À procura de textos e pretextos, e dos seus contextos.

07/11/2010

Bernard Thibault « Ne pas renoncer à empêcher cette loi »

«toutes (les lois) sont révisables en permanence». «Le mouvement social entre dans une nouvelle séquence qui ne peut pas être celle du renoncement»Pour Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, le mouvement de contestation de la réforme des retraites est profondément installé dans le pays. Les salariés ne veulent pas en rester là. La nouvelle séquence qui s’ouvre ne peut pas être faite de renoncement.
Certains syndicats 
considèrent que la journée 
de manifestation d’aujourd’hui est décisive pour la poursuite du mouvement. Est-ce votre sentiment ?
Bernard Thibault. Ce n’est pas la question. Même si la plupart des médias ont tiré le rideau, le mouvement est profondément installé dans le pays. Il y a donc besoin de moments où on se retrouve tous ensemble. La journée de manifestation d’aujourd’hui représente un nouveau temps fort. Il y en aura d’autres. Nous l’avons toujours dit : la CGT ira jusqu’au bout.

Depuis début septembre, le mouvement compte sept manifestations, qui ont chaque fois rassemblé entre deux et trois millions de salariés. Le mécontentement n’est-il pas plus large que la seule question des retraites ?
Bernard Thibault. Le mouvement part des retraites. Mais peut-on aborder cette question sans parler d’emploi, de conditions de travail, de déroulement de carrières ou de salaires, de pénibilité du travail, du sort réservé aux seniors ou aux jeunes. En quelque mois, le travail syndical qui a été réalisé est considérable. Alors que le gouvernement a présenté une réforme comptable, nous sommes parvenus à imposer un débat de société sur la place du travail, les conséquences de la crise économique, sur la nécessité d’un nouveau partage des richesses. Les salariés se rendent bien compte qu’on leur demande des efforts financiers en matière de retraite alors que les banques, qui ont été soutenues par l’État, sont en train de réafficher des résultats considérables. C’est ce qui explique l’ampleur du mouvement, son assise inégalée en France et au plan international.

Les observateurs internationaux s’intéressent effectivement à ce qui se passe en France….
Bernard Thibault. Tous les syndicats du monde sont confrontés à la même crise économique. Il y a des mouvements sociaux dans d’autres pays, en Grèce, en Espagne, au Portugal, en Allemagne aussi, mais je constate, une fois de plus, que la résonance de ce qui se passe en France est plus importante qu’ailleurs. La CGT répondra présente pour la journée européenne d’action contre les plans d’austérité le 15 décembre.

La réforme reste impopulaire, mais la loi est votée. Et pour certains, l’effet est quand même démobilisateur. Il faut encore convaincre sur cette question ?
Bernard Thibault. Par principe, une loi dit le droit à un instant T. Toutes sont révisables en permanence. Le gouvernement en donne la preuve lui-même puisqu’il a révisé par cinq fois les lois sur la sécurité. Le mouvement social entre dans une nouvelle séquence, qui ne peut pas être celle du renoncement. Certains poussent à des alternatives qui consistent soit, à se donner rendez-vous aux élections présidentielles, soit à prendre pour argent comptant le rendez-vous de 2013 fixé par le gouvernement pour remettre à plat le système de retraite. Le problème, c’est que le caractère injuste de la loi va s’appliquer rapidement. Je ne vois donc pas pourquoi il faudrait renoncer à tout faire pour empêcher son application. D’ailleurs, beaucoup de salariés considèrent que ce n’est pas possible d’en rester là. Pour continuer, un grand nombre choisit de se syndiquer. Depuis le 1er septembre, la CGT a enregistré près de 8 500 adhésions, dont 2 000 les 15 derniers jours. Je peux vous dire qu’il va y avoir encore des centaines de milliers de personnes dans les rues aujourd’hui.

Nicolas Sarkozy considère que sa légitimité politique issue de l’élection présidentielle l’autorise à tenir bon contre 
le mouvement social. Cela vous inquiète-t-il pour l’avenir de la démocratie sociale ?
Bernard Thibault. La colère face au passage en force du gouvernement s’exprime fortement dans le mouvement social. Elle explique pour une large part pourquoi 70 % des Français soutiennent le mouvement. La représentation politique ne peut pas assurer une réelle démocratie si elle impose des choix de société en ne tolérant pas que d’autres acteurs s’expriment, dont les acteurs syndicaux. Je me souviens encore des polémiques de 2003 où, parmi les syndicats, certains portaient l’idée qu’on ne pouvait pas agir pendant que le Parlement légiférait. Il y a aujourd’hui unanimité syndicale, non pas pour remettre en cause la légitimité institutionnelle des représentants du peuple, mais pour considérer qu’ils ne peuvent pas légiférer en ignorant ce que dit justement le peuple.

Cette légitimité du mouvement social s’exprime fortement dans les manifestations, avec l’idée que Nicolas Sarkozy va payer cher. Vous le pensez aussi ?
Bernard Thibault. Cela serait bien normal et c’est même souhaitable. Toucher aux retraites, c’est s’attaquer à un des piliers fondamentaux du contrat social. On ne peut pas prétendre chambouler un des piliers de la protection sociale en ricanant à la face des représentants des salariés.

L’intersyndicale se montre très solide depuis le début du mouvement. L’unité va-t-elle tenir encore ?
Bernard Thibault. Il faut d’abord prendre acte de la confirmation d’une conviction très ancienne de la CGT : on peut bousculer beaucoup de choses si les conditions de l’unité syndicale sont réunies. Et cette fois-ci encore, l’unité syndicale est un des éléments moteurs de la formidable mobilisation que nous connaissons. Il est vrai qu’on arrive à un moment où peuvent apparaître entre les syndicats des divergences sur l’opportunité des possibilités de continuer l’action pour obtenir d’autres réponses sur l’avenir des retraites. C’est apparu lors de l’intersyndicale, jeudi soir. À l’initiative de la CGT, le principe d’une nouvelle journée d’action a été retenu. La date doit être fixée lundi et se situera entre le 22 et le 26 novembre. S’il s’avérait impossible de continuer la bataille sur les retraites avec un engagement unanime de tous les syndicats, la CGT continuerait le combat avec ceux qui le souhaitent. Pour nous, l’échéance principale est celle du 1er juillet 2011 à partir de laquelle les mesures que nous contestons entreront en application. D’ici là, nous avons largement la possibilité de créer le rapport de forces nécessaire pour obtenir l’ouverture de négociations.
Entretien réalisé 
par Paule Masson

http://www.humanite.fr/05_11_2010-bernard-thibault-%C2%AB-ne-pas-renoncer-%C3%A0-emp%C3%AAcher-cette-loi-%C2%BB-457250

La guerra de divisas en que ha venido a parar la mayor burbuja financiera de todos los tiempos

Michael R. Krätke

"Nos guste o no: seguimos metidos en la mayor burbuja financiera de todos los tiempos. Y nos explotará en la cara."
«Hemos ganado la guerra y ahora perdemos con la paz», fue una de las frases más oídas durante la última conferencia del Fondo Monetario Internacional. Sorprendentemente, el pasado fin de semana los ministros de economía del G20 acordaron firmar un tratado de paz. En él la reforma del FMI, largo tiempo aplazada, aparece esbozada en sus características generales.
De lo que se trata en el fondo es de la distribución de los porcentajes de derecho a voto en el seno de la organización. Esta "cuota" es la que decide la participación y el derecho de voz de los 187 países miembros del FMI, y en principio debería de estar determinada por el peso de cada país en el conjunto de la economía mundial. Hace mucho tiempo que la actual distribución de votos no se corresponde de hecho con el peso de los países miembros en la economía mundial, pues mientras los países europeos cuentan con una representación mucho mayor a la que les corresponde, los países en vías de desarrollo están subrepresentados. Para corregir este punto un 6'4% del derecho será redistribuido. Y lo será a favor de China y el resto de los estados BRIC [Brasil, Rusia, India y China] y a costa de Europa. China se convertirá así en el número 3 del FMI, después de los EE.UU. y Japón, mientras Brasil e India son promovidos a la cúpula de los grandes, de quienes cuentan con su propio asiento en el directorio ejecutivo.  
Con este acuerdo los europeos han de abandonar dos de los asientos con los que hasta ahora contaban. Eso afecta a los italianos, los españoles, los daneses, los belgas, los holandeses o los suizos, que siempre habían reclamado un grupo con derecho a voto dentro del FMI. El peso de los francos como centro financiero hará que éstos den voz a Suiza. Tras esta redistribución Europa seguirá teniendo una representación mayor a la que le corresponde, si bien inferior (40% para la Unión Europea, más del 30% para la Eurozona) a antes de la reforma. Los EE.UU. mantienen su rol privilegiado –una posición de facto con derecho a veto con un 17% del derecho a voto y el dólar como moneda fuerte a pesar de su debilidad– a falta de una alternativa de una moneda mundial (Weltgeld).  
¿Por qué este consenso? En su lucha por la hegemonía del dólar, Estados Unidos ha ofrecido a los BRIC un acuerdo: un incremento de poder en el FMI a cambio de la cooperación y varias concesiones en la guerra por el control de la economía mundial, y más concretamente en detrimento de los europeos. Europa es un enemigo fácil. Si los países de la UE o de la zona euro hablasen con una misma voz en el FMI, tendrían un porcentaje mayor de derecho a voto que los EE.UU. y los países en vías de desarrollo juntos. Con tan sólo un asiento en el directorio dominarían la partida. Si no lo hacen porque son incapaces de despojarse de los ropajes nacionalistas.  
¿Quiere evitar el G20 una guerra monetaria, un armisticio en la carrera por la depreciación? Oficialmente sí, aunque el dólar sigue perdiendo inexorablemente valor. Eso aligera la deuda de los EE.UU. en detrimento de todos los demás. Aunque los chinos siguen devaluando su propia divisa –en los últimos dos años, un 16%–, la gran pelea entre los países con déficit y superávit en el mundo no ha llegado todavía a su fin. El intento de los americanos por embridar el déficit por cuenta corriente, una suerte de "pacto de estabilidad", junto con el freno a la exportación a la economía mundial bajo la supervisión del FMI, está llamado a fracasar ante la resistencia de los campeones del mundo en materia de exportación, China y Alemania.    
Endeudados hasta las cejas como están, los deficitarios países ricos del norte están cada vez más acorralados: la receta japonesa, tasas a interés cero y exceso de dinero, no funciona; los paquetes de estímulos sin una orientación clara hacia la reconstrucción de la economía son salvas al aire; los ciclópeos programas de austeridad estrangulan la economía. Todo lo que queda es la manipulación monetaria. Exportar, crecer a costa de los demás, cargarle a otro las pérdidas milmillonarias de la crisis financiera –en una palabra: devaluar.   
Los chinos están haciendo lo posible para sostener el euro y otras divisas. Pero con ello sólo se retrasa el declive del dólar, con lo cual no podría, de hecho, evitar la revaloración del yuan. A pesar de los récords históricos de la moneda china, crece la presión política. Pero las admoniciones ayudan poco, porque entre tanto los países asiáticos han amasado gigantescas reservas de dólares (solamente China posee 2'65 billones de dólares, Japón 1'05 billones, India 266 mil millones), que podrían de facto determinar el curso del dólar. El euro es, tras la crisis de deuda de primavera, más fuerte que nunca, los inversores huyen como alma que lleva el diablo del dólar, los préstamos estatales europeos se venden como rosquillas, y sus compradores son nada menos que los bancos centrales asiáticos. El precio de las materias primas sube como la espuma, se registra un verdadero "florecimiento de materias primas" (Rohstoffblüten) y vemos un creciente uso de las materias primas como moneda, se dispara el precio del oro: todo consecuencia directa e inevitable de la debilidad del dólar. Gracias al exceso de dinero y las devaluaciones se produce un nuevo boom de los carry trade [1], los mercados de divisas echan humo y florece la especulación de divisas: el G20 está muy lejos de una política monetaria mundial coordinada.
Como mayor ganador de la crisis económica mundial aparece un FMI reformado y reforzado. Pero los problemas estructurales de la economía mundial solamente se han desplazado y pospuesto, no resuelto. A pesar de todo el triunfalismo alemán, la crisis económica mundial no se ha superado ni de lejos. En los EE.UU. la crisis financiera sigue, imparable, su marcha hacia la siguiente fase, en la que los tribunales de justicia pondrán freno a millones de deshaucios y ventas forzosas de propiedades inmobiliarias. Pues los derechos de prppiedadde los bancos, aun dependiendo de los más extravagantes productos financieros titulizados, no están sólo al albur de los vientos. Estamos en puertas de la próxima oleada de depreciación, y con ella, de la próxima crisis bancaria en los EE.UU., lo que acelerará el declive del dólar. Nos guste o no: seguimos metidos en la mayor burbuja financiera de todos los tiempos. Y nos explotará en la cara. 
NOTA T.: [1] El carry es el retorno que produce un activo mientras lo mantenemos en nuestra posesión (si es positivo) o el costo de mantener un activo (si es negativo). El carry trade es una técnica que los grandes inversores llevan practicando en el mercado de divisas desde sus inicios. Consiste en la diferencia entre el carry negativo de un activo que hemos pedido prestado a bajo costo y el carry positivo de un activo en el que hemos invertido. La inversión en divisas supone comprar una divisa para simultáneamente vender otra, o lo que es lo mismo, nos financiamos en una divisa e invertimos ese dinero en otra. El inversor de esta forma apuesta a que una de las divisas se va a apreciar (divisa de inversión) respecto a la otra (divisa de financiación). (Información de Wikipedia)

http://www.sinpermiso.info/textos/index.php?id=3701

Consejo Europeo 28-29 Octubre: las elites diseñan la Europa neoliberal del futuro

Álvaro Rein

Desde la crisis del euro y de la deuda pública Europea de Mayo del 2010 las clases dirigentes europeas han acelerado notablemente su proyecto de rediseñar el Pacto de Estabilidad y Crecimiento (PEC) Europeo y el sistema entero de gobierno económico europeo.

La motivación es obvia, evitar que el sistema vuelva a encontrarse al borde del precipicio si emergen nuevos episodios de inestabilidad como los suscitados por la crisis griega de Mayo.

Este era el empeño principal de la reunión de los líderes de la UE del 28-29 de Octubre en Bruselas, que aprobó las propuestas del ´task force on economic governance´.

Los contenidos de las propuestas se pueden dividir en dos grandes áreas: 1) endurecer notablemente  la disciplina fiscal impuesta por el PEC sobre los gobiernos de la zona euro; 2) crear un mecanismo permanente de resolución de crisis que sustituya al Fondo de Estabilidad Financiera Europea (EFSF por sus siglas en inglés) y al Mecanismo de Estabilidad Financiera Europea (EFSM por sus siglas en inglés) que fueron creados en Mayo de 2010 pero que caducan a mediados de 2013. Además de esto se empieza a discutir sobre la propuesta alemana de crear un mecanismo que permita la reestructuración y el impago de la deuda pública.

Como es habitual en la Europa de las élites, los líderes de Alemania y Francia (Merkel y Sarkozy) se pusieron antes de acuerdo sobre los principios básicos de estas propuestas en su reunión de Deauville del 18 de Octubre de 2010, como se puede consultar en la declaración conjunta franco-alemana que emitieron ese mismo día.

Para convencer a los ingleses de que apoyasen las propuestas en el Consejo Europeo y permitiesen una reforma del Tratado de Lisboa bastó que Merkel le prometiese a Cameron una drástica reducción en el aumento anual previsto del presupuesto de la UE, que ahora crecerá en un 2,9% en vez de un 6%. A pesar de que Inglaterra estaría exenta de la aplicación de las sanciones por incumplimiento del PEC que propone Alemania (gracias al Protocolo 15 del Tratado de Lisboa), podría bloquear la aprobación de dichas propuestas en el Consejo Europeo. Por lo que Cameron aprovechó la ocasión para emplear a fondo su posición de fuerza y obtener contrapartidas a cambio de apoyar medidas que en cualquier caso no iban a afectar a Inglaterra. Así se trapichea en las esferas más altas de la UE con las políticas que afectan a millones de ciudadanos.

¿Pero de qué tratan estas propuestas exactamente?

En lo que concierne a la disciplina fiscal, estamos ante el rediseño más importante del PEC desde el tratado de Maastricht.

El task force, por ejemplo, propone crear un mecanismo de coordinación ex-ante de las políticas macro y fiscales de los países de la zona euro. Este mecanismo obligará a los gobiernos de cada país a consultar con la Comisión Europea y el Consejo de ministros europeos los presupuestos nacionales antes de que se hayan siquiera discutido en el parlamento del país. Propone además obligar a los gobiernos a incluir las recomendaciones de la Comisión/Consejo en la propuesta presupuestaria que los gobiernos presenten a sus parlamentos nacionales. Un ataque en toda regla contra la soberanía y la democracia nacionales.

Endurecer y facilitar (a través de un proceso sancionador más rápido y automático) la aplicación de sanciones a los países que incumplan el pacto de estabilidad. Ahora ya no bastará con reducir el déficit por debajo del 3%, sino que además tienes que convencer a la Comisión de que vas a ser capaz de reducir la deuda por debajo del 60% del PIB de manera sostenible y rápida. Además, las sanciones se podrán aplicar si la mayoría del Consejo no se opone a ello (reverse majority rule), no si la mayoría del Consejo está de acuerdo con ello.

Al Presidente de la UE, van Rompuy, se le encarga que siga estudiando la posibilidad de suspender el derecho de voto a los países que incumplan el pacto de estabilidad. La idea es que, como acabar aplicándole multas financieras significativas a los países que incumplan el PEC (países que en tales situaciones seguramente ya se encontrarían en dificultades económicas importantes) puede convertirse en algo complicado de hacer en la práctica, quizás acabe siendo más eficaz aplicarles sanciones políticas substitutorias. Esta es una de las famosas propuestas controvertidas de Alemania (Merkel) ante la que el presidente de Comisión Europea (Barroso) se rasgaba las vestiduras durante la reunión del Consejo Europeo.

Desde el punto de vista de la gestión eficaz de la Europa neoliberal, uno puede imaginarse lo que le haría a la ya maltrecha legitimidad popular de la UE en los países afectados por tales sanciones políticas la aplicación de una medida así. El descontento popular que suscitaría sería sin duda algo arriesgado de gestionar políticamente para cualquier gobierno. Quizás más importante para el buen gobierno de la Europa neoliberal sería el riesgo de que una medida así suscitaría una importante desconfianza y resentimiento por parte de las elites políticas de la UE del país afectado y que posiblemente debilitaría la solidaridad entre las clases dirigentes europeas en el futuro.

El task force propone también crear un nuevo marco de ´surveillance´ macroeconómico para vigilar a los países (como España por ejemplo) que acumulen desequilibrios por cuenta corriente y desequilibrios competitivos importantes. La propuesta permitiría, además, que se sancione a los países que no implementen las recomendaciones de la Comisión y el Consejo para corregir esos desequilibrios. Asegurar la estabilidad fiscal en cada país de la zona euro es demasiado complejo como para confiarlo en unas simples reglas fiscales mecánicas como las contenidas en el PEC. La crisis demostró que países como España, que aparentemente cumplen con todos los criterios del PEC, pueden desmadrar sus cuentas públicas de un día para otro en situaciones de crisis económica como la que acabamos de vivir y crear problemas para la estabilidad financiera de la zona euro. Por ello hay que ampliar el campo de análisis preventivo para tener en cuanta también aquellos desequilibrios macroeconómicos y competitivos que amenacen con destrozar las cuentas públicas en una situación de crisis. Un ejemplo, las cuentas públicas españolas aparentemente eran sólidas al iniciarse la crisis pero esta solidez se basaba en el aumento de la recaudación fiscal que había producido un modelo de crecimiento insostenible construido sobre una burbuja del sector inmobiliario y de la construcción. Vigilar los desequilibrios que van más allá de lo puramente fiscal es un poco la idea detrás de esta propuesta.

Se propone crear un mecanismo permanente para la resolución de futuras crisis ‘a la griega’ y reformar el tratado de Lisboa para darle cabida. Ésta es otra de las propuestas estelares de Alemania. Las clases dirigentes alemanas tienen un problema, según ellas cualquier plan de rescate de gobiernos de la zona euro acabará siempre inevitablemente teniendo que ser financiado en su mayor parte por sus propios contribuyentes. Esto ya les acarreó serios problemas a la hora de convencer al público alemán de que era necesario crear mecanismos como el EFSF y el EFSM en mayo para salvar a países en situaciones como las de Grecia, aunque solo fuese por el bien mayor de la estabilidad del capitalismo europeo. Lo consiguieron solo a cambio de numerosas condiciones, entre las cuales se encontraba la premisa de que estos mecanismos serían solo temporales y que se les impondrían duras condiciones de ajuste a los países receptores de estas ayudas para que se ´espabilasen´ y no hubiese una próxima vez. El Tribunal Constitucional alemán estuvo a punto de bloquear, por inconstitucional, la participación alemana en el EFSF y solo lo permitió al final bajo la premisa de que se trataría solo de medidas ´temporales´. El problema es que nadie se espera que las crisis del capitalismo europeo se acaben para siempre en 2013, ni que mecanismos como el PEC, por muy duros que sean, puedan realmente desterrar cualquier posibilidad de que se produzcan nuevas crisis fiscales europeas en el futuro.

La única forma que tiene Merkel de ´blindarse´ legalmente ante la amenaza del Tribunal Constitucional alemán es que la existencia de un mecanismo de resolución de crisis permanente esté amparado legalmente por el tratado de Lisboa. El problema para el resto de las élites europeas es que la última vez que se intentó reformar los tratados de la UE se abrió una caja de Pandora muy arriesgada de controlar políticamente (como por otra parte sucede cada vez que se le da la oportunidad a la ciudadanía europea de decir lo que realmente piensa de la UE) y se tardó más de ocho años en llegar al actual tratado de Lisboa.

Por lo visto, en medio de este dilema entra en escena el Presidente de la UE van Rompuy para calmar a las clases dirigentes diciéndoles que no se preocupen, que se puede reformar el tratado de Lisboa a través de un fast track approach y legislación secundaria basados en los artículos 48.6  y 48.7 del tratado de Lisboa, que evitaría tener que recurrir a cosas desagradables como referenda populares en países como Irlanda y Dinamarca y quizás también pueda evitar tener que pedir aprobación parlamentaria en cada uno de los países miembros de la UE.

La propuesta alemana de crear un marco que permita el impago y la reestructuración ordenada de la deuda pública en la zona euro divide a las clases dirigentes Europeas. Las recomendaciones del ´task force´ aluden a esta propuesta controvertida solo de un modo tangencial y abstracto refiriéndose solo ´...al papel del sector privado´. La declaración de Deauville del 18 de Octubre de Sarkozy y Merkel habla de ´...una participación adecuada de los acreedores privados...’.

Sin embargo, la idea general alemana está bastante clara. Se trata de incluir al lado de la cláusula que establezca un mecanismo permanente de resolución de crisis otro mecanismo que permita impagos y una reestructuración ordenada de la deuda de los países que cometan impago. De acuerdo con los informes de la prensa, los alemanes están pensando en permitir la prolongación del vencimiento de la deuda o la congelación de los pagos de intereses sobre la deuda en aquellos casos en los que los gobiernos se vean en dificultades de poder seguir pagando. Es decir, una suspensión temporal de los derechos de los acreedores y posiblemente también una renegociación de la deuda en la que los acreedores reciban  al final del día menos del 100% de lo que se les debe. El gobierno Finlandés ha lanzado también una propuesta que incluya las llamadas ‘cláusulas de acción colectivas´ que impidan que una minoría de acreedores bloquee un plan de reestructuración de deuda.

Desde el punto de vista del gobierno alemán, como es imposible fiarse de sus socios ‘despilfarradores’ europeos (particularmente, los de la llamada ´periferia´) y no han conseguido imponer su plan inicial –que las sanciones por incumplimiento del PEC se impusiesen de modo totalmente automático, sin siquiera tener que recurrir a una votación del Consejo (evitando así posibles negociaciones de última hora entre ´políticos´ para eludir la aplicación de sanciones)—, hay que fomentar que sean los propios mercados los que sancionen y dobleguen a los gobiernos que incumplan el PEC. Y esto ¿cómo se consigue? Fácil, se le hace creer al mercado que el impago es una posibilidad real y que los alemanes no van a estar siempre allí para rescatar a futuras grecias. Con lo cual los mercados de deuda empezarán a ponerle precio a este riesgo y a hacer pagar tipos de interés más elevados a los países mas ‘irresponsables’ con sus cuentas públicas.

Esta propuesta no podría ser más controvertida entre las clases dirigentes. El presidente del BCE, Trichet, por ejemplo, ya ha puesto el grito en el cielo y se opone con uñas y dientes, aunque poco puede hacer para impedirlo si los ‘malditos políticos’ en cuyas manos están al final las decisiones más importantes de como gestionar el capitalismo europeo llegan a un acuerdo entre ellos. Para colmo, el gobernador del banco central alemán y candidato favorito a sustituir a Trichet, Axel Weber, va por ahí dando discursos y argumentando en favor de la propuesta alemana de crear un mecanismo de reestructuración e impago ordenado de la deuda. El propio boletín de octubre del banco central alemán contiene una discusión en favor de las ventajas que puede acarrear permitir, bajo determinadas circunstancias, el impago y la reestructuración ordenada de la deuda pública.

Desde el punto de vista de Trichet, se está jugando con fuego de manera irresponsable. Hablar de permitir el impago no solo puede llevar a que cunda el pánico en los mercados financieros al menos de manera temporal en una situación de fragilidad como la actual. De hecho, la semana pasada los mercados iniciaron una nueva ronda de ventas de deuda griega que rompía con la tendencia de estrechamiento de la prima de riesgo de la deuda griega que se había conseguido en semanas anteriores con las distintas medidas Europeas de apoyo al país. Esta oleada de ventas también salpicó a Irlanda y Portugal (aunque en esos dos países había también causas interiores que influyeron en las ventas), ya que los inversores justamente se empezaban a plantear que si se habla de la posibilidad de permitir un impago en Grecia mejor ir preparándose también para otros impagos en Portugal e Irlanda.

Permitir el impago llevaría a enquistar la percepción de los mercados de que efectivamente creer en la posibilidad de crear un marco capaz de imponer la disciplina fiscal en la zona euro es solo una utopía y que al final habrá que ponerle un precio totalmente distinto a la deuda de cada uno de los países de la zona euro de modo permanente. Es decir que esto de la coordinación y homogenización de las políticas fiscales para permitir que funcione de manera efectiva un área económica común con una moneda única es un cuento chino en el que no creen ni los propios líderes europeos. Esta perspectiva es la que más temen los detractores de la propuesta alemana. Su contrapropuesta es sencilla: más disciplina fiscal a través del endurecimiento del PEC, y ni hablar de impago, que contradice la credibilidad de la primera propuesta.

Ante este debate y las distintas propuestas, uno se pregunta qué esta proponiendo como alternativa la izquierda que no estén ya discutiendo o hayan ya puesto en práctica las clases dirigentes para salvar su sistema. Como se puede ver, las propuestas de impago y reestructuración de deuda que proponen varios economistas de izquierda son perfectamente asumibles desde una de las visiones existentes de gestión del neoliberalismo capitalista, el cual, encima, las tiene bastante mejor concretadas. Otras propuestas que se realizaron desde la izquierda como la de pedir que el BCE comprase deuda pública ya ha sido puesta popr obra por el BCE, a fin de garantizar la estabilidad del sistema. Se demuestra una vez más que la clase dirigente capitalista en momentos de crisis es mucho más flexible en la aplicación de sus dogmas que la izquierda, sobre todo cuando de lo que se trata es de salvar su sistema.

Ante este panorama, se plantea con urgencia que desde la izquierda social y política se empiece ya a proponer alternativas de envergadura para crear una Europa alternativa a la del neoliberalismo.

http://www.sinpermiso.info/textos/index.php?id=3696

CCOO y CGT convocan una huelga indefinida en la empresa Klin SL

Los sindicatos de trabajadores Comisiones Obreras (CCOO) y la Confederación General del Trabajo (CGT) han convocado desde el 2 de noviembre una Huelga General Indefinida en la empresa privada Klin SL, empresa contratada por RENFE Operadora.
Los sindicatos han denunciado que los empleados y empleadas de esta empresa privada llevan 3 meses sin cobrar sus salarios, "los cuales no llegan ni a mileuristas". Además les son negados sus días de asuntos propios, el descanso reglamentario de 20 minutos, no les son dados los permisos médicos ni existe uniformidad alguna.
Debido a esta flagrante violación del convenio, los dos sindicatos -sin el apoyo de la Unión General de Trabajadores (UGT)- han convocado a los trabajadores de Klin SL a una Huelga General Indefinida que comenzará el próximo 2 de noviembre.
Klin SL tiene varias tiendas en muchas estaciones de cercanías llamadas VIA VIA donde se vende pan, golosinas y artículos de regalo entre otras cosas.
Ambos sindicatos han firmado un manifiesto en el que llaman "a los usuarios del ferrocarril para que se solidaricen con nuestra problemática, no adquiriendo ningún producto en las estaciones -donde Klin SL tenga sus tiendas VIA VIA- durante las jornadas de huelga. Por último queremos hacer saber que los responsables de las molestias que se puedan ocasionar a los usuarios/as son los responsables de las empresas Klin SL, Renvias y RENFE Cercanías.

http://www.tercerainformacion.es/spip.php?article19822

Manipulação do governo para branquear escândalo da PT

Eugénio Rosa

O escândalo que constitui o facto da Portugal Telecom não pagar imposto de mais-valias pelas mais-valias que obteve com a venda da “Vivo” à Tefónica por 5.515,5 milhões €, assim como a distribuição de um dividendo extraordinário de 1.000 milhões € aos accionistas em 2010 para estes não pagarem 160 milhões € de impostos, tudo isto feito com conivência do governo de Sócrates, veio tornar claro os “buracos” existentes nas leis fiscais aprovadas pelos sucessivos governos (PS, PSD,PSD/PP) com o objectivo de beneficiar os grupos económicos.
Contrariamente ao que se pode pensar, o caso da PT não é único. Todos os anos verificam-se muitos outros que passam despercebidos à opinião pública porque os media não falam deles. Segundo o Relatório do OE-2011, no próximo ano o governo prevê perder uma receita fiscal no montante de 1.368 milhões € resultantes de benefícios fiscais concedidos às empresas, cuja maior parte não são certamente benefícios fiscais concedidos a PME´s e micro-empresas. PT E ACCIONISTAS NÃO PAGAM IMPOSTOS COM A CONIVÊNCIA DO GOVERNO, E O CINISMO DE SÓCRATES FACE A ESTE ESCÂNDALO, E O DE CAVACO SILVA EM RELAÇÃO À CRISE

http://www.eugeniorosa.com/Sites/eugeniorosa.com/Documentos/2010/52-2010-2-PT-E-ACCIONISTAS-N%C3%83O-PAGAM-IMPOSTOS.pdf

Sourire et compter

François Rosset

S’il y a un « nouvel esprit du capitalisme », l’évaluation en est la lettre. Bien plus qu’une manière de mesurer les performances de chacun, et bien moins qu’une manière de les récompenser justement, l’évaluation, dans l’entreprise, n’est pas une technique : c’est une éthique, un doux commandement, une belle exigence — être soi, en mieux. Peut-on rêver plus bel horizon ?
Nous vivons les vies qu’on nous propose, empruntons les corridors qui nous sont notifiés, à seule fin de « gagner notre vie » ; mais cela, il faut l’accomplir bien, continûment, il faut plaire, et à bref délai, puis plaire encore, au fil du temps. Et enfin, plaire à tout jamais en convenant à un procès d’amélioration de soi dont le vocable « formation continue » ne désigne que l’étroite face lumineuse. Le salarié jouit d’une liberté haute, celle de se bonifier, d’atteindre à une adéquation de plus en plus étroite avec les travaux qu’on lui confie ainsi que les méthodes qu’il doit mettre en œuvre pour y parvenir. (On dit « l’esprit maison » dans les entreprises vieille France, on parle de process dans toutes les autres.) Il ne tient qu’à l’employé de procéder à cette distillation de soi, de consentir à ce geste de raffinage dont, après tout, il sera le premier bénéficiaire, et dont l’entreprise qui l’emploie recueillera le fruit « de seconde main ». D’ailleurs, nombre de patrons affirment ne croire qu’en l’autoformation, qui est le seul état d’esprit garant d’une bonification véritable de l’individu. « Aide-toi… », ce commandement ancien prend une nouvelle jeunesse, et une efficacité économique accrue dès lors que les employés se forment effectivement de leur propre initiative, empruntent la voie de l’autodidactisme et que les budgets officiellement alloués à cet emploi (1 % patronal…) sont subrepticement dévolus à autre chose. Un employé qui s’amende est donc un employé « normal », un bon employé est celui qui se fait un point d’honneur d’acquérir à marche forcée, le week-end ou le soir, un savoir supplémentaire. L’échelle « Bon, Normal, Mauvais » est glissante, elle compte bien plus de gradua tions entre Bon et Normal qu’entre Normal et Mauvais. (Tout en haut, à un pas du Ciel, cette échelle s’interrompt : les détenteurs du capital ne sont par définition soumis à aucune évaluation, ils ont quitté le domaine de la Preuve.) Et il existe de Très Bons employés, qui ne sont pas nécessairement des Jaunes, des vendus, des êtres dévorés d’ambitions personnelles, mais simplement des individualités qui ne conçoivent pas le travail autrement que sur le mode du plus-de-travail ; des êtres qui se veulent d’une disponibilité absolue, qui ne rechignent à rien ; ceux-là offrent leur temps, reviennent sur leurs pas alors qu’ils étaient déjà habillés, sur le pas de la porte (pour aider par exemple un collègue plus besogneux, répondre à un appel d’offres tombé là, un vendredi soir, ainsi qu’un mauvais coup de théâtre.) En vacances, ils sont joignables, et ils emportent de leur bureau autant qu’une automobile peut en contenir, etc. Leur activisme est parfois accueilli avec un sourire par la direction, puisque dans l’entreprise comme dans la vie, il n’est pas rare que l’on manifeste de la condescendance à l’endroit de ceux sur lesquels on s’appuie le plus fortement. La Novlangue managériale possède un adjectif pour désigner ces « éléments-là » : ils sont proactifs. L’amour de la précision dont se targuent les ressources humaines n’est pas parvenu à donner de ce néologisme une définition univoque. Il s’agit, dans l’esprit, de quelque chose de plus subtil, en même temps de plus ample qu’un vulgaire « en faire plus ». Ce vocable désigne néanmoins une qualité qui, à écouter les dirigeants d’entreprise, n’est pas beaucoup plus définie que l’ancienne distinction entre vierges folles et vierges sages. D’ailleurs, tant il est vrai que la taxinomie d’entreprise, la compréhension des organisations sont un travail délicat, un exemple de conceptualisation des types d’employés est resté célèbre, qui à l’orée des années 1970 proposait de répartir les vendeuses de magasins en deux types : les Clitoridiennes (qui vont au-devant du client, anticipent ses désirs et, idéalement, le suscitent) opposées aux Vaginales (qui se contentent d’une posture d’attente, ont de leur rôle une conception que résume l’adjectif « passif »). Célèbre car une contre-enquête révéla que les premières étaient rémunérées à la commission, les secondes au fixe. Être proactif aujourd’hui comme hier, du temps où ce mot n’existait pas, c’est mettre les bouchées doubles afin, selon le mot même qu’emploient les dirigeants d’entreprise, de les décharger, eux, de telle ou telle partie de leur travail. C’est aller au-devant de tous et de tout, susciter et satisfaire, rassasier le client tout en lui redonnant de l’appétit. Ce serait le rôle adopté par un échelon intermédiaire qui se rêverait aussi élevé que l’échelle entière. Et la progression du salaire est bien sûr indexée sur ce phantasme à demi formulé. Ce qui est accompli est systématiquement jaugé à l’aune d’un « voilà ce que nous aurions attendu de vous ». Il aurait fallu accomplir davantage, ou bien autrement ; si l’on est expérimenté, il aurait fallu « former des collègues afin que le savoir se transmette », ce qui est en contradiction avec ce pilier implicite du capitalisme moderne : individualisation de la rémunération à la hauteur de la compétence (de la « valeur ajoutée ») dont chacun est le réceptacle singulier, et progression personnalisée qui constitue ce que tout employé conscient de ce qu’il est nomme sa « carrière ». De sorte que le salarié est, année après année, ou bien trop ceci ou bien pas suffisamment cela, puisque le point (mystérieux) sur lequel il était attendu s’avère être un autre que celui-là sur lequel il a fait porter son effort. Cette interminable partie de bonneteau n’exclut pas les compliments. « Vous êtes incontournable » est au plan rhétorique l’un des plus désarmants —, il est en réalité un synonyme de l’autre mantra, « nul n’est irremplaçable ». Car (et peut-être là encore, l’entreprise n’est qu’une mauvaise métaphore de la vie) sans doute que chacun peut être remplacé ; sans doute, chacun est tôt ou tard une proposition insuffisante, un pis-aller, l’objet d’un deuil plus ou moins sincère. Et les ouvriers sont de moins en moins les seuls à faire cette expérience douloureuse, ce qui rend d’autant plus admirable, et mystérieux, leur attachement à l’usine, à l’atelier, au site en dépit de la dureté de leur vie professionnelle, comme s’ils établissaient une séparation absolue entre leur travail, leur « outil de travail », et les conditions dans lesquelles s’exerce ce travail, la dureté de l’encadrement. La chose même est sauvée au prix d’un pardon accordé à tout ce qui la rend telle qu’elle est. Or, s’il veut survivre dans le capitalisme moderne, le salarié doit cultiver vis-à-vis de l’entreprise un détachement, un cynisme désabusé comparables à ceux que manifestent les fonds de pension.
Ce jeu incessant avec les aspirations de l’employé du rang est mené tambour battant par des supérieurs qui ne sont, en droit aussi bien qu’en fait, pas « meilleurs » qu’il ne l’est. Mais c’est là une règle de fonctionnement aussi aberrante et pérenne que le phénomène qui fascinait tant Kafka : les ouvriers venant mendier réparation dans les bureaux de sa société d’assurance alors que les préjudices dont ils étaient les victimes auraient justifié qu’ils se livrassent au sac des locaux en question. On peut entendre des employés se justifier auprès de leurs collègues du fait qu’ils vont chercher un nouveau travail au moyen de cette formule : « Comme cela, je saurai ce que je vaux sur le marché ! » Le « marché », cette place ancestrale au milieu de la cité, place sur laquelle on se rend, en pleine lumière, vêtu de ses plus beaux atours, afin d’être mesuré, jaugé, reconquis, dans l’espoir de réapprendre à désirer. Mais l’évaluation ne se restreint pas à une relation entre l’individu et sa hiérarchie immédiate. Elle se délègue également, afin d’appuyer le jugement sur des bases indiscutables. Dans les sociétés de service, ce rôle est dévolu aux « enquêtes mystère ». L’employeur confie à une officine « experte » la mission d’appeler une agence France Telecom, une agence bancaire sous le masque du client ordinaire afin de soumettre ses guichetiers, son centre d’appels à un scénario problématique et urgent. Tous les aspects de la relation nouée durant cette crise factice, depuis la qualité de l’accueil (du sourire, car le sourire est aujourd’hui une valeur en soi, un objet de préoccupations comme le savent les caissières) jusqu’à la pertinence des solutions proposées, seront notés ; le verbatim des conversations sera restitué au commanditaire. Si les agences sont en réseau, elles pourront ainsi être comparées les unes aux autres, la finalité étant de distribuer les satisfecit mais également les blâmes. La devise d’un séminaire organisé par le Medef à l’automne dernier résumait cette nouvelle victoire de la transparence sur l’obstacle : « Benchmarkez, c’est la vie ! » En français, cela signifie : « Donnez-moi une échelle de mesure et je saurai vous dire qui est supérieur à qui, où se love l’incompétence, et je trancherai les rets de la fainéantise, je confondrai l’assistanat ! » (Trois mois plus tard, l’UIMM, frère d’armes déjeté ou nocive mouche du coche, dut choisir la mort, en tout cas l’obscurité, pour que Mme Parisot ait trouvé à son endroit les accents d’une colère qui semblait ne pas être en carton.)
Mais baste ! « Évaluation » n’est en aucun cas synonyme de « récompense ». Comme disait Léon Bloy dans un autre contexte, si ce malentendu pouvait disparaître, tout irait mieux « à la surface de notre globe réconcilié ». L’évaluation est dans le monde du travail une bonne feuille de vigne, car ce qu’elle cache doit demeurer caché. Ce contre quoi elle fait écran constitue pour tous un poison, à savoir l’enfer de la petite demande, de la récrimination. Il faut toujours voir les choses comme si l’on était en haut, se satisfaire de ce qu’ont les autres et œuvrer à accroître leur contentement. Est à ce prix la faveur du jugement porté sur vous. En réalité, si vous parvenez à vous tenir sur cette pointe généreuse le jugement disparaîtra et vous entrerez de plain-pied dans le cours de l’existence. Mme Parisot en appelle à une parousie réaliste et féconde : l’innocent a les mains pleines de choses qu’il doit se soucier de rendre à ceux qui en savent beaucoup plus long que lui sur toutes ces questions.

http://www.vacarme.org/article1607.html

La démocratie sexuelle contre elle-même - les contradictions de la politique d’« immigration subie »

Éric Fassin

Rien ne ruine autant le crédit de la démocratie que les mauvaises causes qu’on lui demande de bénir. On l’invoque régulièrement pour faire taire la contestation : « Le pouvoir n’est pas dans la rue ». Elle sert désormais à justifier des politiques xénophobes. Quand la défense de la liberté et de l’égalité dans les questions sexuelles est mise au service d’un discours sur le conflit des civilisations et d’une fermeture des frontières, comment reprendre la main ? Démontage des contradictions de la politique d’« immigration subie ».
En France, dans les années qui ont suivi le bicentenaire de la Révolution et la première affaire du « voile » en 1989, la question minoritaire se posait fort simplement — du fait même qu’elle ne se posait pas, ou plutôt, parce qu’il n’était pas légitime de la poser. La rhétorique dominante de la République ne donnait alors droit de cité ni aux questions sexuelles, ni aux questions raciales, également renvoyées dans la vie privée. Leur politisation ne semblait concevable que dans l’altérité radicale d’une autre culture politique : la « rhétorique de l’Amérique » visait ainsi à préserver une singularité, voire une exception française. En retour, la critique minoritaire de l’exclusive républicaine pouvait donc porter indifféremment sur les questions sexuelles et raciales, pareillement interdites de séjour dans l’espace public français.
La donne a changé à la fin des années 1990, avec les débats autour du PaCS et de la parité, en matière de sexualité et de genre, ouvrant la voie aux controverses sur les « minorités visibles » jusqu’alors invisibilisées au même titre que les minorités sexuelles par la rhétorique républicaine. La remise en cause de l’assignation des questions minoritaires à la sphère privée n’a pourtant pas signifié la fin de cette rhétorique, mais plutôt sa mutation. En effet, la dernière querelle du « voile », qui a débouché sur la loi de 2004, a montré comment les questions sexuelles, naguère encore exclues de l’espace public, y trouvaient dorénavant toute leur place : s’il importait toujours, au nom de la République, de prohiber le « voile », c’était dorénavant en tant que symbole d’oppression sexuelle, et au nom de la liberté des femmes et de l’égalité des sexes. Ceux-là mêmes qui dénonçaient dans les années 1990 l’intrusion des revendications féministes ou homosexuelles dans la sphère publique comme une américanisation de la civilité française se faisaient ainsi, dans les années 2000, les chantres d’une République politisant les questions sexuelles, soit ce que j’ai proposé d’appeler la « démocratie sexuelle ».
La démocratie sexuelle, c’est l’extension du domaine démocratique aux questions sexuelles — soit l’introduction des valeurs de liberté et d’égalité dans un domaine auparavant relégué à la vie privée, maintenu à l’abri de l’histoire et de la politique dans une culture, voire une nature, intemporelle. Il est pourtant deux manières bien différentes d’appréhender ce projet démocratique. D’un côté, on donne aux mots de liberté et d’égalité un sens a priori : le combat politique porte alors seulement sur l’exigence (ou le refus) de s’y conformer. De l’autre, on en fait l’enjeu même de la politique : la signification des valeurs démocratiques se déploie ainsi dans l’histoire, pour ne se découvrir qu’a posteriori. Cette distinction est d’importance : en effet, si la seconde version définit la démocratie sexuelle comme un projet critique, qui interroge sans fin l’ordre sexuel, la première apparaît bien davantage comme un projet normatif, qui évalue les sociétés à l’aune de normes démocratiques posées une fois pour toutes.
La tension entre ces deux projets n’est pas seulement théorique : elle est inséparablement politique. Cela devient manifeste en France au cours des années 2000, non seulement avec le retour de la querelle du « voile », mais aussi dans une série de controverses, depuis les « tournantes » réputées symptomatiques d’une barbarie propre aux banlieues, jusqu’aux mariages forcés, à la polygamie et aux mutilations génitales censément héritées de cultures « étrangères » : c’est toute la gamme des violences sexuées, sexuelles et sexistes qui se trouve prise dans une rhétorique racialisée de l’altérité qui dessine en creux l’image d’une France attentive aux droits des femmes et intransigeante en matière d’homophobie. Bref, loin de toute réflexivité critique, voici la République française, érigée en modèle de démocratie sexuelle, qui impose son procès de civilisation.
Cette nouvelle configuration rhétorique ne concerne pas seulement la France : elle révèle toutes ses implications géopolitiques dans le contexte de l’après-11 septembre. C’est alors que la thèse développée par Samuel Huntington après la chute du Mur de Berlin sur le « conflit des civilisations », dans Foreign Affairs en 1993, est reformulée en termes de « conflit sexuel des civilisations », dix ans plus tard, selon l’argument de Ronald Inglehart et Pippa Norris dans Foreign Policy : c’est en effet dans les valeurs sexuelles, nouveaux emblèmes de la démocratie, que résiderait le « vrai » conflit culturel. Autrement dit, on définit d’un même coup, à l’échelle internationale (non moins qu’à l’échelle française, on l’a vu), « eux » et « nous » : la démocratie sexuelle serait tout autant au centre de l’identité occidentale qu’elle s’avérerait incompatible avec l’identité des « autres », tout particulièrement islamiques.
L’instrumentalisation des questions sexuelles dans un projet impérialiste n’est sans doute pas nouvelle — l’histoire nous le rappelle. En Inde, l’expansion coloniale britannique trouvait ainsi sa justification au xixe siècle, selon la formule de Gayatri Spivak, dans l’idée que « les hommes blancs sauvent les femmes de couleur des hommes de couleur ». Et sans doute, aujourd’hui comme hier, une telle invocation n’est-elle pas toujours dénuée d’une certaine mauvaise foi — c’est au nom de l’émancipation des femmes qu’après le 11 septembre 2001 Laura Bush a soutenu l’intervention lancée en Afghanistan. Dans la politique du président George W. Bush, la contradiction est patente entre le combat contre les droits des femmes, en particulier dans le domaine reproductif, et la guerre au nom du féminisme.
Les choses se compliquent pourtant si l’on considère l’Europe et non plus les États-Unis — soit une variante du « conflit des civilisations » qui participe moins d’un projet d’expansion que d’une logique de « containment ». Pour lutter contre l’immigration, « l’Europe forteresse » se réclame aussi de la démocratie sexuelle : l’exigence d’intégration y est aujourd’hui définie par l’acceptation préalable de valeurs censées définir l’identité nationale — au premier rang desquels, dans chaque pays, la liberté et l’égalité sexuelles. Aux Pays-Bas, les candidats à l’immigration venus du Tiers-Monde sont soumis à des tests culturels qui introduisent en particulier à la culture sexuelle néerlandaise, avec des images de femmes dénudées et de couples d’hommes qui s’embrassent. En Allemagne, les immigrés musulmans doivent répondre à des questions sur le sexisme et l’homophobie, et se voient interroger sur leurs réactions éventuelles, au cas où leur fils se déclarerait homosexuel…
La configuration européenne du « conflit des civilisations » a toutefois des conséquences en retour sur l’identité nationale qu’on ne rencontre pas aux États-Unis : tout se passe en effet comme si, pour mieux s’opposer à « eux », il devenait nécessaire de redéfinir ce que « nous » sommes. Nicolas Sarkozy justifiait ainsi en 2007, dans l’un des spots télévisés de sa campagne présidentielle, l’annonce de la création d’un ministère de l’Immigration et de l’identité nationale : « La France n’est pas une race, la France n’est pas une ethnie, la France est une communauté de valeurs ». Et d’illustrer ces valeurs : « Les femmes, en France, sont libres, comme les hommes, libres de circuler, libres de se marier, libres de divorcer. Le droit à l’avortement, l’égalité entre les hommes et les femmes, ça fait partie aussi de notre identité. » Autrement dit, dans le discours du champion de la droite, le droit à l’avortement fait désormais partie de l’identité nationale française.
La volonté de se démarquer des « autres » entraîne donc les politiques à embrasser, au moins en partie, les valeurs de la démocratie sexuelle. Sans doute la démocratie hétérosexuelle française n’a-t-elle pas (encore ?) conduit le président français à suivre l’exemple des Pays-Bas pour se rallier à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe : en France, la lutte contre l’homophobie relève surtout de la politique extérieure — Rama Yade, dont le secrétariat d’État aux droits de l’homme est rattaché au ministère des Affaires étrangères, le signifie par son combat pour la dépénalisation de l’homosexualité. Il n’empêche : à la différence des États-Unis, la démocratie sexuelle oblige ceux qui, en Europe, l’instrumentalisent en matière d’immigration et d’identité nationale, à s’y rallier — jusqu’à un certain point — pour mieux « nous » définir par opposition à « eux ». Pour ceux qui s’en réclament, cette rhétorique a bien des effets contraignants, et des conséquences qui ne sont pas seulement rhétoriques.
C’est précisément pourquoi l’invocation de la démocratie sexuelle à des fins racistes ou xénophobes confronte aujourd’hui ses partisans à des alternatives douloureuses : comme s’il leur fallait choisir entre deux combats — l’antisexisme ou l’antiracisme ? — et privilégier une cause au détriment d’une autre — les femmes (voire les homosexuels), ou bien les « Musulmans » (et les « Noirs ») ? Il est vrai qu’on peut fort bien, à l’instar de Christine Delphy, refuser ce « faux dilemme » : les femmes de couleur ne sont-elles pas affectées par le racisme, non moins que par le sexisme ? L’intersectionnalité nous engage effectivement à penser le croisement des logiques sexuelles et raciales et leur imbrication dans une « double oppression ». Toutefois, il importe également de prendre au sérieux l’injonction qui nous est faite de choisir notre camp — pour y voir non pas un vrai dilemme, mais un problème réel : l’alternative a beau être fausse, elle n’en a pas moins une efficacité pragmatique. Il ne suffit pas d’en dénoncer la fausseté pour lui substituer une vision plus vraie de la réalité ; il n’est pas moins indispensable de développer des stratégies spécifiques pour ne pas tomber dans le piège bien réel qui nous est tendu.
Comment résister à la récupération de la démocratie sexuelle dans la lutte contre l’immigration sans renier ce combat — autrement dit, sans jeter le proverbial bébé avec l’eau du bain ? En Allemagne, les associations gaies et lesbiennes proposaient une solution non dénuée d’humour : pourquoi ne pas interroger aussi les Allemands sur leurs réactions face au coming out de leur fils — y compris le premier pape allemand ? Ce n’est pas s’interdire d’évoquer l’homophobie des immigrés, mais éviter d’occulter celle des Allemands « de souche ». De même, en France, il est légitime de parler des viols collectifs dans les banlieues, à condition de ne pas se complaire dans l’exotisme des « tournantes » : il faut discuter aussi des violences envers les femmes, dont les enquêtes ont établi qu’elles touchent toutes les classes sociales — sans nier, par exemple, le harcèlement sexuel à l’Université. La limite de cette stratégie de généralisation (chez « eux » comme chez « nous »), c’est qu’elle n’évite sans doute pas la question de la hiérarchisation (n’est-ce pas pire chez « eux » que chez « nous » ?).
Aussi voudrait-on ici suggérer une seconde stratégie, qui vise à mettre le doigt sur une contradiction inhérente à l’instrumentalisation de la démocratie sexuelle pour restreindre l’immigration dite « subie ». En effet, la distinction posée par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur, entre immigration « choisie » et « subie » a vocation à séparer le bon grain de l’immigration de travail de l’ivraie de l’immigration familiale. C’est se placer du point de vue de la France (qui choisit ou subit), et non du point de vue des immigrés (dont on pourrait dire sinon qu’ils subissent l’émigration économique, et qu’ils choisissent une vie familiale). Autrement dit, c’est renverser la perspective : au lieu de partir d’un droit à la « vie privée et familiale », également partagé par « eux » et par « nous », on soumet de plus en plus le regroupement familial et les mariages binationaux à la suspicion, au contrôle mais aussi à l’appréciation préfectorale. Une liberté fondamentale, reconnue par le droit français et européen, est désormais soumise à l’arbitraire administratif dès lors qu’il s’agit d’étrangers.
Or Nicolas Sarkozy, pour définir l’identité nationale par opposition à l’immigration, n’avait-il pas déclaré qu’en France, « les femmes sont libres de se marier, libres de divorcer » ? On voit la contradiction : en France, ce sont seulement les femmes françaises qui peuvent prétendre à ces libertés ; les immigrées en sont privées — non pas du fait de leur culture d’origine, mais en raison de la politique menée par l’État français, par exemple lorsque la police intervient le jour des noces pour procéder à une expulsion, avant que le mariage n’ouvre des droits au conjoint étranger, ou bien lorsqu’une femme étrangère renonce à divorcer d’un époux violent pour ne pas perdre ses droits au séjour.
La contradiction redouble d’ailleurs : en effet, la politique d’immigration n’affecte pas seulement les étrangers, mais aussi les Français. C’est vrai en particulier pour ce qui concerne les couples binationaux : dans ce cas, les Français eux-mêmes, hommes ou femmes, voient leur liberté de mariage restreinte et contrainte. C’est au nom de la démocratie sexuelle que nous fermons la porte à l’immigration — en soupçonnanta prioriles immigrés d’être étrangers à ses valeurs ; mais pour garder la porte close, il nous faut enfreindre les valeurs de la démocratie sexuelle — non seulement pour « eux », mais aussi, en retour, pour « nous ». Mettre au jour ces contradictions internes, c’est ainsi développer une stratégie qui permet de dénoncer l’instrumentalisation de la démocratie sexuelle au nom même de ses valeurs.

http://www.vacarme.org/article1781.html
 

Reflexiones críticas acerca de la relación entre precariedad laboral y trabajo asalariado

Matías Eskenazi - Clara Marticorena

I. Introducción
Las transformaciones de la sociedad argentina durante el último cuarto del siglo XX, enmarcadas en un proceso de auge de las políticas neoconservadoras, expresaron una profunda reestructuración de las relaciones entre y al interior de las clases sociales.
Los estudios acerca de los cambios operados en el mundo del trabajo nos presentan la imagen de una clase trabajadora fragmentada y amenazada por su posible puesta “en disponibilidad”, contrastando con el carácter homogéneo atribuido a la clase trabajadora durante la etapa previa. A su vez, la mayor debilidad derivada de la heterogeneidad en los regímenes de trabajo parece desarrollarse sobre el trasfondo de una mayor homogeneidad estructural, en tanto cada vez más personas dependen de la venta de su fuerza de trabajo para subsistir.
Durante las últimas décadas, la evolución de los indicadores laborales muestra un cuadro de marcada inestabilidad y deterioro de las condiciones laborales. Dicho deterioro se expresó, entre otros aspectos, en la difusión de contrataciones por tiempo determinado, la existencia de diversos mecanismos de intermediación en la contratación de la fuerza de trabajo (como las agencias de trabajo temporario) y el aumento de los trabajadores sin cobertura social ni aportes jubilatorios. A su vez, en la década del noventa se agudizó la tendencia, presente ya en los años ’80, al descenso de los empleos a tiempo completo y el aumento de los empleos a tiempo parcial. Junto con el crecimiento de la subocupación y de la desocupación se manifiesta otra tendencia, dada por el aumento de los trabajadores sobreocupados. 
La caída del salario real a partir de mediados de la década del ’70, el aumento del empleo no registrado desde la década del ’80 y el progresivo ascenso de los niveles de desempleo y subempleo durante la década del ’90 profundizaron, a su vez, un proceso de pauperización de amplias capas de la población.
Las políticas de reforma laboral implementadas durante la década del ’90 configuraron, por su parte, el marco legal para el ajuste de la fuerza de trabajo de acuerdo a las necesidades cíclicas del capital, flexibilizando la entrada y la salida de la relación laboral. La habilitación de formas de contratación por tiempo determinado, la disminución de cargas patronales, las modificaciones en la utilización del período de prueba, la baja en las indemnizaciones por despido, la habilitación de diversos mecanismos de extensión de la jornada laboral, los impulsos hacia la descentralización de la negociación colectiva, entre otros aspectos, fueron algunos de los ejes centrales de estas políticas.
Estas medidas, junto con la relajación de los controles institucionales, fomentaron diversos mecanismos de fraude laboral, que incluyen no sólo a los trabajadores no registrados, sino el avance en el encubrimiento del trabajo asalariado como trabajado en forma independiente, bajo diversas formas de prestación de servicios, como contratos de locación.
Las distintas modificaciones en la regulación de las relaciones individuales y colectivas de trabajo se presentan, de esta manera, como formas institucionalizadas que lejos de constituir el “origen” o la “causa” del deterioro en las condiciones de trabajo constituyen la expresión jurídica del juego de relaciones de fuerza entre las clases sociales. Juego donde la legalidad otorga un impulso aún mayor al deterioro de las condiciones de trabajo.
En este contexto, diversos análisis han tendido a utilizar el término “precarización” para dar cuenta del deterioro en las condiciones laborales. La difusión que adquirió este término –no sólo en los análisis especializados acerca del mercado de trabajo sino también en el análisis periodístico y en el uso cotidiano–, plantea la necesidad de avanzar en la indagación sobre su naturaleza específica[2].
La popularización de la noción de precariedad laboral busca subsumir una serie de características que presenta el empleo asalariado en una etapa histórica, por contraste a un período anterior. Sin embargo, estos elementos suelen operar como supuestos y estar poco explicitados, mientras su vinculación teórica con el carácter del trabajo asalariado tiende a permanecer velada.
Consideramos que abordar esta discusión es de suma importancia por cuanto son los entramados conceptuales a través de los cuales aprehendemos los movimientos de la sociedad los que configuran nuestra concepción del mundo (más o menos sistemática o disgregada), de modo que sus limitaciones, supuestos e implicancias teóricas tienen consecuencias sobre nuestra práctica política y social. Estos no son sino formas ideológicas, discursos que disputan acerca del sentido de la realidad y de este modo orientan los diagnósticos y las vías de acción para transformarla.
Nos preguntamos entonces ¿Cómo abordar el análisis de las transformaciones en las relaciones laborales a lo largo de las últimas décadas? ¿Es la precarización laboral una noción suficientemente clara y definida? ¿Sobre qué supuestos teóricos descansa su definición? ¿En qué medida los supuestos de esta noción potencian o limitan el horizonte de la crítica?
En este artículo nos proponemos reflexionar acerca de los alcances y las limitaciones que presenta la noción de precariedad laboral para analizar las trasformaciones en el “mundo del trabajo” de las últimas décadas, así como para denominar las modalidades que asume la relación salarial, tomando como punto de partida los elementos constitutivos del trabajo asalariado en tanto relación social de producción.
 
II. Alcances del concepto de precariedad laboral
 
El concepto de precariedad o empleo precario surge vinculado a las discusiones sobre informalidad pero adquiere creciente importancia cuando diversas características del empleo asociado al denominado sector “informal” de la economía comienzan a observarse en el sector “formal”, deviniendo un atributo aplicable al universo de los trabajadores asalariados[3].  
No nos detendremos en este trabajo en el concepto de informalidad; sin embargo, cabe señalar que existen distintas interpretaciones o conceptualizaciones al respecto. Una primera vertiente (PREALC/ OIT) asocia la informalidad a determinadas características de las economías “en desarrollo”, donde se produciría una coexistencia entre un sector moderno con una capacidad limitada en la incorporación de mano de obra y un sector de subsistencia para quienes no se encuentran incorporados a aquel. El sector informal queda conformado entonces por unidades productivas de pequeña escala con escasa capacidad de acumulación de capital y de baja productividad. Los empleos allí generados se caracterizan por ser desprotegidos o precarios.
Una segunda vertiente, de corte neoliberal, asocia la informalidad a los “excesos” de regulación estatal. Las actividades informales serían producto de un “dinamismo empresarial popular” que encuentra fuera del sistema regulatorio su ámbito de funcionamiento, como consecuencia de un marco excesivamente rígido y oneroso. Un ejemplo de esta vertiente puede encontrarse en trabajos de De Soto.
Una tercera vertiente, en la que se ubican Portes y Schauffler (1993), integra dentro del sector informal a los asalariados que no se encuentran insertos en relaciones laborales protegidas, más allá del tamaño o escala de los establecimientos donde se encuentran ocupados, resaltando como aspecto determinante la ausencia de protección. En este sentido, discuten con la visión tradicional del sector informal como marginal para el capital, destacando la articulación y complementariedad entre los sectores “formal” e “informal” de la economía, abordando la problemática de la precariedad laboral.
Parece existir un amplio consenso en la definición de la precariedad a partir de su distanciamiento o alejamiento de las características de un modelo de empleo “típico”. De este modo, el concepto de precariedad se constituye como un concepto residual definido por la negación de los atributos asociados a dicho modelo (Feldman y Galín, 1990).
Ahora bien, ¿en qué consiste o cómo se definen las características que presenta el empleo “típico”? En primer lugar, estaría caracterizado por la estabilidad en el empleo y el acceso a cobertura social (Beccaria, Carpio y Orsatti, 2000). Los atributos particulares serían la dependencia de un solo empleador, jornadas de tiempo completo, una relación laboral por tiempo indeterminado, el desarrollo de las tareas en el domicilio del empleador (empresa), la protección dada por las normas legales vigentes y la percepción de las prestaciones a la seguridad social (Pok y Lorenzetti, 2004; Ameglio, E. et al., 1988), a lo que podríamos agregar la delimitación de tareas por intermedio de la negociación colectiva.
En oposición a este modelo, el empleo precario se caracteriza por la inexistencia de contrato laboral o contratos de corto plazo por tiempo determinado, la falta de aportes a la seguridad social, la existencia de más de un empleador o un empleador no fácilmente identificable, el desarrollo de la prestación laboral fuera del domicilio del empleador, la definición de los ingresos en negociación individual, sin referencias provenientes de la negociación colectiva –eventualmente con salario mínimo vigente como referencia–, la no percepción de componentes “típicos” de las remuneraciones (vacaciones, aguinaldo, asignaciones familiares, otros adicionales por convenio), y la no afiliación sindical (Beccaria, Carpio y Orsatti, 2000). Estas características no son excluyentes y pueden presentarse en diversas combinaciones.
La precariedad laboral no remite exclusivamente a formas ilegales o clandestinas de empleo. Como lo señalan Pok y Lorenzetti (2004), la condición de precariedad subsume situaciones heterogéneas, donde las formas más tipificadas son el empleo clandestino o desprotegido, el empleo a tiempo parcial, el empleo temporario y el empleo asalariado fraudulento. El concepto de precariedad intenta expresar básicamente una inserción laboral endeble o inestable (Pok, C.; 1992: 5). En lo que refiere a los fenómenos que subsumen, los términos de precarización y flexibilización se encuentran habitualmente asociados.[4]
Se trata de formas que ponen de manifiesto la pérdida de derechos conquistados por los trabajadores en un período precedente; pérdida que no sólo se observa a través de las distintas modificaciones en la legislación laboral sino también en la forma de consumo productivo de la fuerza de trabajo, es decir, en las condiciones y el proceso de trabajo. Efectivamente, la inestabilidad laboral, la ausencia de beneficios sociales, la negociación individual de las condiciones salariales y laborales, son expresiones de un mayor disciplinamiento de los trabajadores en su lugar de trabajo.
El empleo “típico” constituye una construcción problemática en la medida en que descansa sobre un conjunto de representaciones que naturalizan una forma determinada de trabajo asalariado perdiendo sus determinaciones históricas, centrales para analizar el deterioro en las condiciones de trabajo. Una mirada de la historia de las relaciones asalariadas nos permite observar que las características asociadas al empleo precario se encuentran lejos de hacer su emergencia en las últimas décadas.
La construcción de un “tipo ideal” en base a las características predominantes del empleo en un determinado período histórico, particularmente el de la “edad de oro” del capitalismo, tiende a obscurecer el carácter contradictorio de toda modalidad bajo la que se desenvuelve la relación entre el capital y el trabajo, promoviendo el error de suponer la existencia efectiva de un modelo de empleo propio de las relaciones capitalistas. Aquí es preciso entonces plantear que si existe una forma de trabajo específico bajo el capitalismo, esta no es otra que la del trabajo asalariado.
 
III. El trabajo asalariado como forma social general en el modo de producción capitalista
 
Las definiciones señaladas en torno a la precarización laboral indican que se trata de cambios en las formas particulares que asumen las relaciones asalariadas. La heterogeneidad en las modalidades que adoptan los vínculos laborales considerados precarios no los coloca por fuera de dichas relaciones, de manera que el análisis de la relación entre estas modalidades y el trabajo asalariado como forma social general supone un punto de partida ineludible si se pretende ir más allá del abordaje meramente descriptivo. La consideración primaria del trabajo asalariado en su doble determinación, por su forma y su contenido, se presenta entonces como una cuestión central a la hora de analizar la relación capital-trabajo en distintos momentos históricos y en diversas formas nacionales. Vale entonces repasar algunos conceptos elementales.
Bajo el modo de producción capitalista, amplias masas de la población obtienen sus medios de vida trabajando para otros a cambio de un salario. Esta forma es un aspecto general que no define las condiciones bajo las cuales se realiza el intercambio y el uso del trabajo vivo en las distintas fases del desarrollo capitalista. La economía vulgar considera al salario como pago por el “trabajo”, entendiendo a esta relación aparente como la esencia misma, y a la compraventa de la fuerza de trabajo como exterior al proceso de producción, limitando todo análisis a la esfera de la circulación. Al considerar al salario como pago por el “trabajo” se oculta que no es el trabajo la mercancía que se intercambia por dinero sino la capacidad abstracta de trabajar bajo las órdenes de otro, ya que el trabajo no puede existir sino en la acción, es decir, en el proceso de trabajo mismo. Al hacer abstracción de esta diferencia, se oculta también el carácter asimétrico y coercitivo implicado en esta relación.
Tampoco se trata de una relación singular entre cada capital y los trabajadores que emplea. El trabajo asalariado sólo es específicamente capitalista en tanto pasa a constituir la forma social general, bajo la cual se desarrolla el proceso de producción social, ya que sólo en esta medida el trabajo pasa a ser “trabajo abstracto” para el capital, sólo en esta medida se configura un mercado de trabajo en que el trabajador busca vender su mercancía independientemente del trabajo concreto que deba realizar, con los medios de producción, frente a los cuales es colocado y bajo las órdenes y el comando de sus propietarios.
El trabajo asalariado supone la unidad de la compra-venta de capacidad de trabajo y su consumo productivo durante el proceso de valorización del capital. Estos dos momentos diferenciados de la relación están, sin embargo, entrenzados en su origen, ya que sólo pueden enfrentarse el trabajador y el capitalista como jurídicamente libres e iguales si el primero se encuentra expropiado de sus medios materiales de existencia.
De este modo, la separación entre el productor directo y los medios de producción se encuentra ya supuesta en el intercambio[5]. Es la condición del trabajador como no poseedor de la riqueza social la que lo vuelve sólo poseedor de su capacidad de trabajo, condición que no sólo constituye una premisa del proceso capitalista de producción sino también su resultado constante.[6]
Comprender al trabajo asalariado como relación de explotación, y por tanto como relación antagónica, no implica tan sólo reconocer la apropiación diferencial del producto social, sino comprender el carácter coercitivo de la misma, que se despliega en su dualidad simultáneamente como coerción económica en la esfera de la circulación y como comando despótico en el proceso productivo.
Es entonces la propia condición del trabajador como desposeído la que implica de por sí una posición y una vida precaria, y las características específicas que adopta dicha relación en diferentes momentos históricos no alteran su naturaleza básica. En este sentido, el carácter relativamente más o menos “protegido” o “precario”, “endeble” o “estable” del empleo y sus implicancias, debe ser analizado incorporando el plano de las relaciones de fuerza entre las clases.
Así lo expresa Marx al analizar las luchas en la Inglaterra del siglo XIX:
 
“(...) de la naturaleza del intercambio mercantil no se desprende límite alguno de la jornada laboral, y por tanto límite alguno de plustrabajo. El capitalista, cuando procura prolongar lo más posible la jornada laboral y convertir, si puede, una jornada laboral en dos, reafirma su derecho en cuanto comprador (…) el obrero reafirma su derecho como vendedor cuando procura reducir la jornada laboral a determinada magnitud normal. Tiene lugar, aquí, pues, una antinomia: derecho contra derecho, signados ambos de manera uniforme por la ley del intercambio mercantil. Entre derechos iguales decide la fuerza. Y de esta suerte, en la historia de la producción capitalista la reglamentación de la jornada laboral se presenta como lucha (…)  entre el capitalista colectivo, esto es, la clase de los capitalistas, y el obrero colectivo, o sea la clase obrera.” (Marx, 1998: 281-282)
 
De este modo, las características que asume el intercambio entre el capitalista y el trabajador no son estáticas, su carácter y la forma en que el conflicto es internalizado y regulado desde el Estado suponen una dimensión histórica y se presentan como resultante de un enfrentamiento. Siendo una forma de la lucha de clases que permanece todavía dentro de los límites del trabajo asalariado y, por tanto, de las relaciones capitalistas de producción.
Tratándose de un proceso histórico, el enfrentamiento entre el capital y el trabajo no se despliega en el vacío y la relación de fuerzas no depende únicamente de la voluntad e iniciativa de los contendientes. El marco general en el que se desenvuelve la lucha es el configurado por la dinámica, inherentemente contradictoria, de la acumulación de capital, por la que todas las clases se reproducen como sujetos sociales. Es sobre esta dinámica intrínseca, y a través del proceso histórico de las luchas políticas y sociales, que se configura y luego cambia un determinado equilibrio de fuerzas.
Precisamente, en esto radica uno de los problemas fundamentales y más comunes de buena parte de los análisis sobre la precarización laboral. Al no problematizar el carácter social del trabajo asalariado en general, opera una tendencia a naturalizar y tomar –implícita o explícitamente– como “normales” determinadas condiciones de venta de la mercancía fuerza de trabajo, que, antes bien, se corresponden con las condiciones en que se desarrolla esta lucha en una determinada etapa histórica.
 
IV. Reestructuración capitalista y trabajo asalariado
 
Para analizar el deterioro de las condiciones de trabajo durante las últimas décadas, proceso habitualmente abordado a partir de la noción de precarización laboral, debemos partir de las transformaciones en el capitalismo mundial y la división internacional del trabajo. Dichas transformaciones expresan la agudización de la lucha de clases y de la competencia entre capitales en un período caracterizado por una “ofensiva patronal, sostenida y generalizada” sobre el trabajo (Ximénez Sáez y Martínez, 1993), en el marco de un proceso de reestructuración del capital a gran escala.
Pero para ponderar las características de estos cambios es necesario remontarse incluso hasta el período precedente, en el que se gestan las condiciones de valorización del capital y desenvolvimiento de la lucha de clases de aquella etapa “dorada”.
La crisis del ’30 (1929-1932) trajo aparejada una fuerte contracción del mercado mundial y del comercio internacional. Las políticas basadas en el estímulo de la demanda, bajas tasas de interés, salarios altos y la tendencia al pleno empleo en el marco de mercados nacionales relativamente protegidos, fueron la norma durante el excepcional período de auge desde el fin de la segunda guerra mundial,“(…) en particular el mundo capitalista desarrollado había atravesado una etapa histórica realmente excepcional, acaso única”. (Hobsbawm, 1998: 261)
 
“El despegue del período de posguerra (1945-1975) se basó en la complementariedad de los tres proyectos sociales de la época: a) en Occidente, el proyecto del Estado de bienestar de las socialdemocracias basó su acción en la eficiencia de los interdependientes sistemas productivos nacionales; b) el “proyecto Bandung” de construcción nacional burgués en las periferias del sistema (de ideología desarrollista); c) finalmente, el proyecto soviético de “capitalismo sin capitalistas” o capitalismo de Estado, relativamente autónomo del sistema dominante mundial.” (Amin, 1999)
 
En el origen de los “estados de compromiso” se encuentra la institucionalización –siempre conflictiva y parcial– de los sindicatos y el avance en la legislación laboral protectoria. La “era de la regulación estatutaria”, como la denomina Standing (1999), fue un período de tensión, reflejado en las “concesiones” que la clase capitalista debió realizar a la clase obrera. Esta forma de mediación estatal en los conflictos entre el capital y el trabajo se centraba también en una estrategia de legitimación de la dominación capitalista[7]; sin embargo, resulta incuestionable que los derechos conquistados por la clase trabajadora eran la expresión de su poder.[8]
En efecto, antes de considerar al período de posguerra como el correspondiente a un desenvolvimiento típico o normal del capitalismo, deberíamos valorarlo como un período basado en condiciones históricas particulares. Precisamente, si esta “edad de oro” florece gracias a las condiciones del capitalismo de posguerra, sufinsobreviene como una crisis de erosión, consecuencia del agotamiento de las premisas económicas y políticas sobre las que se había asentado el despegue previo. La crisis de sobreproducción recarga las tensiones sobre la relación contradictoria entre los salarios y la rentabilidad en un contexto de caída de la tasa de ganancia y resistencia obrera frente a los procesos de racionalización productiva. Así, al no encontrar colocaciones industriales que reporten una rentabilidad aceptable, una enorme masa “sobrante” de capital líquido comienza a recorrer el mundo en busca de negocios más rentables. Finalmente, esta contradicción se manifiesta al entrar en crisis el esquema monetario de posguerra, desencadenando una crisis mundial de gran envergadura, con dos fuertes recesiones entre 1974-75 y luego entre 1979-81.
Hacia 1981, con la reconversión conservadora liderada por Reagan y Thatcher, comienza un proceso de profundas transformaciones, que es habitualmente señalado como punto de partida del “neoliberalismo”. La reestructuración en curso promovió el libre comercio y el libre movimiento de capitales. A diferencia de lo sucedido en la década del ’30, la salida de la crisis de los ’70 se configuró en un sentido expansivo de la economía mundial producto de la ofensiva sobre los trabajadores.
El avance de la movilidad del capital a escala mundial logró minar el poder económico y político de la clase obrera al interior de las esferas nacionales. Las transformaciones de ello derivadas tuvieron su expresión en una ofensiva contra las “rigideces” del mercado laboral y en pos de la creciente “flexibilización” de las formas de contratación y uso de la fuerza de trabajo.
Esta es la característica saliente de la mundialización o globalización que se desarrolla sobre la base de un recrudecimiento de la competencia intercapitalista, extendiendo y profundizando la vigencia de la ley del valor trabajo. En el marco de la mundialización del capital, las periferias consolidan su integración dependiente en el mercado mundial, crecen los flujos internacionales de capital así como el volumen del comercio internacional, en tanto los flujos de IED (inversión extranjera directa) hacia las periferias no sólo van de la mano de los procesos de privatización, sino también de la des/relocalización de procesos productivos, siendo parte integrante en el desarrollo creciente de redes internacionales de producción. De este modo, el crecimiento del capital financiero se presenta como correlato de la internacionalización del capital profundizando el proceso de subsunción real del trabajo al capital, a través de una creciente presión al aumento de la productividad y a la reducción del valor de la fuerza de trabajo (Astarita, 2004).
Los factores concurrentes en este proceso son diversos; por un lado, la movilidad de las inversiones y su posibilidad de traslado hacia regiones más “competitivas” actúa como amenaza que presiona a los ocupados a aceptar condiciones precarias de trabajo, por otro, el crecimiento de la desocupación, la creciente incorporación de mujeres y niños al “mercado” de trabajo y la presión de las importaciones abaratadas por los menores costos de la mano de obra agudizan la presión del ejército industrial de reserva.
En este desarrollo, dos elementos poseen significativas y directas implicancias para los trabajadores. Por un lado, la creciente deslocalización o internacionalización productiva, y, por otro, la externalización de funciones antes integradas a una misma empresa que pasan a ser subcontratadas. Mientras que la primera alude al traslado de la producción o del suministro de un servicio fuera de las fronteras nacionales, la segunda consiste en dejar en manos de proveedores externos a la firma segmentos de la producción antes integrados a la misma, es decir, la subcontratación de partes de la producción o de servicios, tanto de aquellas consideradas no estratégicas como también de tareas cercanas a la actividad principal.
Estos procesos, que “impactan” negativamente en los mercados de trabajo de los distintos países, nos remiten a la contradicción –inherente a la lógica de valorización del capital– entre el carácter mundial del mercado capitalista (desde la “caída del muro” y la reconversión china más que nunca en la historia) y el carácter nacional de los estados, que delimitan los territorios y las condiciones de valorización del capital. Sin embargo, la libre movilidad del capital no tiene su contrapartida en lo que respecta a la libertad de movimiento de la fuerza de trabajo y actúa como mecanismo disciplinador, agudizando la competencia entre trabajadores y expresándose en la pérdida de conquistas laborales y la aceptación de condiciones a la baja[9].
Que una porción significativa de la producción, antes orientada a los mercados internos, pase a tener como destinatario al mercado mundial tiene efectos concretos en el régimen de explotación de la fuerza de trabajo, en tanto las ganancias de las empresas se verán ligadas al menor “costo” de la misma y en este sentido orientarán su inversión. Estas nuevas condiciones en la reproducción del capital a su vez agudizan la competencia capitalista, acelerando los procesos de concentración y centralización.
Cabe aclarar, sin embargo, que el anhelo liberal de un capital perfectamente móvil no es más que una fantasía sin asidero en la realidad. Los procesos de relocalización y desplazamiento del capital enfrentan límites muy concretos, tanto en las resistencias de los trabajadores como en la propia materialidad de los procesos productivos. A diferencia del capital financiero, que puede ser trasla­dado en cuestión de segundos, el capital puesto en la pro­ducción no es tan sencillo de mover, en tanto implica desinsta­lar y reinstalar equipamiento, garantizar el transporte de los productos, encontrar y entrenar nueva fuerza de trabajo. Esto es relativamente más sencillo en ramas que requieren personal menos calificado y se caracterizan por equipos livianos, que en ramas que implican grandes inversiones en maquinaria y equipo requiriendo puestos de alta especialización[10]. (Harman, C. 2002)
El actual mundo industrial da cuenta de diversas formas productivas cuyo factor común es el modelo celular en red (Veltz, 2000). Sus características principales son la descomposición de grandes empresas en unidades menores supervisadas por un centro estratégico. La externalización de actividades no sólo se orienta a la reducción de costos sino también hacia un mayor control sobre los plazos, precios y calidad de los productos, siendo, en caso de descenso de la actividad, más fácil desvincularse de un proveedor que despedir asalariados. De este modo, las firmas logran un mayor control sobre el proceso productivo y “trasladan” el riesgo hacia los trabajadores. La “flexibilización” o precarización del empleo es una consecuencia más de este proceso, que se despliega a través de distintas formas de contratación inestable y la “desasalarización” de los contratos a partir de la celebración de contratos de locación[11].
Que una empresa contrate trabajadores mediante modalidades temporarias no significa que necesariamente roten cuando finalizan los contratos. De hecho, las formas precarias conviven la mayoría de las veces, al interior de las empresas y lugares de trabajo, junto a condiciones laborales más estables y protegidas, con los mismos jefes, las mismas normas y las mismas tareas (Harman, C. 2002). De esta forma los trabajos “tem­porarios” también pueden ser permanentes.
La difusión del empleo “en negro”, la creciente inestabilidad a la cual están asociados gran parte de los empleos a tiempo parcial, junto con la magnitud alcanzada por la población con problemas para vender su fuerza de trabajo nos induce a situar en el crecimiento de la sobrepoblación relativa para el capital uno de los factores determinantes del deterioro en las condiciones de empleo[12].
La inestabilidad en la inserción laboral no sólo refiere a la rotación entre situaciones de empleo, desempleo e inactividad, sino que alude a la falta de seguridad en la relación laboral. Esta amenaza a la que se enfrentan los trabajadores con contratos a término o en períodos de prueba, aún sin volverse efectiva, actúa como un mecanismo de control y disciplinamiento permanente. Estos trabajadores son, a su vez, altamente vulnerables ante una caída en el nivel de actividad, lo cual refuerza la posibilidad de mantener estrategias de flexibilización y deterioro de las condiciones de trabajo a largo plazo profundizando la sujeción del trabajo al capital.
Esto no significa que el capital haya aplastado toda resistencia de los trabajadores, ni que pueda seguir acu­mulando sin reproducir continuamente una fuerza de trabajo relativamente permanente, más bien sucede que las luchas de resistencia han comenzado a adaptarse a estas nuevas condiciones ensayando asimismo nuevas respuestas.
 
V. Limitaciones del concepto de precariedad laboral para una mirada histórica del trabajo asalariado
 
El principal problema que plantea la noción de precariedad laboral descansa en sus propios supuestos, en particular, su definición a partir de una referencia negativa en contraposición a un “modelo” de empleo considerado como “típico”, que no es otra cosa que una construcción ahistórica e idealizada.
Este modelo de empleo “típico” parte de una abstracción de condiciones de trabajo relativamente difundidas en una etapa históricamente determinada del capitalismo –la denominada “edad de oro”– ignorando que fueron conquistadas por los trabajadores en un período ascendente de la lucha de clases. Una mirada global de la historia del capitalismo revela que estas condiciones no son universales ni permanentes. Si comprendemos a las relaciones laborales como formas en que se expresa el enfrentamiento entre las clases sociales, y asumimos el carácter de por sí dinámico de toda relación contradictoria, se desvanece la posibilidad de utilizar un modelo, de por sí estático.
La misma lógica con que se aborda el problema supone la naturalización de las relaciones capitalistas de producción y consumo, y la idealización del Estado capitalista como ente autónomo y árbitro neutral de las relaciones laborales, situado en una relación de exterioridad y por encima de las clases sociales. En este sentido, queda oculto el origen de las políticas estatales respecto al uso y consumo de la fuerza de trabajo por el capital como cristalización de relaciones de fuerza, que se emplazan y articulan en torno a un determinado modo de desenvolvimiento de la acumulación del capital. El resultado es la aceptación acrítica de las formas fetichizadas y, por tanto, su reproducción y legitimación.
La construcción de un modelo de empleo típico para definir las transformaciones recientes en las relaciones laborales como “precarias” tiende a privilegiar una aproximación meramente descriptiva para analizar la realidad social, y en este sentido las conclusiones no pueden más que moverse en un plano valorativo.
Ese tipo de abordaje no se distancia en mayor medida de nociones como la de trabajo decente y se plantea en un nivel más vinculado a la “calidad del empleo”, enfoques difundidos por organismos internacionales como la OIT y adoptadas por organismos públicos en el diseño de sus políticas de empleo.
El contenido de denuncia presente en la idea de precarización es, a su vez, lo que dio impulso a su difusión, incluso como bandera reivindicativa. La discusión sobre la precariedad laboral supone una orientación progresiva en tanto recupera y enlaza conquistas históricas como base para proyectar las reivindicaciones de la clase trabajadora en el presente, aportando en la recuperación de la memoria histórica, y reforzando la cultura e identidad de clase.  Pero simultáneamente, el apego lineal y literal a esta orientación tiende a reproducir una mirada acrítica sobre ciertas formas que asume la relación de explotación en contraposición a otras, habilitando expectativas sobre la posibilidad de un capitalismo más humano. Tras la dicotomía entre empleo estable/protegido y empleo precario, se torna difusa la explotación intrínseca al trabajo asalariado. Incluso en las mejores condiciones laborales posibles, el trabajo asalariado difícilmente pueda considerarse estable y protegido.
Contrariamente, centrando la crítica en el trabajo asalariado como tal, es posible visualizar cómo las diferentes formas que adquiere la relación salarial en los últimos años operan sobre un mismo contenido, esto es, la profundización de la sujeción del trabajo al capital.
Si la “precarización” tiende a designar una realidad heterogénea en las formas del trabajo asalariado, parece claro que todas y cada una de las políticas que la fomentan contemplan desde su diseño al conjunto de los trabajadores en tanto clase, promoviendo su división y apuntando a disgregar sus formas de organización y resistencia. Esto implica que para contrarrestar estas políticas se hace necesario pensar respuestas generales que partan desde el conjunto de la clase buscando los elementos comunes que subyacen y que permitan integrar las particularidades bajo un denominador común.
 
Bibliografía
 
Ameglio, E., Rivas, D., Grzetich, A., Delgue, J. y H. Fernández Brignoni (1988): “El empleo precario asalariado”, en Ameglio, E., Calvo, C., et. Al., El empleo precario en el Uruguay, Lima, CIAT.
Amin, S. (1999), “Un final no feliz”. En Al-Ahram Weekly N° 462; 30/12/1999, El Cairo.
Antunes, R. (2005), Los sentidos del trabajo. Ensayo sobre la afirmación y la negación del trabajo, Herramienta-TEL, Buenos Aires.
Arceo, E. (2005), “El impacto de la globalización en la periferia y las nuevas y viejas formas de la dependencia en América Latina”, Cuadernos del Cendes, Año 22, N° 60, Tercera época, Caracas.
Astarita, R. (2004), Valor, mercado mundial y globalización, Ediciones Cooperativas, Buenos Aires. 
Beccaria, L. y Galín, P. (2002), Regulaciones laborales en la Argentina. Evaluación y propuestas, Fundación OSDE/CIEPP, Buenos Aires.
Beccaria, L., J. Carpio y A. Orsatti (2000), “Argentina: informalidad laboral en el nuevo modelo económico”, en Carpio, J., E. Klein e I. Novacovsky (comp.) Informalidad y exclusión social, FCE/ OIT/ Siempro, Buenos Aires.
Castillo, J. J. (1988/89), “La división del trabajo entre empresas”, en Sociología del Trabajo N° 5, España.
Eskenazi, M. (2009) “Viejos-Nuevos ‘modelos’: La acumulación de capital en la posconvertivilidad y sus consecuencias para la clase trabajadora, en Revista Contribución a la Crítica, N°4, Buenos Aires.
Feldman, S. y P. Galin (1990), “Nota introductoria”, en Galin, P. y Novick, M. (comp.), La precarización del empleo en la argentina, Centro Editor de América Latina/ OIT/ CIAT/ CLACSO, Buenos Aires.
Gilly, A. (1994), “¿Flexibilidad, o el asalto contra el trabajo?”, en Martínez, O. (comp.), Pensando la reconversión. Una visión crítica de la flexibilidad y la calidad total, CIPES, Buenos Aires.
Gramsci, A. (1998), Notas sobre Maquiavelo, sobre la política y sobre el Estado moderno, Ed. Nueva Visión, Argentina.
Harman, C. (2002), La Clase trabajadora en el Siglo XXI; Ed. Socialist Workers,
Londres.
Hobsbawm, E. (1998), Historia del Siglo XX, Editorial Crítica, Argentina.
Marticorena, C. (2009), “La negociación colectiva en la industria manufacturera argentina. Un análisis de su contenido durante la postconvertibilidad a la luz de las transformaciones operadas en los años ’90”, ponencia presentada en el 9º Congreso Nacional de Estudios del Trabajo, ASET, 5 al 7 de agosto, Buenos Aires.
Marticorena, C. (2008), “La situación del trabajo asalariado industrial durante la posconvertibilidad. Aproximación a sus características según la inserción externa de las actividades”, Revista Realidad Económica, N° 236, IADE, Buenos Aires.
Marx, K. (2001a), El capital. Resultados del proceso inmediato de producción. Libro I Capítulo IV (Inédito), Siglo XXI Editores, México.
Marx, K. (2001b), Elementos fundamentales para la crítica de la economía política (Grundisse) 1857-1858, Vol. I, Siglo XXI Editores, México.
Marx, K. (1998), El capital. Crítica de la economía política, Tomo I, Siglo XXI Editores, México.
Neffa, J. C. (2005), “Las principales reformas de la relación salarial operadas durante el período 1989-2001 con impactos directos e indirectos sobre el empleo”, CEIL-PIETTE, Buenos Aires.
Pok, C. (1992), “Precariedad laboral: personificaciones sociales en la frontera de la estructura del empleo”, Seminario Interamericano Medición del Sector Informal, OEA, 26-28 de agosto, Lima.
Pok, C. y A. Lorenzetti (2004), “Los perfiles sociales de la informalidad en Argentina”, Documento presentado en el taller Informalidad y género en la Argentina, Centro Cultural de la Cooperación, 28 de mayo de 2004.
Portes A. y R. Schauffler (1993), “De la mano de obra excedente a la empresa dinámica: perspectivas de competencia del sector informal latinoamericano”, en Estudios Sociológicos, Vol. XI, N° 33, México.
Ximénez Sáez, D. y O. Martínez (1993), La reconversión en las empresas. Su repercusión laboral, Editorial Letrabuena, Buenos Aires.
Standing, G. (1999), Global labour flexibility. Seeking distributive justice, OIT, Ginebra.
Sylos Labini, P. (1964), “El empleo precario en Sicilia”, en Revista Internacional del Trabajo, Vol. LXIX, N° 3, OIT, Ginebra.
Veltz, P. (2000), Le nouveau monde industriel, Editions Gallimard, París.


 

En este trabajo retomamos elementos planteados en la ponencia “Observaciones acerca de la relación entre precariedad laboral y trabajo asalariado”,presentada en el Encuentro de Investigadores en Historia de la Sociología y las Cs. Sociales (IIGG, noviembre de 2006), donde desarrollamos algunas reflexiones preeliminares sobre el tema.
 
[2] Esta preocupación fue indicada en algunos trabajos señalando que se prestó más atención a las expresiones que designa y a sus formas de operacionalización en detrimento de una indagación conceptual del fenómeno (Pok, C. y A. Lorenzetti, 2004).
[3] Si bien en una de las primeras apariciones del concepto de precariedad Sylos Labini (1964) lo utiliza tanto para asalariados como para no asalariados, análisis posteriores definieron la precariedad como una característica que pueden asumir las relaciones asalariadas. Sin embargo, para dicho autor la precariedad no asume las mismas características en uno u otro caso: mientras que en los trabajadores asalariados refiere a la falta o carencia de contrato de trabajo permanente, volviendo inestable la relación laboral, el atributo distintivo para los no asalariados precarios son los bajos e inestables ingresos.
[4] Desde la perspectiva de la patronal y sus intelectuales, la flexibilización se vincula con la desestructuración de las “rigideces” del mercado de trabajo. La flexibilidad en la gestión de la fuerza de trabajo alude a una serie de disposiciones que apuntan a quebrar la estabilidad en la relación laboral, abaratar la fuerza de trabajo y disponerla en función de las necesidades cíclicas del capital (Ximénez Saez y Martínez, 1993). En palabras de Gilly (1994: 8) “Por flexibilidad se entiende derogar las conquistas históricas contractuales sobre definición de tareas, respeto a la calificación profesional, contratación, de los ritmos y cargas de trabajo, prohibición de traslado unilateral y arbitrario del trabajador de un puesto a otro, y cualquier otra disposición que favorezca el control de los trabajadores y de su organización sobre el uso de la fuerza de trabajo.” Una sistematización de los principales aspectos vinculados a la noción de flexibilidad puede encontrarse en Marticorena (2009).
[5] “(...) en el mercado de las mercancías propiamente dicho, el obrero, como cualquier otro poseedor de dinero, sólo se distingue en cuanto comprador del poseedor de mercancías en su calidad de vendedor. Pero en el mercado de trabajo, por el contrario, el dinero se le enfrenta siempre como forma monetaria del capital, y por tanto el poseedor de dinero se le contrapone en cuanto capital personificado, en cuanto capitalista, así como él, por su parte, se contrapone al poseedor de dinero como simple personificación de la capacidad de trabajo y por ende del trabajo, como obrero.” (Marx, 2001a: 49)
[6] “Esta perpetuación de la relación entre el capital como comprador y el obrero como vendedor de trabajo constituye una forma de la mediación inmanente a este modo de producción; pero es una forma que sólo formalmente se diferencia de otras formas más directas de la subyugación laboral y de la propiedad de ellas por parte de los poseedores de las condiciones de producción. Encubre, como mera relación monetaria, la transacción real y la dependencia perpetua que esa intermediación de la compraventa renueva incesantemente.” (Marx, 2001a: 105)
[7] La relación de fuerzas a escala internacional plantea al capital la adaptación forzosa de la acumulación. “Determinados objetivos políticos –el pleno empleo, la contención del comunismo, la modernización de unas economías atrasadas o en decadencia– gozaban de prioridad absoluta y justificaban una intervención estatal de la máxima firmeza.” (Hobsbawn, 1998: 275-276) Sin el peligro que el comunismo representaba, la socialdemocracia occidental jamás hubiera sido capaz de imponer el Estado de bienestar, basado en el proyecto de conciliación –coyuntural e inevitablemente contradictorio– entre capital y trabajo.
[8] Estas características se desarrollaron, a su vez, bajo diversas formas en los países dependientes de acuerdo a sus particularidades históricas. En la Argentina, con anterioridad a la reforma de la Constitución de 1949, las relaciones laborales se regían por el Código Civil y el Código de Comercio, donde el contrato de trabajo se definía como una relación de locación de servicios. Las disposiciones en materia de preaviso o indemnización por despido comienzan a implementarse en 1934, extendiéndose a todos los trabajadores en 1945. Recién en el año 1964 se promulga la ley del salario mínimo, vital y móvil; el sueldo anual complementario fue establecido en 1945 y las asignaciones familiares en 1957. (Neffa, 2005).
[9] El control de los flujos migratorios es una herramienta para “administrar”, por vía estatal, la oferta y demanda de fuerza de trabajo sobrante para el capital, convirtiéndose así en otro mecanismo para estimular la división y la competencia entre los trabajadores, promoviendo incluso la xenofobia.
[10] Por otra parte, si bien en los países centrales los salarios tienden a ser en promedio más altos, los niveles de calificación establecidos y las inversiones existentes en instalaciones e infraestructura también suponen la tendencia a que estos trabajadores sean más productivos, generando más plusvalía para el capital que los trabajadores de países con menor productividad promedio. De hecho, la mayor parte de la reestructuración de la industria en las últimas tres décadas ha tenido lugar en regiones indus­trializadas del mundo.
[11] Al descender en la cadena de subcontratación se observa un deterioro en las condiciones de trabajo, produciéndose de esta manera una diferenciación entre trabajadores dentro de la empresa madre y trabajadores dentro de las empresas subcontratadas (Antunes, 2005; Castillo, 1988/89).
[12] Principalmente de las formas estancadas o intermitentes, caracterizadas por condiciones de desocupación o semiocupación. A su vez, en los movimientos cíclicos de la economía se observa la atracción o repulsión de trabajadores que se asocian a las formas flotantes de la sobrepoblación relativa. (Marx, 1998).
 
http://www.herramienta.com.ar/herramienta-web-6/reflexiones-criticas-acerca-de-la-relacion-entre-precariedad-laboral-y-trabajo-asa
Related Posts with Thumbnails