À procura de textos e pretextos, e dos seus contextos.

21/03/2010

Le climat, l’imposteur et le sophiste

Olivier Godard

Olivier Godard, directeur de recherches au CNRS, économiste du développement et de l'environnement, répond aux "sophistes" et aux "imposteurs" qui, de Claude Allègre à François Ewald, prétendent s'appuyer sur la science pour contester les études du GIEC sur le dérèglement climatique.

Ce qui est déjà parti pour être un best seller, le dernier livre de Claude Allègre dénonçant une imposture climatique, a trouvé dans la presse des journalistes rétifs. Le 25 février Anne Bauer, journaliste aux Échos en faisait une recension honnête, mais sans fard : par sa mauvaise foi et son simplisme, l'ouvrage s'assimilait à un pamphlet ; ce n'était pas le livre d'un homme de science. Elle aurait pu être plus mordante envers ce mauvais roman d'une prise supposée du pouvoir par un petit groupe d'hommes, qui n'aurait de précédent que celle des bolcheviks lors de la révolution russe de 1917… Le lendemain, Stéphane Foucart, journaliste au Monde, pointait le « Cent-fautes de Claude Allègre ». Le livre est truffé d'erreurs et d'affabulations, nous dit-il : référence à des auteurs ou des articles qui n'existent pas, assimilation des opinions des présentateurs météo de la télé américaine à celle des scientifiques du climat, enrôlement arbitraire de scientifiques au service de points de vue qu'ils ne défendent pas, etc.

C'est dans ce contexte que le 2 mars, Les Échos publiaient une « apologie de Claude Allègre » signée François Ewald, cet ancien assistant de Michel Foucault devenu l'intellectuel de la Fédération française des sociétés d'assurance puis le titulaire d'une Chaire au Cnam. Ewald s'en prenait aux journalistes qui auraient fait preuve d'intolérance et cédé à leurs convictions militantes. Protestant avec gravité, il le faisait, prétendait-il, au nom de l'éthique des sciences : pointer les erreurs serait une manière d'esquiver la thèse centrale de l'ancien ministre. Et Ewald de juger impératif un débat national sur les conditions de transformation d'une « hypothèse douteuse » (sic) (celle du réchauffement climatique en cours et à venir) en « dogme » (sic). Et de voir en Allègre un nouveau Michel Foucault déconstruisant l'imposture climatique née des amours adultères de la science et du pouvoir ! Pauvre Foucault !

Jusqu'où notre sophiste ira-t-il pour défendre l'indéfendable ? L'éthique des sciences, cela commence par respecter les règles de la vie scientifique : le souci de la démonstration et de la preuve, la précision des sources, la publication de travaux dans des revues scientifiques, tous éléments qui mettent à l'épreuve des allégations ou hypothèses avant d'en faire un savoir admis digne d'être communiqué comme tel au grand public. Ce qui est reproché à Allègre ce n'est pas d'avoir des idées et des opinions, aussi farfelues et brouillonnes soient-elles, mais d'usurper l'autorité de la science sans en respecter aucune des règles. Allègre le revendique d'ailleurs en faisant de sa position de sniper de la communauté scientifique compétente la preuve intrinsèque et ultime qu'il a raison : tous les génies n'ont-ils pas bousculé les préjugés et les routines de leur temps ?

A la suite d'Allègre, Ewald met en cause les modèles numériques utilisés par les climatologues. Il y voit une base précaire. Il oublie de dire que les modèles du climat ne sont pas de pures constructions statistiques montées à l'aveugle, mais qu'ils sont fondés sur la théorie physique la plus incontestable ; qu'un système unique d'équations permet de reproduire les saisons et les différents climats régionaux et qu'ils ne parviennent à reproduire les évolutions observées depuis le XIXè siècle qu'en prenant en compte l'effet de l'accumulation atmosphérique de gaz à effet de serre. Foin des humeurs du soleil et du magnétisme ! Aucune équipe de modélisation n'a encore réussi à construire un modèle du climat compatible avec la physique et avec les données d'observation qui ne conduise pas à un réchauffement global de la planète. Pourtant il y aurait le Nobel à la clé en cas de succès. Alors, parler d'hypothèse douteuse comme le fait Ewald !

Quant à la théorie du complot ourdi par une science appliquée assoiffée de crédits, elle n'est pas nouvelle du tout. Yves Lenoir l'avait mobilisée en des termes très similaires dans un livre publié en 1992, au titre évocateur : « La vérité sur l'effet de serre. Le dossier d'une manipulation planétaire ». Il utilisait déjà des procédés rhétoriques, révélés en leur temps pour ce qu'ils étaient (1). Il y eut aussi, la même année, sur le problème connexe de l'ozone stratosphérique, Ozone, un trou pour rien. Le genre n'a pas désempli depuis lors.

Il est troublant de voir le succès des balivernes climato-sceptiques auprès de l'opinion et de certains médias tout frétillants de pouvoir mettre à terre ce qu'ils avaient porté, il y a peu, au rang des causes les plus élevées. Il est triste de voir une certaine intelligentsia, écrivains, "penseurs médiatiques", philosophes de salon, qui ne connaissent pas plus la science du climat que la science tout court, se rallier aux faussaires ou aux bouffons dans lesquels ils voient le nec plus ultra d'une science innovante qui ose renverser la pensée unique avec courage. Du haut de leur incompétence ils jugent que les milliers de scientifiques qui font leur travail avec sérieux sont des idéologues ou des incapables, sauf dans l'art de la manipulation, mais que nos imposteurs médiatiques sont les savants qui disent enfin la vérité sur la nudité du roi…

Il y a un point d'importance dans la rhétorique d'Ewald le sophiste, comme de tous ceux qui veulent accréditer des thèses que la science n'admet pas, qu'il s'agisse des créationnistes ou des négationnistes de la Shoah : l'invocation du nécessaire débat public pour que chacun puisse se faire son opinion. S'abritant derrière le paravent de la démocratie, il s'agit en l'occurrence de faire reconnaître un contenu de vérité à des allégations qui n'ont pas passé les épreuves de la critique scientifique. Comme l'écrivait en avril 2006 Susan Woodbury, présidente de la Société météorologique et océanographique canadienne, face à une demande pressante de climato-sceptiques au premier ministre canadien Harper, d'organiser un débat national où seraient confrontées les « thèses » en présence : « Nous soutenons l'idée d'un programme d'information du public sur le changement climatique. Cependant, nous ne croyons pas que la consultation du public soit un moyen crédible d'évaluer la science du changement climatique ». Et Woodbury de renvoyer aux travaux du GIEC, meilleure synthèse disponible des connaissances mondiales sur le sujet. Se référer au débat public pour juger de la scientificité de différents énoncés, c'est transposer dans l'ordre de la connaissance scientifique une procédure politique, au rebours d'une éthique des sciences. N'était ce pas Raymond Aron qui voyait dans la soumission de la science au politique l'une des sources du totalitarisme ?

Sans relever du même type d'épreuves que l'activité scientifique, les compétitions sportives offrent un exemple à méditer : les journalistes et les passionnés, même les penseurs, peuvent bien donner leur appréciation, avant et après les épreuves, sur la valeur des sportifs en compétition, les radios peuvent bien organiser des débats sur les atouts, les chances ou les mérites des athlètes, ce n'est pas la mise en débat public qui forme le cœur de l'épreuve sportive. Il en va de même pour la science, à la différence près que le public ne peut pas observer de visu les épreuves et leurs résultats, c'est-à-dire disposer d'une intelligibilité sensible immédiate. Ce spectacle lui est fermé du fait qu'il n'y a pas de science sans détour par une construction, une abstraction, une généralité, pas de science sans connaissances et sans compétences préalablement acquises. Alors le public est tenté de renvoyer chacun dos à dos, ou de choisir l'une des « thèses » en fonction de croyances a priori, ce qui est le but recherché par les détracteurs.

Quel est le rôle des médias dans tout cela ? S'ils n'y prêtent attention, ils offrent une plateforme inespérée aux faussaires. Le détournement du principe de l'équilibre démocratique de l'expression des opinions en est le vecteur. Au concret c'est au mieux la règle de l'égalité des moyens (présence, temps de parole) donnés aux deux « camps » en présence : les pour et les contre, agençant ainsi une fausse symétrie du vrai et du faux. « L'équité » commanderait de traiter de façon égale la parole des représentants des « défenseurs » de la thèse du changement climatique d'origine anthropique et celle de ses détracteurs.

Un piège redoutable se referme alors sur les scientifiques concernés, ceux qui, à travers le vocable « officiel » dont on les affuble ou du fait de leur participation aux travaux du GIEC, voient l'indépendance de leur jugement scientifique récusée sans discussion. Accepter le débat revient implicitement et indûment à reconnaître un statut scientifique à des allégations que la communauté scientifique s'est refusé à admettre : les conditions d'un débat public orchestré par les médias ne permettent pas, en pratique, la mobilisation des ressources (temps nécessaire au développement d'une argumentation, mobilisation de données, étude critique de la littérature scientifique publiée) indispensables aux scientifiques pour faire un sort à des propos non fondés. Refuser le débat, c'est donner à voir l'apparence d'une attitude fermée, qui sera interprétée comme sectaire, dogmatique et contraire à l'éthique de la discussion scientifique ; c'est donner l'impression d'avouer qu'on a quitté le terrain scientifique fait d'inter-critique des concepts, méthodes et résultats et de confesser une situation de faiblesse ou d'incapacité à réfuter les propos des détracteurs, ou bien l'adhésion idéologique à un dogme.

Que le débat politique soit légitime pour déterminer la politique climato-énergétique à adopter, il n'y a aucun doute. Encore faudrait-il qu'il puisse s'engager sur une base saine et non sur la confusion entretenue à laquelle Allègre et Ewald contribuent autant qu'ils le peuvent. Établir une base de connaissances partagée à l'échelle mondiale, c'est le projet qui a présidé à la création du GIEC et qu'il a remarquablement mené jusqu'à présent malgré les nombreuses tentatives de déstabilisation qu'il a connues depuis sa création en 1988. Une erreur empirique faite dans le rapport de 2007 du Groupe 2 du GIEC concernant la date de fonte des glaces de l'Himalaya, n'est pas de nature à remettre en cause le bilan scientifique établi dans le rapport du Groupe 1, ou les scénarios d'émission et l'analyse des instruments de politique présentées dans le rapport du Groupe 3…

Inversant les rapports du faux et du vrai et surfant sur les thèmes à la mode comme la déconstruction de la science et le débat public, l'imposteur et le sophiste en viennent à leur objet véritable : délégitimer à la racine des politiques publiques du climat « aussi coûteuses qu'inefficaces ». Avec un certain talent ils pratiquent les recettes bien décrites par David Michaels dans son livre (2) dévoilant les stratégies de dé-crédibilisation des bases scientifiques de la gestion des risques sanitaires aux États-Unis. Tout ça pour venir à la rescousse du conservatisme le plus étroit ! La France de l'esprit est soumise ces temps-ci à de bien mauvais vents.

(1) Olivier Godard, « Sciences et intérêts : la figure de la dénonciation - A propos d'un livre d'Yves Lenoir sur l'effet de serre », Natures, Sciences, Sociétés, 1(3), juillet 1993, pp. 238-245.

(2) D. Michaels, Doubt is their product - How industry's assault on science threatens your health, Oxford University Press, 2008. Dans ce livre, l'auteur analyse les stratégies mises en œuvre par des consultants spécialisés recrutés par des groupes industriels, dont les plus connus opéraient dans l'industrie du tabac, pour pervertir l'information et mettre en doute de façon systématique les résultats scientifiques pouvant aboutir à mettre en cause leurs produits.

http://www.alternatives-economiques.fr/le-climat--l-imposteur-et-le-sophiste_fr_art_633_48600.html

Hommage : Jean Ferrat chante « À la une »

Acrimed

Quand on sait que Jean Ferrat ne s’est jamais vautré dans le consensus, il ne faut pas laisser les hommages unanimes effacer ce qu’il a été et ce qu’il a chanté.

Après avoir connu la censure à plusieurs reprises dans les années soixante, Jean Ferrat s’est éloigné des projecteurs et de Paris, ne participant qu’exceptionnellement à des émissions de variété. Ainsi, sa dernière grande apparition publique remonte à janvier 2003 dans « Vivement Dimanche » sur France 2.

Pourtant son succès auprès des Français reste intact. Pour preuve, la forte audience télé de la rediffusion de « Vivement Dimanche » le 14 mars 2010 (lendemain de son décès) qui a rassemblé 3 700 000 téléspectateurs et atteint 20,7% d’audience (L’Humanité Dimanche, 18 mars 2010). L’absence de médiatisation n’a pas entravé la diffusion de ses disques : sa dernière compilation sortie en octobre 2009 s’est vendue à 115 000 exemplaires en quelques semaines [1]. Enfin, ses obsèques diffusées le 16 mars à 14h30 sur France 3 ont même été suivies par un téléspectateur sur trois…

Si Jean Ferrat a chanté la montagne, l’amour, les petites gens et s’il « chante à jamais [la France] des travailleurs », il ne s’est pas gêné non plus pour critiquer la télévision dans une chanson intitulée « A la une ». C’est le moindre hommage que nous lui devions de reprendre ici cette chanson.

IMG/flv/ferrat.flv

À la une

C’est une émission formidable sur les problèmes de société
Où des héros et des minables vous parlent en toute liberté
Sont-ils victimes sont-ils coupables, ce soir voici pour commencer
Quelques racketteurs redoutables qui font la sortie des lycées
Ils vont pour vous se mettre à table, à condition d’être masqués
Un témoignage inoubliable, un grand moment de vérité

Ce soir, ce soir, après « La Roue De La Fortune »
Les racketteurs, les racketteurs sont à la une

C’est une émission fantastique où vous avez un rôle à jouer
Un rôle moral, un rôle civique pour nous aider à retrouver
Tous ceux dont on est sans nouvelles, disparus, volatilisés
Ce soir je vous lance un appel, vous seuls pouvez nous renseigner
Dans quels bas-fonds la malheureuse a-t-elle un jour pu s’égarer
À l quelles manœuvres très douteuses a-t-elle fini par se livrer ?

Ce soir, ce soir, après « La Roue De La Fortune »
La main d’ma sœur, la main d’ma sœur est à la une

C’est une émission fracassante sur les tréfonds d’la société
Une tranche de vie saignante que vous ne pouvez pas manquer
Un homme qui a payé sa dette, vingt ans de prison mérités
Reconstituera en direct le crime qu’il a perpétré
Tout ce qui s’passait dans sa tête, combien de fric il a touché
En appuyant sur la gâchette pour refroidir un député

Ce soir, ce soir, après « La Roue De La Fortune »
Les assassins, les assassins sont à la une

C’est une série faramineuse de grands débats télévisés
De controverses fabuleuses, de face-à-face sans pitié
Entre qui saigne et qui charcute, entre bourreaux et torturés
Entre un ripou et une pute, un délateur, un dénoncé
Entre un para et un fellouze, entre un violeur et des violées
Et puis comme une apothéose, entre SS et déportés

Ce soir, ce soir, après « La Roue De La Fortune »
Un PAF obscène, un PAF obscène est à la une.

***

En mai 2004, Jean Ferrat dénonçait, dans un article paru dans Le Monde Diplomatique - « Chanson française et diversité culturelle » sur le site du Monde Diplomatique - les phénomènes d’ententes dans l’industrie du disque ainsi que l’absence de diversité musicale dans les radios. « La « libre entreprise » des marchés dans le domaine de la chanson, écrivait-il, conduit à un appauvrissement dramatique de la diversité culturelle : elle met en cause l’existence même de la liberté d’expression pour la très grande majorité des artistes français. » Dans ce même article, il apportait son soutien complet au intermittents du spectacle : « De cette situation il résulte que la nouvelle réglementation visant les intermittents est particulièrement injuste, car elle touche en premier les plus défavorisés d’entre eux. »

Critique des médias et passionné de justice : merci Jean Ferrat !

Notes

[1] Challenges, 21 janvier 2010.

http://www.acrimed.org/article3331.html

ACIDENTES DE TRABALHO PREOCUPAM CGTP-IN

Temos assistido em Portugal a acidentes de trabalho, designadamente no sector das obras públicas, com uma dimensão e frequência com consequências graves (de que os últimos no IP4 são significativo exemplo), que determinam uma particular preocupação por parte da CGTP-IN, no quadro das implicações para os respectivos trabalhadores e no que concerne ao respeito pelas normas de prevenção em vigor.

Neste sentido, e na qualidade de membro com assento no Conselho Consultivo para a Promoção da Segurança e Saúde no Trabalho, entidade coordenada pela Autoridade para as Condições de Trabalho, a CGTP-IN apelou a uma maior prevenção e uma melhor fiscalização e consequente responsabilização, como se pode constatar na carta enviada ao Inspector Geral do Trabalho, que a seguir transcrevermos:

“A CGTP-IN, como organização sindical e com assento no Conselho Consultivo para a Promoção da Segurança e Saúde no Trabalho, que a ACT coordena, vem manifestar, mais uma vez, a sua grande preocupação face a estas situações.

Estes acidentes revelam a falta de prevenção e exige uma maior promoção para a segurança e saúde no trabalho, bem como uma melhor fiscalização por parte das autoridades competentes, tendo a ACT um papel determinante no apuramento das causas deste acidente e na atribuição da responsabilidade contra-ordenacional e no encaminhamento oficioso para o Ministério Público, das informações que possam sugerir uma possível responsabilidade criminal.

Tendo em conta que se desconhecem, ainda, pormenores sobre o sucedido, julgamos que este tipo de intervenção merece ser acompanhado com serenidade e sem alarmismos que possam condicionar a clarificação da situação e a obtenção dos dados necessários para o seu entendimento.

Neste sentido, e relativamente a este caso concreto, solicitamos à entidade que V. Exa. dirige elementos informativos que nos possam auxiliar na explicação e compreensão do acidente e perguntamos se a ACT detém já alguma informação sobre as circunstâncias do acidente que não estejam no âmbito do sigilo processual e que nos possa comunicar?

Se ACT assegurou alguma visita para inspecção à obra no período anterior ao acidente?

Por outro lado, gostaríamos de transmitir as nossas preocupações quanto a eventuais falhas no cumprimento da legislação em vigor, facto que este acidente só veio reforçar, tal como no que diz respeito à falta de regulamentação sobre os requisitos de segurança na forma de montar as estruturas (cofragens, entivações, escoramentos), e sobre as competências e responsabilidades que devem assistir aos coordenadores de segurança e aos fiscais de obra no decurso da sua intervenção.

Por fim, e aproveitando esta oportunidade queremos perguntar quais os processos de inquéritos em curso, o número de autos de notícia levantados, o número e categorias de contra-ordenações aplicadas e eventuais suspensões de actividade neste sector, assim como as informações estatísticas relativas aos acidentes de trabalho ocorridos em 2009, já que no Site da ACT faltam os dados de Novembro e Dezembro do ano transacto.

Pensamos, ainda, que a ACT deve acima de tudo reforçar a sua intervenção na componente preventiva e não apenas no apuramento de responsabilidades após os acidentes, nomeadamente, centrando a sua acção na fase de planeamento das obras e na mobilização de todos os recursos técnicos e humanos necessários, que possam reflectir-se numa correcta programação e aplicação das actividades preventivas.”

CGTP-IN - 19.03.2010

http://cgtp.pt//index.php?option=com_content&task=view&id=1592&Itemid=1

Les fonctions sociales de l'enfermement carcéral : constats, hypothèses, projets de recherche

Philippe Combessie - Soφapol - Sociologie, philosophie et anthropologie politiques - GRASS - Groupe de recherche et d'analyse du social et de la sociabilité

Ce mémoire comprend trois parties. Dans la première je propose une synthèse de constats établis à partir de mes propres travaux et étayés par les acquis des principaux auteurs sur lesquels j'estime pertinent d'appuyer une démarche sociologique rigoureuse sur mon terrain d'investigation actuellement privilégié : au premier rang Emile Durkheim, mais aussi Erving Goffman, Howard Becker, Alvaro Pirès, Mary Douglas, Hannah Arendt, Claude Faugeron, Antoinette Chauvenet, et quelques autres, dont le nom apparaîtra dans ces pages. Je propose une synthèse des constats établis à partir de mes propres travaux, étayés par les œuvres de ces maîtres. Cette première partie se développe en cinq chapitres : 1/ le crime est une construction sociale, 2/ les prisons stigmatisent leur environnement (la notion de périmètre sensible), 3/ les relations entre les agents de la prison dépendent de l'environnement, 4/ ce que produit la prison comme ce qui s'y déroule est surdéterminé par ce qui se passe en amont, 5/ on n'enferme pas « sociologiquement correct ». La deuxième partie de ce mémoire est constituée d'une analyse originale présentée sous forme de deux hypothèses qui s'inscrivent dans le prolongement de mes travaux précédents et de ceux des auteurs dont les analyses servent de point d'appui aux miennes. Ces deux hypothèses devraient contribuer à un renouvellement de l'analyse sociologique de la prison, et, plus largement, à un enrichissement de la sociologie de la déviance. La première interroge l'influence de l'enfermement carcéral sur la construction sociale de l'image du criminel : alors que, selon la logique judiciaire, c'est la condamnation qui différencie criminels et innocents, je postule que la prison joue un rôle déterminant, à la fois en tant que telle et comme stigmate le plus puissant des dispositifs de coercition de la justice pénale. La seconde propose une analyse macrosociologique des fonctions sociales de l'enfermement pénitentiaire, dont la principale, masquée, est analysée comme fonction latente de la prison : étayée par une nouvelle lecture de la thèse de Paul Fauconnet sur la responsabilité pénale, cette fonction latente permet de comprendre la survivance du dispositif carcéral malgré son inadéquation au plus légitime des objectifs qui lui sont assignés : l'amendement des repris de justice. Dans la troisième partie de ce mémoire, je présente un éventail de projets de recherches visant à permettre de répondre aux questions soulevées par les hypothèses précédemment développées. J'ai regroupé ces projets selon trois axes de recherche : 1/ les étapes du processus pénal : recherches quantitatives et qualitatives sur les « tris » opérés selon des logiques pénales et sociales parmi les justiciables lors de ces différentes étapes (compléments de recherches existantes ou en cours), 2/ les réactions des justiciables mis en cause dans une affaire pénale : recherches sur les inégales stratégies mises en œuvre face aux risques d'enfermement, 3/ les représentations sociales de la prison et des dispositifs de coercition légaux : recherches sur les représentations des divers groupes sociaux (réactualisations de recherches anciennes et compléments de recherches partielles) et sur les représentations des « sociologues de la prison » eux-mêmes, dont il convient d'analyser parallèlement les positions dans le champ social, les problématiques principales et les déroulements de carrière (aucune recherche en ce sens n'a été effectuée à ce jour). - CombessieHDR.pdf

http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00464087/fr/

Le "réel merveilleux" chez Alejo Carpentier, René Depestre et Gabriel Garcia Marquez

Joël Fauchier - UFR Des Lettres et Sciences Humaines

Notre travail naît d'une ambition : proposer une définition du réel merveilleux, et déterminer à cette fin s'il s'agit d'un genre littéraire, ou plutôt d'un ensemble de textes unis par un mode de rapport au monde. A cet effet, nous interrogeons les textes de trois auteurs majeurs du réel merveilleux caraïbe : du cubain Alejo Carpentier, de l'Haïtien René Depestre et du Colombien Gabriel Garcia Marquez. Notre démarche s'intéresse à la visée littéraire du réel merveilleux comme à sa visée anthropologique. Nous cherchons à déterminer chez ces trois auteurs la part du fantastique et la part du merveilleux, souvent en conflit dans leurs textes. Mais nous mettons aussi en lumière les enjeux historiques et culturels de leur écriture. De notre étude, il ressort que le réel merveilleux exprime, à travers des conflits narratifs, les contradictions qui parcourent le monde caraïbe, partagé entre les déchirures de l'Histoire, et l'utopie du Mythe. D'une part il ouvre sur un monde terrifiant : chaos tellurique où se désagrègent les repères spatio-temporels, hantise de la figure du métis, perception enfin d'une histoire pressentie comme un monstre. D'autre part, il ouvre sur ses propres mythes, qui sont souvent des mythes européens revisités : perception cosmique de l'univers, mythologie euphorique du métissage, réconciliation de l'homme avec le monde par une écriture qui conjugue poésie et carnavalesque. Qu'est-ce que donc que le réel merveilleux ? Non pas un genre littéraire ni une esthétique qui se confinerait dans "un réalisme magique" empreint d'artifice, mais plutôt une expression littéraire propre à l'Amérique latine et notamment aux Caraïbes, qui traduit les terreurs comme les aspirations d'une culture et développe sa quête identitaire aux confins de l'Histoire et du Mythe. - 2002LARE0011_Fauchier.pdf

http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00464189/fr/

Dynamiques sociales et sémantiques dans les communautés de savoirs, morphogenèse et diffusion

Jean-Philippe Cointet - CREA - Centre de recherche en épistémologie appliquée - TSV - Transformations Sociales et Politiques liées aux Vivants - ISCPIDF - Institut des Systèmes Complexes de Paris Ile-de-France

Les communautés de savoirs en tant qu'espaces hybrides, mettent en jeu, d'une part, des individus qui interagissent au sein d'un réseau social et qui produisent des contenus localement, et d'autre part, des entités sémantiques, liées au sein d'un réseau sémantique doté d'une structure autonome. Cette thèse vise à explorer les dynamiques sociales et sémantiques qui animent ces communautés de savoirs, ainsi que leur couplage structurel. Elle s'appuie essentiellement sur deux types d'objets empiriques : les communautés scientifiques et les blogosphères politiques, dont nous suivons l'activité grâce à l'observation in-vivo de leurs traces digitales. Notre ambition est de réaliser une reconstruction phénoménologique réaliste des dynamiques sociosémantiques de ces communautés de savoirs. Pour ce faire, nous distinguons entre les dynamiques liées à la morphogenèse puis à la phylogenèse des réseaux qui composent ces systèmes et les processus dynamiques de diffusion qu'ils supportent. Les méthodes de caractérisation de la morphogenèse des communautés de savoirs permettent, d'une part, de repérer et représenter les structures et propriétés émergentes de ces communautés de savoirs, et d'autre part, de mettre en évidence les comportements individuels réguliers qui les animent. La phylogenèse des communautés de savoirs consiste en la reconstruction des dynamiques de ces structures de haut-niveau émergeant au cours de la morphogenèse. L'analyse des processus de diffusion nous amène à interroger les déterminants structurels micro et macro qui conditionnent la circulation d'information dans ces communautés. L'ensemble de ces approches nous permettent de décrire les communautés de savoirs comme des systèmes dont les dimensions sociale et sémantique sont, par essence, en co-évolution. - These.pdf

http://tel.archives-ouvertes.fr/tel-00464316/fr/

La iniciativa empresarial cae un 27% en 2009

Un dato más confirma que los dos últimos años han sido muy duros para los emprendedores. Desde julio de 2008 a julio de 2009, la actividad emprendedora en España cayó un 27,1%, según el Informe GEM de IE Business School, que analiza cada año la situación de la iniciativa empresarial en más de 50 países del mundo. "Es una mala noticia, resultado de un año excepcionalmente negativo a nivel macroeconómico", dice el director del Centro Internacional de Gestión Emprendedora del IE y principal encargado del estudio GEM, Ignacio de la Vega.

El Informe GEM cifra en 1,5 millones las empresas españolas que se encuentran en fase de consolidación, un dato que ha caído un 29,7% respecto al año anterior. Además, el abandono de negocios y empresas ha aumentado un 52,8% respecto a 2008, es decir, más de 400.000 iniciativas empresariales han cerrado.

Según los autores del GEM, la crisis económica es la explicación de la drástica disminución de empresas que crean o diversifican desde la matriz, así como de la disminución de empresas completamente innovadoras y de la caída de la exportación. No todo es negativo. Los expertos destacan la mejora de la competividad y el mayor uso de la tecnología de última generación por parte de más compañías.

"El perfil del emprendedor ha rejuvenencido en 2009", señala el informe. La edad media se sitúa ahora en 36 años y la actividad se ha masculinizado, ya que la participación femenina "se ha visto significativamente perjudicada por la crisis". Mientras que la participación de emprendedores ha caído un 22,1%, la de las emprendedoras ha bajado un 35%. "La brecha se ha ampliado y rompe la tendencia registrada en 2008, cuando las diferencias entre sexos se redujeron notablemente y se rozaba la igualdad entre hombres y mujeres", señala.

En 2009, el capital medio que se necesitaba para que un proyecto echara a andar se situó en 30.000 euros, una cantidad muy inferior a la de 2008, de 50.000 euros. El capital medio aportado por el emprendedor fue de 15.000 euros. El informe explica que la inversión informal ha aumentado "como respuesta a la dificultad de acceso al crédito bancario". Los autores del informe son optimistas en cuanto a las oportunidades para emprender, que se han incrementado en los últimos cinco años. Sin embargo, señalan importantes obstáculos, como la escasa formación emprendedora en la etapa escolar y las dificultades de acceso a la financiación para las personas que inician un nuevo proyecto.

http://www.publico.es/dinero/302332/iniciativa/empresarial/cae

Medidas para garantizar la sostenibilidad de las pensiones y la recuperación económica

Vicenç Navarro

La crisis actual está siendo utilizada por las fuerzas liberales para conseguir lo que no pudieron durante todos estos años, es decir, la reducción de los derechos sociales, laborales y políticos de la clase trabajadora y de las clases populares. Informe tras informe (financiados por la banca, cajas de ahorro, compañías de seguros y asociaciones empresariales) aparecen casi a diario, presionando a los gobiernos para que tomen medidas impopulares tales como la reducción de las pensiones y de los salarios de los trabajadores. En esta enorme avalancha liberal, que los medios de información y persuasión de mayor difusión promueven (proveyendo enormes cajas de resonancia), se da gran espacio a la supuesta inviabilidad de las pensiones públicas, como consecuencia de la transición demográfica. Se subraya una y otra vez que el crecimiento de la población anciana hace inviable económicamente tal sistema público de pensiones de jubilación. En varios artículos he criticado este determinismo demográfico, documentando los errores y manipulaciones que aparecen frecuentemente en tal tipo de argumentos (“Los errores del determinismo demográfico: el caso de las pensiones", Sistema digital, 05.02.10).

La frecuencia e intensidad de esta explicación, que atribuye la crisis e insostenibilidad de los sistemas de pensiones al factor demográfico, se está utilizando para ocultar la causa real del problema de sostenibilidad de tales sistemas de protección social que es la enorme polarización de las rentas, causada precisamente por las políticas liberales llevadas a cabo a los dos lados del Atlántico en la mayoría de países de la OCDE. Veamos los datos.

El gran crecimiento de la productividad que se ha dado en la mayoría de países de la OCDE durante los últimos treinta años no se ha correspondido con el crecimiento de los salarios y de la masa salarial. En realidad, esta última, como porcentaje de la renta nacional, ha disminuido como consecuencia de la aplicación de aquellas políticas neoliberales. Este descenso de las rentas del trabajo ha ido acompañado de un aumento muy considerable de las rentas del capital. País tras país, los beneficios empresariales han crecido sustancialmente (ver mi artículo ”Así empezó todo en EEUU”, Le Monde Diplomatique, junio de 2009). Las cotizaciones sociales, sin embargo, derivan primordialmente de las rentas del trabajo más que de las rentas del capital. La evidencia muestra claramente que la cotización empresarial a la Seguridad Social se realiza a costa del salario real de los trabajadores. Una consecuencia de este descenso de la masa salarial ha sido, pues, un descenso de la cantidad aportada a la Seguridad Social por parte de la fuerza laboral. Este hecho, del cual no se habla, queda muy bien documentado en el artículo de Christian E. Weller, “The future of public pensions in the OECD”, publicado en el Cambridge Journal of Economics (2004, 28.4895-504). Es una lástima que en este artículo no incluyera a España (incluye a Francia, Alemania, Italia, Japón, Suecia, Gran Bretaña y EE.UU.). Pero en España también hemos visto un descenso de las rentas del trabajo como porcentaje de la renta nacional. Desde el año 1980 al 2010 las rentas del trabajo como porcentaje de la renta nacional descendió de un 65% a un 57%, y en España, de un 66,8% a un 56,6%.

Una de las conclusiones del estudio del profesor Weller es que una de las medidas importantes para mejorar la viabilidad de los sistemas de pensiones es no sólo aumentar la productividad –lo cual es enormemente importante- sino también los salarios, asegurándose que el incremento de la productividad repercute en un aumento de los salarios y de los ingresos a la Seguridad Social (ver mi artículo “Los salarios en España”, Público, 04.03.10). Como bien dice Weller, el futuro de las pensiones depende, en parte, de la cantidad de buen empleo que exista en un país y de la distribución de las rentas entre el trabajo y el capital. El crecimiento del empleo, el crecimiento de los salarios y la disminución de las desigualdades (con mayor proporción en la renta nacional de la renta procedente del trabajo y menor la proporción procedente del capital) es muy importante para asegurar el futuro de las pensiones.

Y otra dimensión que Weller también señala es la enorme importancia que tiene para el futuro de las pensiones la entrada de la mujer al mercado de trabajo, a fin de aumentar el porcentaje de la población adulta que trabaja. Ahora bien, esta entrada exige una inversión que facilite la integración de la mujer al mundo laboral a base de incrementar lo que en su día llamé el 4º pilar del bienestar (ver mi artículo “El cuarto pilar del Estado del Bienestar”, Público, 15.10.09) que debiera incluir no sólo los servicios de dependencia, sino también las escuelas de infancia (erróneamente llamadas guarderías en España, implicando que son aparcamientos para niños). La entrada de la mujer en el mercado de trabajo crea, a su vez, la demanda de puestos de trabajo, sobre todo en los servicios de atención personal en el hogar, que realizaba antes la mujer en casa. Y, naturalmente, esta integración de la mujer requiere un cambio de valores del hombre, corresponsabilizándole de las responsabilidades familiares. Estas son medidas que no tienen visibilidad en el debate sobre la sostenibilidad de las pensiones y que, en cambio, son claves para su futuro.

Una última observación. Las propuestas de que se reduzcan los salarios, que está haciendo la patronal e, indirectamente, el PP y la derecha catalana, es suicida. Esta propuesta, junto con la de reducir el gasto público es extraordinariamente negativa, pues la evidencia existente -y constantemente olvidada en los medios de mayor difusión españoles- señala claramente que la mayor causa de la ralentización del estímulo económico es la escasa demanda. De ahí que deba facilitarse el crecimiento de tal demanda, lo cual se consigue primordialmente por un aumento de la cobertura del subsidio de paro (los trabajadores desempleados consumen todo lo que reciben), un aumento de los salarios y un aumento del empleo a base de inversiones en la creación de empleo. Es interesante señalar el debate existente dentro de la Unión Europea, en la que la Ministra de Economía del gobierno Sarkozy, Christina Lagarde, está criticando, con razón, a Alemania por las políticas de austeridad (con apenas crecimiento de los salarios) que no permiten un mayor estímulo económico de Alemania y de la Unión Europea. Aquellas voces que insisten en la austeridad, están reproduciendo la ideología liberal que, precisamente, nos llevó a la crisis actual. Y están dañando ahora la economía española, dificultando su recuperación.

En este aspecto recomiendo el artículo de George Irvin, publicado en The Guardian (14.03.10), en el que señala que el estímulo que se está intentando dar a la economía europea a base de incrementar las exportaciones, tiene el enorme problema de que para exportar alguien tiene que importar, lo cual es difícil que ocurra si la capacidad adquisitiva de la población está siendo reducida en la UE a base de reducir los salarios y el gasto público. En una economía integrada como es la europea, intentar recuperar la economía a base de exportaciones es profundamente erróneo, pues, en ausencia de un incremento del consumo interno y demanda a nivel de toda Europa, no habrá una recuperación fuerte. En realidad, la mayor causa de la escasa recuperación económica en la UE es precisamente la política de austeridad que se está siguiendo. Alemania, el motor de la economía europea, no tirará del resto de la UE a no ser que aumente su propio consumo interno. Esto es lo que está ocurriendo, por cierto, en China, cuya dirección se ha dado cuenta de que la política de reactivación económica basada en las exportaciones no es suficiente, necesitándose un incremento muy notable del consumo popular, para lo cual se requiere una redistribución de recursos (orientada hacia aumentar el consumo de las clases populares) y un aumento del gasto público. Una medida clave para ello es el incremento de los salarios y un aumento de la población ocupada, a través de políticas de pleno empleo, las mismas políticas, por cierto, que se requieren para garantizar el sistema público de pensiones.

http://www.rebelion.org/noticia.php?id=102667
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