent dans la relance américaine. Tout s’enchaîne, mais pas dans le bon sens.

Blog de Paul Jorion - 14.07.09

"Las posibles soluciones contra la acumulación de contaminantes químicos en el organismo humano tienen dimensiones económicas y políticas"


Entrevista a Miquel Porta Serra investigador y catedrático de Salud Pública de las Universidades Autónoma de Barcelona y de Carolina del Norte

Salvador López Arnal

Miquel Porta Serra es doctor en Medicina, catedrático de Salud Pública de las Universidades Autónoma de Barcelona y de Carolina del Norte, e investigador del IMIM. Entre sus publicaciones, además de sus numerosos artículos en prestigiosas revistas científicas internacionales, cabe destacar sus artículos en El País, Claves, Daphnia y WorldWatch.

Vuestra última publicación, la que muy recientemente has editado junto a Elisa Puigdomènech y Ferran Ballester, lleva por título: Nuestra contaminación interna. Concentraciones de compuestos tóxicos persistentes en la población española . ¿Contaminación interna? ¿Qué tipo de contaminación es ésa?

Se refiere a la acumulación en el organismo humano de contaminantes químicos, a la impregnación corporal de plaguicidas y residuos industriales como los PCB (policlorobifenilos) o las dioxinas. Sustancias cuyas concentraciones van aumentando en nuestros cuerpos a medida que crecemos, pues los organismos vivos no las podemos excretar. En nuestros estudios de investigación medimos estos contaminantes en sangre, grasa corporal, en las placentas...

¿A quiénes va dirigido principalmente vuestro libro? ¿A los profesionales de la salud y del medio ambiente?

Esta es mi apuesta: va dirigido a toda ciudadana interesada, y lo digo así no porque excluya a los varones (para nada), sino porque las mujeres suelen ser más maduras que los hombres en estos temas. En apariencia puede interesar más a los profesionales de la salud, el medio ambiente y las otras ciencias de la vida y la sociedad (desde la educación, la alimentación y la sociología hasta el derecho, la química y la ingeniería ambientales). Pero elegí adrede una editorial “laica”, no una editorial de medicina, pues quiero salir de los círculos técnicos, ir más allá de los “iniciados” y expertos en contaminación. Conozco a mucha gente cuya profesión no es científica o médica y que está mucho mejor informada y concienciada que la mayoría de médicos, salubristas o químicos. Me refiero a que tienen mucho interés, conocimiento y criterio sobre las relaciones entre medio ambiente y salud pública.

¿De qué concentraciones de compuestos tóxicos persistentes en la población española habláis? ¿Cómo se producen esas concentraciones? Previamente incluso si me permites, ¿podrías definir la noción de “compuestos tóxicos persistentes” (CTP)?

Fundamentalmente, son plaguicidas y residuos industriales que contienen átomos de cloro, lo que hace que se disuelvan muy bien en las grasas. Los CTP que detectamos en más del 85% de la población general sana de Cataluña son el DDT y su principal producto de degradación, el DDE, ciertos PCB (como los congéneres 118, 138, 153 y 180), el HCB (hexaclorobenceno, un herbicida) y el β-HCH (un “hermano” del lindano).

¿Esta contaminación representa un importante reto para la salud pública española? ¿Somos conscientes de su peligrosidad? ¿Por qué?

En el libro invitamos a reflexionar sobre hipótesis como ésta: “Es probable que la distribución poblacional de algunos CTP explique una parte relevante de la carga social que hoy suponen algunas de las enfermedades y transtornos más prevalentes”. Entre ellos, infertilidad, malformaciones congénitas, problemas de aprendizaje y desarrollo neuroconductual, obesidad, diabetes, varios cánceres, Alzheimer, Parkinson... La conciencia sobre esos riesgos es nítida en amplias minorías en todo el mundo, también en España. Aunque, ciertamente, el conocimiento sobre los efectos adversos de los CTP está empapado de incertidumbres, no puede ser de otro modo.

Permíteme que insista en este punto. ¿Estás diciendo entonces que entre las múltiples causas de estas enfermedades que citas -diabetes, cánceres, Alzheimer, Parkinson- los CTP son un factor a tener muy en cuenta y que, por tanto, representan -o deberían representar- un asunto importante para la salud pública en nuestro país (y en otros países)?

Sí, desde luego.

¿Crees que, digamos, nuevas enfermedades como el síndrome de fatiga crónica o la fibromialgia están relacionadas con estos contaminantes?

Es posible, pero estudios serios todavía hay muy pocos.

¿Poseemos suficientes conocimientos científicos sobre los efectos nocivos de estas sustancias -pienso en plaguicidas o residuos industriales- sobre la salud humana?

“Suficientes”, no sé... ¿Qué es “suficiente”? No soy quién debe decirlo: somos todos quienes debemos decirlo, no sólo los investigadores. Pero existen muchos conocimientos... El libro entero es una invitación a que pensemos sobre ello. Y en el epílogo, entre citas de Sabina, Celaya, Riechmann y El Roto, insisto en que los significados y las implicaciones culturales y sociales de los hallazgos no se desprenden jamás automáticamente de los estudios clínicos, epidemiológicos y ambientales.

¿Y por qué? ¿Por qué los significados e implicaciones culturales no son meros corolarios de esos estudios? ¿Qué más hace falta para extraer esas conclusiones?

¿No es obvio el por qué? Pues porque hablamos de placentas contaminadas, de amamantar, de vejez, de cáncer... de nuestros cuerpos, de “poblaciones”... de cuando la enfermedad nos golpea con dureza e inexplicablemente... Hablamos de residuos, plásticos, comida... de impuestos, inspecciones, precios, comodidad... Porque las implicaciones emocionales, económicas o políticas son múltiples. Igual que lo son las causas y las posibles soluciones de la contaminación por CTP.

Esta concentración de la que estamos hablando, ¿es homogénea en España o está desigualmente repartida por nuestro territorio?

Existen grandes diferencias entre unas personas y otras. En la población general de Cataluña, por ejemplo, la concentración máxima del DDE es 7.838,21 ng/g y la mínima, 1,02 ng/g. O sea, una persona tiene concentraciones que son 7.684 veces superiores a las de otra. En el libro hemos seleccionado figuras, representaciones gráficas de estos datos que nos parecen imágenes o “fotografías” fundamentales para reflexionar. El análisis de la distribución poblacional o social de las concentraciones de estos contaminantes tóxicos muestra que no siguen una distribución “normal”, en el sentido estadístico de la palabra (y quizá tampoco en el sentido sociocultural); al contrario, presentan una gran asimetría, es decir, existen grandes desigualdades sociales también en los niveles corporales de tóxicos ambientales.

Y en estas desigualdades que señalas: ¿el trabajo que se desempeña, las condiciones en que se realiza, la clase social a la que se pertenece, juegan un papel importante?

Vamos a analizarlo. Creo que los patrones no serán sencillos. En muchas personas (quizá, la mayoría) la exposición a CTP en el lugar de trabajo es de menor duración que la que tenemos a lo largo de toda la vida a través de los alimentos. Eso no significa que no debamos actuar en los lugares de trabajo cuando hay exposiciones dañinas.

¿Es por eso por lo que en el libro habláis a menudo de la “población general”...?

Tu pregunta guarda una relación clara con lo que acabo de decir, y es coherente. Pero no es esa la razón. Simplemente me pregunto ¿y a la población general qué organizaciones la defienden?

Por lo demás, ¿puede la ciudadanía evitar exponerse a sus efectos?

Las medidas individuales son limitadas, aunque ayuda evitar en la medida de lo posible la ingesta de grasas. Sin olvidar que fumar es poco coherente con preocuparse por la exposición a CTP...

Las concentraciones de CTP observadas en un momento dado en una población adulta son el resultado de la acumulación de CTP a lo largo de prácticamente toda la vida. Ello es así, hoy en día, para los CTP que con mayor frecuencia analizamos en este libro. Esa cronicidad de la exposición y de la acumulación en el organismo debe tenerse en cuenta siempre que se valora el papel de una fuente de exposición concreta en un momento determinado.

Claro que puede tener sentido preocuparnos por la contaminación humana que pueda causar una exposición laboral o una fuente de CTP cercana a un lugar de residencia; entre otras razones, porque esa exposición puede ser más modificable que la exposición que supone la alimentación; aunque fácil nunca es, pues esas exposiciones responden a intereses económicos muy arraigados y a veces reportan beneficios económicos y sociales nada desdeñables.

Cuando se habla de dioxinas y de otros compuestos tóxicos se suele pensar en Tarragona y en el sureste español. ¿Por qué? ¿Son zonas especialmente castigadas o es más bien un tópico desinformado?

Si me atengo al objeto de la entrevista -y en esta ocasión es lo que quiero hacer- te diré que apenas hay datos sobre contaminación interna en los habitantes de esas zonas. En todo caso, lo que suela pensarse me interesa poco, lo que me interesa es lo que no suele pensarse. Sin olvidar que en diversas ocasiones he dado mi apoyo a compañeros que denunciaban la evidente contaminación en esas zonas.

¿Existen sectores de la población más vulnerables que otros ante estos compuestos contaminantes? Creo que de hecho apenas pueden ser eliminados y que la acumulación corporal aumenta paulatinamente con la edad. ¿Es así?

No creo que sea adecuado hablar de “susceptibilidad” a los CTP, bastante se abusa ya de este equívoco concepto en medicina, a menudo por una tergiversación de ciertos conocimientos sobre genética. Sería inaceptable que los riesgos de los CTP se quisieran privatizar. Las causas de nuestra impregnación corporal por CTP son socioambientales, la naturaleza de la contaminación es en gran medida socioecológica, y su control exige de actuaciones de calado social -que son, evidentemente, de naturaleza esencialmente política y económica. Por razones culturales, ideológicas y morales hay que anticiparse a los intentos de biocomercialización de los CTP en el ámbito de la medicina privada. Cuidado con los curanderos de CTP... Y sí, tienes razón, basándonos en los resultados obtenidos en los estudios analizados en este libro podemos concluir que -aunque algunos estudios señalan una reducción de los niveles de determinados CTP a lo largo del tiempo-, a día de hoy aún nos encontramos expuestos a múltiples CTP desde los primeros momentos de vida embrionaria y hasta la muerte. La mayoría de la población, a niveles relativamente bajos; ciertas minorías, a concentraciones muy superiores. Sí, la acumulación corporal aumenta paulatinamente con la edad; no obstante, los “efectos de cohorte” están poco estudiados: puede que algunos aumentos asociados a la edad en realidad se deban a que ciertas cohortes estuvieron más expuestas.

¿Efectos de cohorte? Puedes aclarar este concepto.

El concepto de “cohorte de nacimiento” se refiere a la generación a la que pertenecemos, al grupo de personas que nacimos el mismo año. Por suerte, ahora muchos ya no saben lo que una “quinta”...

¿Hay algún ejemplo a destacar en el campo internacional en este ámbito de la vigilancia?

Aparte de Cataluña, los únicos dos países del mundo con programas gubernamentales sistemáticos de análisis de la distribución poblacional de CTP en muestras representativas son Alemania y EEUU; quien quiera una revisión de lo que hacen estos y otros países puede ver nuestro artículo en la revista “Environment International” (2008, vol. 34, págs. 546-561).

¿Qué políticas públicas, y acaso también privadas, pueden ayudar a disminuir la exposición de las personas a estos contaminantes? Item más y acaso previo: ¿podrían ser eliminados o prohibidos esos contaminantes o debemos acostumbrarnos a vivir con esos peligros anexos a la “civilización industrial”? ¿Es este un sendero poco razonable?

Un anhelo del libro (quizá demasiado ambicioso, pero ¿por qué no?) es ayudar a dinamizar las políticas públicas y privadas (alimentación y ganadería, riesgos químicos, residuos, energía, medio ambiente, educación, trabajo y salud laboral, medicina) que pueden disminuir la exposición de las personas a estos contaminantes y, por tanto, disminuir la carga de muerte, enfermedad y sufrimiento que actualmente contribuyen a causar.

Tú mismo has escrito un epílogo para vuestro libro que lleva por título “Caminos por los que podríamos caminar, sin miedo, aunque a ratos preocupados, y quizá avanzar”. ¿Qué caminos son esos? ¿Podrías describirlos sucintamente?

Como investigador científico hay cosas que no entiendo. Las observo y no las entiendo. A menudo estás solo, has hallado algo que no entiendes: tienes algo que no entiendes. (A veces eso te hace muy feliz). Entonces lo guardas en tu bolsillo como un canto rodado; puede estar ahí muchos años, en el bolsillo del tejano gastado. Tu prosigues ese viaje que se parece a los que cantaba Kavafis... Y luego, un día, en un recodo del camino encuentras un colega o una amiga, o un ciudadano desconocido: y en mi palma esta ese guijarro, por si ella aprecia en él un destello, un significado. Eso y la continuación de la historia es lo que esbozo en el epílogo...

Se señala en el libro una de vuestras finalidades básicas: “propiciar una reflexión que debe ser culturalmente imaginativa, moralmente valiente, técnicamente innovadora y siempre respetuosa con los hechos y las incertidumbres que desvela la investigación científica”. ¿Imaginativa, valiente, innovadora, respetuosa? ¿No pretendéis, una vez más, asaltar utópicamente los cielos?

No es una utopía, es una realidad (aunque insuficiente, claro, como todo lo humano): muchísima gente y muchas organizaciones ciudadanas están desarrollando una reflexión y una praxis que tienen esas cualidades. Incluso existen en las empresas y en sectores de las Administraciones.

¿Quieres añadir algo más?

Sí, gracias. En este volumen están sintetizados los trabajos de todos los grupos que en España investigamos sobre la distribución poblacional de los CTP y que tenemos una trayectoria contrastada (a nivel internacional, claro, la investigación no tiene otro escenario). Su participación en el libro es un signo del buen ambiente de trabajo y de la positiva colaboración que existe entre los grupos. Estoy muy contento con esa diversidad de aportaciones, con que nadie dijese que 'no' a escribir en el libro. Cincuenta autores es una cifra que dice mucho…

También es de destacar el apoyo que la edición del libro ha recibido del Instituto Sindical de Trabajo, Ambiente y Salud (ISTAS - CCOO), de la Sociedad Española de Agricultura Ecológica (SEAE), y de Científicos por el Medio Ambiente (CiMA). Pero nada de ello habría sucedido sin Jorge Riechmann (de ISTAS), Pía Paraja (de los Libros de la Catarata) y la Sociedad Española de Epidemiología (SEE), una organización auténticamente crítica, científica y democrática (y no como otras, que apenas son algo más que altavoces de la industria biomédica más convencional). Fíjate en la presencia en la contraportada del libro de los logos de esas 4 organizaciones, es una apuesta de los editores: creemos que hoy estas alianzas son imprescindibles para afrontar los retos que problemas como los CTP nos plantean a todos. Esta colaboración es también la puesta en práctica de una idea muy conocida: los investigadores no queremos estar solos, aislados; al contrario, deseamos construir espacios de reflexión y debate con las organizaciones sociales más dinámicas y transformadoras. La propia elección de una editorial “laica”, que ya hemos comentado, va en esa línea: abrir la discusión al máximo de ciudadanas/os. Aunque veremos si lo logramos, pues las cuestiones tienen una fuerte componente técnica, y el libro también la tiene. Ah, y algo que es de simple justicia: destacar el inmenso trabajo de las otras editoras, Elisa Puigdomènech, Ferran Ballester, Magda Gasull y Magda Bosch de Basea.

Gracias, Miquel, muchísimas gracias por tu tiempo y por tus informadas respuestas y reflexiones.

Rebelion - 16.07.09


La “ayuda” del G8 contra el hambre no sirve para nada

Sanjay Suri
Los 20.000 millones de dólares comprometidos por el Grupo de los Ocho (G-8) países más poderosos para afrontar la crisis alimentaria es más de lo que muchos esperaban este viernes, al finalizar la cumbre de tres días en la central ciudad italiana de L’Aquila. Pero igual no alcanzan ni para empezar.

Muchos miembros de la sociedad civil habrían estado felices con 15.000 millones de dólares a lo largo de cuatro años, aunque más no fuera porque con el tiempo aprendieron a esperar relativamente poco.

Ahora, Alemania, Canadá, Estados Unidos, Francia, Gran Bretaña, Italia, Japón y Rusia, integrados en el G-8, hablaron de 20.000 millones en tres años.

En efecto, habló. Y muy cuidadosamente. Los líderes del G-8, más Brasil, China, India, México y Sudáfrica, que conforman el Grupo de los Cinco (G-5) países emergentes, con el agregado de Egipto, dijeron en su declaración final de la cumbre que daban la bienvenida a los compromisos de los estados que se reunieron en L’Aquila, “hacia un objetivo de movilizar 20.000 millones de dólares a lo largo de tres años”.

No fue un compromiso conjunto, sino un paso de bienvenida hacia un ideal. Tras algunos años de promesas hechas y no cumplidas, el G-8 parece tener razón en haber perdido un poco la fe en sí mismo. Por lo menos, el lenguaje que emplea es más cuidadoso.
En 2005, durante su cumbre en la localidad escocesa de Gleneagles, se hablaba de 50.000 millones de dólares en asistencia. Nunca se calculó con exactitud la fracción que se hizo realidad.

Por esto, la sociedad civil todavía no festeja. “Lo que podemos decir es que se trata de un paso tardío en la dirección correcta. Sin embargo, tenemos que fijarnos en los detalles, porque (los países del) G-8 son maestros en dar vueltas”, dijo a IPS Kumi Naidoo, copresidente mundial del Llamado Mundial a la Acción Contra la Pobreza (GCAP, por sus siglas en inglés).

Por ejemplo, “el compromiso de 30.000 millones de dólares de asistencia alimentaria asumido en junio de 2008 todavía no se concretó. Así que queremos ver quién está poniendo el dinero, cuándo y cómo estará disponible, antes de poder catalogar esto totalmente como un éxito”, sostuvo.

Según Naidoo, el G-8 debe ir más allá de producir números. El bloque debe pensar de modo diferente, sostuvo. Y los últimos tiempos explican por qué.

“El encarecimiento de los alimentos, los vaivenes en el precio del petróleo, la recesión global, el cambio climático y la pobreza, todo ha surgido junto. Deberíamos pensar en estas crisis como una oportunidad. El G-8 piensa en cada una de estas cosas como problemas aislados en vez de buscar maneras de ver cómo respondemos a estos problemas de un modo integrado, no fragmentado”, opinó.

Pero eso todavía está muy lejos. Aunque se concrete la asistencia por la suma total de 20.000 millones de dólares y llegue a las personas correctas en el momento justo, eso no será todavía suficiente.

En su declaración final, el G-8 señala que “son hoy más de 1.000 millones las personas que padecen hambre y pobreza”. Por lo tanto, 20.000 millones de dólares representan apenas 20 dólares para cada persona hambrienta a lo largo de tres años. Esa suma no alcanza para comprar mucha comida en ninguna parte del mundo.

Es verdad que esto tampoco es un juego de números totalmente justo. El dinero podría usarse de modo sensato para promover la agricultura, en vez de destinarlo a la asistencia tradicional. Pero éste es el dinero de la crisis, y no alcanza ni siquiera para el mínimo que reclama la recesión mundial.

“Este dinero no será suficiente para hacer frente a los desafíos de la crisis alimentaria en el mundo”, advirtió ante la consulta de IPS Otive Igbuzor, jefe internacional de campañas en ActionAid.

“La Organización de las Naciones Unidas para la Agricultura y la Alimentación (FAO) ha estimado que se necesitan 30.000 millones de dólares cada año para hacer frente a los desafíos de la crisis alimentaria”, detalló.

El hambre va en aumento porque la Unión Europea (UE) y Estados Unidos quieren biocombustibles, aseguró.

“La producción de agrocombustibles está aumentando a causa de los subsidios de Estados Unidos y de la UE y porque este bloque tiene por objetivo hacer combustible a partir de cultivos alimenticios”, alertó.

“Deben frenarse los subsidios y los objetivos de agrocombustibles”, puntualizó,

En África se entregaron 20 millones de hectáreas de tierra fértil a corporaciones de Europa y Estados Unidos, “y todo eso se está inflando la crisis alimentaria”, agregó

Rebelion - 16.07.09

Un lobbista en Washington y los que le pagan en Tegucigalpa: El rastro del dinero en el golpe en Honduras

Bill Conroy

La defensa de los intereses de un golpe ilegal solía ser otrora la tarea de sospechosos agentes de la CIA en los días de la Guerra Fría.

Pero eso es cosa del pasado. Hoy los alcahuetes de la junta no tienen que mantener el secreto. De hecho, los usurpadores ilegales pueden ir de compras abiertamente en Washington en busca de expertos a su gusto para lubricar las ruedas del Congreso y del comercio para lograr que su golpe de Estado siga siendo un hecho consumado.

Entra en escena Lanny Davis – antiguo amigo y compinche de la Escuela de Derecho de Yale de Hillary Clinton y ex asesor en la Casa Blanca de Bill Clinton [así como colaborador consumado para sus agendas].

Davis también es abogado y lobista, empleado ahora por la oficina en Washington de la firma legal global Orrick, Herrington & Sutcliffe. En esa capacidad, Davis fue contratado recientemente por el Consejo Empresarial de Latinoamérica (CEAL) para que berree a favor del golpe en Honduras – o, como dice la descripción preferida de los impulsores de la simulación, del gobierno del presidente hondureño Roberto Micheletti [elegido por virtud de tener la mayor cantidad de balas a su favor al deponer al presidente elegido de Honduras, Manuel Zelaya].

Davis anda ahora correteando por el Congreso fijando reuniones con conocedores del Senado y de la Cámara, y distribuyendo dinero para publicidad y cosas semejantes a fin de construir una justificación para el apoyo al nuevo régimen hondureño elegido por los militares.

Davis podrá ser muchas cosas, pero seguro que no es barato. De modo que se impone la pregunta: ¿quién paga por esa payasada?

La mejor manera de echar un vistazo bajo lo que se esconde será estudiar a los que están metidos con CEAL, el actual empleador por contrato de Davis.

Bueno, ésta es la última sobre sus compañeros de cama pecuniarios:

Camilo Alejandro Atala Faraj, presidente del capítulo hondureño de CEAL, también es vicepresidente de una importante institución bancaria en Honduras, Banco Financiera Comercial Hondureña S.A [o Banco Ficohsa), que forma parte del Grupo Financiero Ficohsa.

El presidente de Ficohsa es un individuo llamado Jorge Alejandro Faraj Rishmagui, y por lo menos otros tres gerentes del banco tienen apellidos que indican que están estrechamente relacionados con el clan Faraj.

La información sobre el banco es algo difícil de conseguir, por lo menos en inglés, pero parece que hizo una presentación al Sistema de la Reserva Federal de EE.UU. en 2005, que señala, en parte, lo siguiente:

Orden de aprobación del establecimiento de una oficina representativa Banco Financiera Comercial Hondureña, S.A. (“Banco”), Tegucigalpa, Honduras, un banco extranjero dentro del significado de la Ley Bancaria Internacional (“IBA”), ha solicitado bajo sección 10(a) de la IBA (12 U.S.C. § 3107(a)) el establecimiento de una oficina representativa en Miami, Florida. La Ley de Realce de la Supervisión Bancaria Extranjera de 1991, que modificó la IBA, especifica que un banco extranjero debe obtener la aprobación del Consejo para establecer una oficina representativa en EE.UU.

El Banco, con activos consolidados de aproximadamente 612 millones de dólares, es el cuarto banco comercial por su tamaño en Honduras y provee servicios bancarios mayoristas y minoristas a través de una red de filiales en el interior del país.

En EE.UU., [el] Banco tiene licencias para operar subsidiarias no-bancarias en Florida, Georgia, Nueva York, Carolina del Norte, y Virginia que realizan servicios de remesas de dinero.

Por lo tanto, parece que el Banco Ficohsa tiene intereses hondureños y estadounidenses que proteger al ponerse de parte del nuevo régimen usurpador.

La comunidad bancaria hondureña no es tan grande, por lo menos según estándares estadounidenses, ya que hay sólo un par de docenas de bancos que operan en el país – y sólo una pequeña cantidad de bancos de propiedad extranjera, uno de los cuales es casualmente Citigroup. Ese famoso nombre bancario, claro está, fue otrora el sitio en el que Robert Rubin sirvió como director, presidente del comité ejecutivo y brevemente presidente – después de un período como Secretario del Tesoro bajo Bill Clinton y antes como directivo en Goldman Sachs.

Citigroup, bajo su subsidiaria Citibank Overseas Investment Corp., opera el Banco Citibank de Honduras S.A. Ahora, considerando el tamaño confortable de la industria bancaria de Honduras, es probable que los ejecutivos de Citigroup y de Banco Ficohsa hayan compartido un poco de vino y queso discutiendo la política global y el libre comercio, pero por el momento no hay indicación de que haya algún dinero de Citigroup involucrado en el pago por los gastos de cabildeo de Davis por cuenta de CEAL.

Otro protagonista en CEAL, mencionado como vicepresidente del capítulo hondureño, es Jesús Canahuati, quien es vicepresidente ejecutivo de una compañía hondureña llamada Elásticos Centroamericanos y Textiles, que forma parte de un conglomerado hondureño llamado Grupo Lovable.

Fundado por un empresario llamado Juan Canahuati en los años sesenta, el Grupo Lovable figura ahora como uno de los empleadores mayores de Honduras y tiene operaciones en textiles, agua, y tratamiento de aguas servidas, parques industriales e incluso una central eléctrica. Canahuati es considerado como uno de los visionarios de la nación en la promoción del libre comercio y en la apertura de Honduras a la inversión estadounidense.

Y otro protagonista más en CEAL, mencionado como su “coordinador,” es un individuo llamado Miguel Mauricio Facusse Sáenz, que menciona como afiliación corporativa Corporación Dinant S.A., que es una subsidiaria de otro meganegocio hondureño llamado Grupo Dinant Cos. — que produce “snacks”, productos agrícolas y productos alimenticios.

Recién en junio pasado, Inter-American Investment Corp. (IIC) suministró al Grupo Dinant un paquete de préstamos por un valor de hasta 7 millones de dólares. IIC es parte del Banco Interamericano de Desarrollo (BID), basado en Washington, D.C., y está a cargo de fomentar el desarrollo económico y social en Latinoamérica. Luis Alberto Moreno, diplomático colombiano, dirige actualmente el banco.

Pero parece que IIC no es la única entidad que ha prestado dinero al Grupo Dinant. Una breve noticia publicada por Summa News señala que un sindicato de bancos, incluyendo a Banco Financiera Comercial Hondureña, suministró en la primavera pasado a la subsidiaria del Grupo Dinant, Corporación Dinant, un préstamos por 77 millones de dólares.

Por lo tanto, parece que los intereses empresariales tras CEAL están cargados de dinero, suficiente en todo caso, como para repletar los bolsillos de Davis por el futuro previsible, mientras trata de legitimar el brutal golpe hondureño ante los ojos del Congreso de EE.UU. y, aparentemente, por el bien del comercio.

Rebelion - 16.07.09