L’écart de taux de chômage entre hommes et femmes se resserre. De quatre points jusqu’au milieu des années 1990, il est tombé à moins d’un point au 2ème trimestre 2009 (8,4 % contre 9,4 %). Et comme les hommes sont en proportion un peu plus nombreux à se porter sur le marché du travail, on compte autant de femmes que d’hommes au chômage en France, 1,3 million selon la définition qu’utilise l’Insee.
Plusieurs facteurs expliquent cette "égalisation". Sur le long terme, les femmes ont tiré davantage profit des créations d’emplois dans le secteur tertiaire, de la distribution aux emplois domestiques, en passant par l’enseignement ou la santé. Leur niveau de diplôme s’est très nettement rapproché de celui des hommes, même si elles s’orientent vers des filières moins valorisées. A plus court terme, la récession économique amorcée à partir de l’été 2008 a particulièrement frappé les secteurs employant des hommes (industrie et bâtiment notamment). Enfin, l’intérim - qui embauche plus d’hommes que de femmes - a servi de première variable d’ajustement.
Ce phénomène ne doit pas faire illusion. "L’égalité" résulte pour une part du développement d’emplois de mauvaise qualité à temps très partiel. En matière de conditions d’emploi (salaires, statuts, responsabilités, temps partiel subi, etc.), les femmes demeurent très largement défavorisées sur le marché du travail.
Evolution du taux de chômage en France par sexe, en %
Source : Insee
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