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17/02/2010

Les agences de notation, bras armé des marchés et des spéculateurs

José Fort

« Le gros de l’orage est passé », claironnaient il y a peu Sarkozy et Lagarde. Voici que la crise prend une nouvelle dimension avec l’annonce du surendettement de la Grèce, de l’Espagne et du Portugal. Un an après les milliards de dollars (25% du PIB mondial, selon la Banque centrale européenne) versés aux banques, voici des Etats sous le feu des mêmes établissements financiers ayant bénéficié de l’argent des contribuables. La prétendue « régulation » du capitalisme est une imposture.

Les marchés et les spéculateurs restent les maîtres du jeu. D’autant qu’ils disposent des relais leur permettant de mener leurs opérations de dépouillement : les agences de notation présentées comme des institutions privées compétentes. Tout le monde en parle sans donner la moindre explication. Ces agences de notation, c’est quoi ?

Trois principales agences de notation font la pluie et le beau temps : Standard§poors’, Moody’s et Fitch Ratings. Toutes sont nord-américaines. La première est une filiale de l’empire McGrow-Hill, entreprise US basée à New York spécialisée notamment dans le bâtiment, l’édition, les médias et bien entendu cotée en bourse. Elle s’est distinguée pour ne pas avoir prévu aux USA l’effondrement de l’immobilier (subprimes), la faillite de la banque Eron, la crise financière mondiale. Le conseil d’administration de Standard§poors’(les autres agences aussi) est composé d’hommes d’affaires nord-américains et… un Français, surtout de hauts dignitaires de l’armée, du monde politique et économique US. Ce sont ces gens (par ailleurs membres des conseils d’administration de grandes banques) qui distribuent les bons et les mauvais points aux Etats facilitant ainsi la spéculation sur les pays en difficulté. Les rapaces organisent entre eux la curée provoquant dans un premier temps le surendettement, le diagnostiquant dans un deuxième, avant de fondre sur la proie pour en finir avec les restes. A Paris, dans toutes les capitales et institutions européennes, ce scandale est soigneusement camouflé. Sauf sur les « remèdes » à apporter : tous sont d’accord pour faire payer les plus pauvres en s’attaquant à la hache aux services publics et aux acquis sociaux.

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