À procura de textos e pretextos, e dos seus contextos.

29/06/2009

Le néolibéralisme européen en Amérique Latine

Alfredo Gómez-Müller - Mondialisation.ca, Le 27 juin 2009

La crise engendrée par les politiques néo-libérales continue de s'aggraver, à l'échelle planétaire, laissant chaque jour davantage de personnes sans travail ni revenus, sans logement ni protection sociale, condamnées à la précarité et à l'incertitude.

La réponse des gouvernements libéraux et sociaux-libéraux à cette crise est simple : il faut encore plus de politiques néo-libérales ! Refusant toute politique alternative, c'est-à-dire toute véritable réponse à la crise, ces gouvernements continuent leur entreprise de liquidation systématique du secteur public, de démantèlement du droit du travail et de la protection sociale, et de marchandisation de tous les produits de l'activité sociale. Menée à l'échelle planétaire comme globalisation néo-libérale, cette entreprise trouve aujourd'hui un important foyer de résistance en Amérique Latine, où une série de gouvernements s'efforcent de construire des politiques alternatives, visant à mettre l'économie au service de l'ensemble de la société. Ce tournant à gauche de l'Amérique Latine, qui revêt des formes très variées mais qui implique dans tous les cas un certain renforcement du domaine public, suscite l'hostilité de l'Union européenne (UE) comme des États-Unis : aujourd'hui, l'essentiel de la politique des grandes puissances à l'égard de Amérique Latine vise à la neutralisation de ces politiques alternatives qui entravent la « libre circulation des capitaux ». Pour la mise en œuvre de ces politiques néo-libérales, l'UE comme les États-Unis se servent d'un instrument privilégié : les « Traités de libre échange » (TLC, en espagnol).

Les TLC visent à établir la libéralisation généralisée des services (dans le même esprit que la directive Bolkestein de 2005), les privatisations (y compris et surtout de l'eau et des ressources naturelles), la marchandisation de la vie (brevetabilité du vivant), l'appropriation privée de la connaissance (propriété intellectuelle détenue par les monopoles pharmaceutiques, refus des médicaments génériques), et l'imposition de tribunaux d'arbitrage garantissant les « droits » des entreprises multinationales au détriment des droits fondamentaux des sociétés. Ces normes ultra-libérales, que l'UE a prétendu imposer en 2008 à la Communauté Andine des Nations (Colombie, Équateur, Pérou et Bolivie) comme seul cadre possible de négociation, ont été rejetées par le gouvernement bolivien d'Evo Morales : les accords commerciaux avec l'UE, affirmait Morales, doivent respecter les droits sociaux établis par la nouvelle Constitution bolivienne, préserver le domaine public (notamment au niveau de l'éducation, la santé, l'eau, l'électricité et le gaz) et favoriser les petits producteurs.

Pour contourner l'obstacle de la Bolivie, l'Europe décide alors, avec la Colombie et le Pérou, de casser de fait la Communauté Andine des Nations (CAN), en ouvrant en février 2009 des négociations bilatérales avec ces deux pays ainsi qu'avec l'Équateur, qui a parié au départ sur la possibilité d'un accord avec l'Europe encadré par un projet économique alternatif. Aujourd'hui, au terme de la troisième ronde de négociations, l'Équateur vient cependant d'annoncer qu'il ne suivra plus le rythme des négociations imposé par l'Europe, la Colombie et le Pérou, choisissant un statut de simple « observateur » dans les tables de négociation relatives à l'accès aux marchés agricoles, la concurrence, les achats publics, la propriété intellectuelle et les services financiers. L'UE a donc choisi comme partenaires privilégiés la Colombie et le Pérou, les deux seuls pays sudaméricains qui n'ont pas assimilé les leçons de la décennie néolibérale des années 1980.

Les TLC et les droits de l'homme

Pratiqué au cours des années 1980, aussi bien par les militaires que par les gouvernements civils de transition à la « démocratie », ce modèle néolibéral, stimulé par les institutions financières internationales, a aggravé la pauvreté et les inégalités sociales partout dans le sous-continent, pour aboutir finalement, en Argentine en 2001, à l'effondrement de l'économie, le crash boursier, la dévaluation, la faillite de l'État et la paupérisation brutale de la plus grande partie de la population.

L'émergence de gouvernements de gauche ou progressistes en Amérique Latine, à partir de la fin de la décennie 1990, marque la prise de conscience de cet échec néolibéral ainsi que de la nécessité de construire des politiques alternatives. Dans cette perspective, le Vénézuéla décide de quitter la CAN en avril 2006, suite à la négociation par la Colombie et le Pérou de deux TLC avec les États-Unis, dirigés par Bush. Or, à ce jour, la Colombie d'Alvaro Uribe n'a pas encore réussi à obtenir la signature du TLC avec les États-Unis, en raison de l'opposition résolue d'un groupe de sénateurs démocrates, qui ont pris acte des graves atteintes aux droits de l'homme perpétrés sous le régime d'Uribe : des milliers d'assassinats et de disparitions de syndicalistes, d'Indiens et d'opposants politiques, implication du régime dans les activités des paramilitaires, impunité, corruption. L'UE, de son côté, ne semble pas partager les scrupules des démocrates étasuniens : « à la base, nous ne croyons pas que la question des droits de l'homme soit un problème pour les négociations, car elle ne fait pas partie des accords commerciaux », a pu déclarer M. Fernando Cardesa García, l'ambassadeur de l'UE à Bogotá (Semana Internacional, 2 février 2009). On assiste actuellement à un durcissement néolibéral de l'UE, déjà explicite dans le document Global Europe : une Europe compétitive dans un marché mondialisé, approuvé au printemps 2007 par les 27 membres de l'UE. Au niveau des négociations commerciales avec la Colombie d'Alvaro Uribe et le Pérou d'Alan García (dont le parti est membre de « l'Internationale socialiste »), l'UE tente ainsi d'accroitre ses exigences par delà même celles pratiquées par les États-Unis, notamment à propos des droits intellectuels et de la pénétration des marchés sudaméricains.

Malgré la très forte opposition sociale et politique, tant en Colombie qu'au Pérou, à la signature de TLC qui entraînent des conséquences néfastes pour l'économie de ces pays, l'UE s'apprête à entamer la quatrième ronde de négociations à Bogotá, en juin 2009. En Europe, en revanche, la mobilisation citoyenne contre la signature de ces traités est encore très faible, et beaucoup de nos concitoyens ignorent même la réalité de ces politiques qui relèvent du néocolonialisme. À gauche, l'une de nos tâches prioritaires, au niveau de nos relations avec les peuples latino-américains, est sans doute d'exiger en Europe un débat public sur ces négociations qui sont menées dans le plus grand secret, et d'essayer de contribuer, par notre présence au Parlement européen, à la construction d'une autre politique à l'égard de l'Amérique Latine.

Les réseaux de désoci@lisation

Emrah Kaynak

« Le terme de socialisation est impropre pour qualifier les espaces de rencontre d’Internet. Le mot réseau évoque un réseau de connexion mais c’est la facilité de se débrancher, déconnecter qui distingue le nouveau type de relation à l’autre. Socialisation suggère une finalité de construction des liens sociaux alors que c’est le démantèlement, la facilité de rompre les liens qui caractérise les relations cybernétiques » - Zygmunt Bauman.

Les fameux réseaux de socialisation (Facebook, Twitter, Myspace) correspondent à une société qui met l’accent sur les compétences comportementales en lieu et place des connaissances et de la pratique. Le savoir-être est devenu peu à peu le critère déterminant de promotion et de prestige social au détriment du savoir et du savoir-faire. Cette faculté correspond à la capacité de produire des actions et des réactions adaptées à un environnement social et à fluctuer avec celui-ci. Se faire valoir à travers le développement d’un réseau de communication dans lequel on va occuper une position centrale est donc une stratégie requise par le nouveau cadre socioéconomique.

On se constitue un patrimoine relationnel, à côté du patrimoine culturel et économique, dans une démarche utilitaire. L’impact du réseau dépend de la densité du maillage et de la valeur des relations. La faiblesse de ce capital - notamment en ce qui concerne les jeunes issus de milieux défavorisés- hypothèque sérieusement l’ascension sociale.

La quantité des relations et des échanges est la substance même de la relation. On amasse les contacts avec un investissement a minima. On migre d’un réseau à l’autre, d’un cercle à un autre de façon versatile. En écho à la chosification du vivant, on s’approprie des « amis ». On accumule des contacts comme on accumule du capital. Le fait de communiquer est plus important que le contenu des échanges ; on comprend mieux dès lors la vacuité navrante des échanges qui restent pour une grande part superficiels. Il importe surtout de préserver le lien jusqu’à son activation au moment opportun.

Dans notre société panoptique, chacun scénarise sa vie, se dévoile impudiquement. Ne pas communiquer est mal perçu et attire la suspicion. On existe que si l’on est vu. Celui qui ne participe pas risque de se retrouver en dehors du monde et de subir la vindicte par l’oubli.

La floraison des réseaux dits de socialisation n’est pas aussi spontanée qu’elle en a l’air. L’engouement en question ne résulte pas d’un simple phénomène de mode – même si ce phénomène existe. Le journaliste chilien, Ernesto Carmona, révèle dans un article récent les accointances de la CIA dans le développement de Facebook. (*)

Le complexe de communication-information s’intègre à une société construite sur la servitude consentie. Là où les moyens coercitifs de collecte de renseignements d’ordre privé sont difficilement justifiables d’un point de vue moral et légal, les individus s’exposent à l’envi dans les vitrines virtuelles. On y fait état de ses attraits, sensibilités, orientations politiques ou sexuelles. On y dit tout mais il y manque l’élément constitutif de toute relation véritable : l’affectif.

L’information, c’est du pouvoir. Les individus dévoilent sur les sites de socialisation leur profil psychologique et politique de leur propre chef. Ils répondent avant d’être interrogés aux questions que les autorités n’oseraient même pas leur poser. Alors que le projet EDVIGE en France a suscité une vive controverse, le même objectif est atteint sans peine par des voies détournées. Il n’est pas difficile d’imaginer l’exploitation politique malintentionnée et la valorisation économique de cette compilation de renseignements apparemment anodins.

Pour dominer les esprits, il n’est pas nécessaire d’user de moyens de contrainte. Il est autrement plus efficace d’induire un type de comportement par suggestion et impulsion.

En fait de démarche personnelle tendue à la satisfaction d’un besoin réel, les individus expriment via leur désir névrotique de communication leur intégration à la société, leur degré d’insertion au nouveau cadre économique. Les qualités les plus appréciées par le marché sont désormais la polyvalence, la malléabilité, la conformation et non pas le savoir pratique et théorique. Il faut avant tout faire preuve de soumission, de mobilité et d’adaptation pour se promouvoir dans le monde du travail. Il faut être un matériau souple qui sera modelé et remodelé suivant les exigences de l’entreprise. La société toute entière travaille à la construction d’êtres dépersonnalisés qui pourront être reprogrammés suivant les exigences du marché.

Pour Philippe Breton, « loin de correspondre à l’émergence d’une convivialité planétaire, le cyberespace favorise en réalité l’efflorescence de petites communautés repliées sur elles-mêmes. La communication via l’ordinateur n’est qu’un ersatz de lien social, et les fameux réseaux développent surtout l’inaptitude à la rencontre directe ».

Il ne faut pas s’illusionner. Internet et la nouvelle économie, sous leur forme actuelle, ne sont pas en train de constituer la communauté réconciliée des hommes. Au contraire, les contacts virtuels ont tendance à séparer du monde réel et à appauvrir les échanges humains authentiques.

Le Grand Soir - 29.06.09

Coup d’Etat au Honduras : une erreur suicidaire

Fidel Castro

J’ai écrit voilà trois jours dans mes Réflexions du jeudi 25 au soir : « Nous ignorons ce qu’il se passera cette nuit ou demain au Honduras, mais la conduite courageuse de Zelaya passera à l’Histoire. »

J’avais aussi écrit deux paragraphes plus haut : « Ce qu’il se passe dans ce pays sera un test pour l’OEA et pour l’administration étasunienne. »

L’antédiluvienne institution interaméricaine, qui s’était réunie le lendemain à Washington, avait promis dans une résolution en demi-teinte et tiède de faire aussitôt les démarches pertinentes pour chercher une harmonie entre les parties en conflit. Autrement dit une négociation entre les putschistes et le président constitutionnel du Honduras.

Le haut gradé, qui restait à la tête des forces armées honduriennes, se prononçait publiquement contre les positions du président, dont il ne reconnaissait l’autorité que du bout des lèvres.

Les putschistes n’attendaient pas autre chose de l’OEA. Peu leur importait la présence d’un grand nombre d’observateurs internationaux qui étaient arrivés dans le pays pour attester d’une consultation populaire et avec lesquels le président Zelaya s’était entretenu jusque tard dans la nuit. Ce matin, au petit jour, ils ont lancé contre la résidence du président environ deux cents soldats de métier bien entraînés et armés qui, écartant rudement l’escouade de la garde d’honneur, ont séquestré Zelaya, qui dormait alors, l’ont conduit à la base aérienne, l’ont fait monter de force dans un avion et l’ont déposé sur un aéroport costaricien.

C’est à huit et demi du matin que nous avons appris par TeleSur cet assaut contre la maison présidentielle et l’enlèvement. Le président n’a pas pu assister au lancement de la consultation populaire qui devait se dérouler ce dimanche-ci. On ignorait encore son sort.

La télévision officielle a été interrompue. Les putschistes souhaitaient empêcher une divulgation prématurée de leur trahison à travers TeleSur et CubaVisión Internacional, qui informaient des faits. Aussi ont-ils suspendu les centres de retransmission et fini par couper le courant dans tout le pays. Le Congrès et les hauts tribunaux, impliqués dans la conspiration, n’avaient pas encore publié les décisions qui la justifiaient. Ils ont d’abord fait leur coup d’État inqualifiable, puis l’ont légalisé. Le peuple s’est réveillé, a constaté ce fait acquis et a commencé à réagir avec indignation. On ignorait toujours le sort de Zelaya. Trois heures après, la réaction populaire était telle qu’on a vu des femmes frapper du poing des soldats dont les fusils leur tombaient presque des mains tant ils étaient désarçonnés et nerveux. Au départ, on aurait dit qu’ils livraient un étrange combat contre des fantômes ; plus tard, ils ont tenté de bloquer de leurs mains les objectifs des caméras de TeleSur, ils visaient, tremblant, les reporters et quand les gens avançaient, ils reculaient parfois. Les putschistes ont envoyé des transports blindés armés de canons et de mitrailleuses. La population discutait sans peur avec les occupants des blindés. Étonnante réaction populaire !

Vers deux heures de l’après-midi, en coordination avec les putschistes, une majorité domestiquée du Congrès a déposé Zelaya, le président constitutionnel, et nommé un nouveau chef d’Etat, affirmant au monde, après avoir présenté une signature falsifiée, qu’il avait démissionné. Quelques minutes après, depuis un aéroport costaricien, Zelaya a informé de ce qu’il se passait et a démenti catégoriquement avoir démissionné. Les conspirateurs se couvraient de ridicule aux yeux du monde.

Bien d’autres choses se sont déroulées aujourd’hui. CubaVisión s’est consacrée presque toute entière à démasquer le putsch, informant tout le temps notre population.

Certains faits ont revêtu un caractère nettement fasciste. Bien que prévisibles, ils ne cessent d’étonner.

La cible fondamentale des putschistes a été, après Zelaya, Patricia Rodas, la ministre hondurienne des Affaires étrangères. Ils ont dépêché un autre détachement chez elle. Courageuse et résolue, elle a agi vite et n’a pas perdu une minute pour dénoncer le putsch par tous les moyens.

Notre ambassadeur, Juan Carlos Hernández, était entré en contact avec elle pour s’informer de la situation, comme l’ont fait d’autres ambassadeurs. À un moment donné, elle a demandé aux représentants diplomatiques du Venezuela, du Nicaragua et de Cuba de la rejoindre, car, férocement harcelée, elle avait besoin d’une protection diplomatique. Notre ambassadeur, qui avait été autorisé dès le premier instant à offrir le plus grand appui possible à la ministre constitutionnelle et légale, s’est alors rendu chez elle.

Alors que les ambassadeurs étaient déjà avec elle, le commandement putschiste envoie le commandant Oceguera l’arrêter. Les ambassadeurs forment un écran devant elle et informent le militaire qu’elle se trouve sous protection diplomatique et qu’elle ne se déplacera qu’en leur compagnie. Oceguera discute avec eux respectueusement. Quelques minutes après, de douze à quinze hommes en battle-dress et encagoulés pénètrent dans la résidence. Les trois ambassadeurs font alors bloc autour de Patricia ; les encagoulés agissent brutalement et parviennent à séparer les ambassadeurs vénézuélien et nicaraguayen, mais le nôtre, Hernández, est accroché si fort à son bras que les encagoulés les traînent tous les deux jusqu’à une fourgonnette, les conduisent jusqu’à la base aérienne, parviennent à les séparer et emmènent Patricia. Alors que notre ambassadeur est arrêté, Bruno Parrilla, notre ministre des Relations extérieures, qui a eu des nouvelles de l’enlèvement, parvient à l’avoir sur son portable, mais un des encagoulés tente brutalement de le lui arracher. Notre ambassadeur, qui avait déjà reçu des coups chez Patricia, lui crie : « Ne me bouscule pas, cojones ! » Je ne me rappelle pas si Cervantès a déjà utilisé ce mot, mais notre ambassadeur Juan Carlos Hernández a sûrement enrichi notre langue.

Après, les encagoulés l’ont abandonné sur une route, loin de l’ambassade, et l’ont averti avant de le libérer que s’il parlait, il risquait de lui arriver quelque chose de pire. « Rien n’est pire que la mort ! », leur a-t-il rétorqué dignement, « et pourtant vous ne me faites pas peur. » Les habitants de l’endroit l’ont aidé à regagner l’ambassade d’où il est aussitôt entré de nouveau en contact avec Bruno.

On ne peut négocier avec les hauts gradés putschistes. Il faut exiger leur démission, et que des officiers plus jeunes et non compromis avec l’oligarchie se substituent à eux. Sinon, il n’y aura jamais de gouvernement « du peuple, par le peuple et pour le peuple » au Honduras.

Les putschistes, acculés et isolés, n’ont aucune échappatoire possible si on leur fait face avec fermeté.

Jusqu’à Mme Clinton a déclaré dans l’après-midi que Zelaya était le seul président hondurien. Et les putschistes, sans l’appui des États-Unis, n’osent même pas respirer.

Encore en pyjama voilà quelques heures, Zelaya sera reconnu par le monde entier comme le seul président constitutionnel du Honduras.

Le Grand Soir - 29.06.09

Sector financeiro corta 13 mil postos de trabalho no Reino Unido

As instituições financeiras do Reino Unido já cortaram 13 mil postos de trabalho nos primeiros três meses do ano e ponderam eliminar mais 15 mil no segundo trimestre.

Os dados divulgados pela Confederação da Indústria Britânica (CBI) mostram que apesar do optimismo ter crescido pela primeira vez em dois anos, o desemprego continua a aumentar.
Nos primeiros três meses deste ano já foram eliminados treze mil empregos nos serviços financeiros e estima-se que no segundo trimestre sejam contabilizados mais 15 mil.
Ian McCafferty, presidente do CBI, atribui como principal causa para estes resultados a diminuição da confiança dos credores. “O aumento do crédito mal parado é uma das maiores preocupações para indústria”, disse.
O estudo da Confederação da Indústria Britânica revela que as companhias de serviços financeiros do Reino Unido viram as suas receitas cair no segundo trimestre ao ritmo mais rápido desde Março de 1991.
Público.pt - 29.06.09

Trabalhadores da Central Termoeléctrica de Sines marcam greve de três dias

Técnicos e operadores da Central Termoeléctrica da EDP, em Sines, vão estar em greve durante três dias, a partir da meia-noite desta segunda-feira, para exigir o reconhecimento por parte da empresa do «acréscimo de funções e de responsabilidades dos trabalhadores».

Em declarações à agência Lusa, Egídio Fernandes, do Sindicato das Indústrias Eléctricas do Sul e Ilhas (SIESI), afirmou que «a empresa instalou, entre a caldeira e a chaminé, um equipamento que absorve gases de enxofre e os converte em gesso e esta nova instalação tem muito mais trabalho e mais responsabilidade para os trabalhadores».

«Nós queremos que a empresa reconheça que há efectivamente mais trabalho e mais responsabilidades», acrescentou o sindicalista.

O equipamento em causa foi instalado na central termoeléctrica «há cerca de um ano».

«Estiveram cá trabalhadores da empresa que instalou o equipamento e que foram saindo e cedendo as posições aos trabalhadores da ED», lembrou Egídio Fernandes, frisando que para assumirem este acréscimo de funções, «não houve negociações».

«A empresa nunca assumiu a situação, apesar das informações dos trabalhadores de que se tratava de situação pontual e não assumida como tarefa resultante das suas obrigações funcionais, bem como de um acréscimo de responsabilidades e trabalho», argumentou.

A greve abrange um sector de produção em que trabalham 35 técnicos e operadores de pressão térmica, sendo que o sindicalista avançou que, como o Ministério do Trabalho «não chegou a definir os serviços mínimos» e porque têm «sentido de responsabilidade», o SIESI considerou como «serviços mínimos todos os trabalhadores das equipas».

Assim, os trabalhadores «vão estar nos locais de trabalho», mas «não vão estar a desempenhar funções», mantendo apenas o «serviço de vigilância para garantir a segurança».

O responsável pelo SIESI sublinhou ainda que os trabalhadores estão disponíveis para discutir esta questão com a empresa.

TSF - 28.06.09

Aveiro - Aumento de pedidos de ajuda preocupa bispo

O bispo de Aveiro mostrou-se, ontem, preocupado com o aumento do número de pedidos de auxílio que têm chegado às instituições de solidariedade ligadas à diocese aveirense.

D. António Francisco, que falava ao JN momentos antes da eucaristia que assinalou, no Santuário de Santa Maria de Vagos, o Dia da Igreja Diocesana, divulgou que "as Caritas têm tido um aumento de pedidos de ajuda, assim como os centros sociais paroquiais e as Florinhas do Vouga" de "pessoas em situação de pobreza, que perderam os empregos e sem abrigo".

Sem avançar números, o prelado referiu que, devido à crise, "as respostas sociais da Igreja foram intensificadas" e conta com a "criatividade e empenho" dos dirigentes das instituições para que "não haja ninguém a quem seja recusado auxílio por carências económicas". Por outro lado, a crise permitiu "despertar a consciência social de muitas pessoas, que se disponibilizam para ajudar voluntariamente em instituições ou em actividades diversas como visitas aos doentes".

Recorde-se que o Plano Diocesano da Pastoral Sócio-Caritativa, que terá a duração de cinco anos, começou no ano transacto e termina em 2012/13, ocasião em que se celebram os 75 anos da diocese.

Durante a eucaristia, D. António Francisco anunciou que, a 12 de Julho, terá lugar a bênção de um novo presbítero e seis diáconos permanentes. Na ocasião, foram, ainda, "enviados" de forma simbólica, 12 voluntários que, dando testemunho da "Igreja de Aveiro", estarão em missão em Angola e Brasil no Verão. Outros jovens, que frequentaram o primeiro ano de formação da ONGD ORBIS - Cooperação e Desenvolvimento, farão uma experiência de voluntariado nas instituições da Casa do Gaiato.

J.N. - 29.06.09

Os dois rostos que o país mostra aos reformados

Portugal tem 1,8 milhões de pobres. Por coincidência, é esse o número de reformados existentes no país e cuja pensão média é de 385 euros. Mas uns serão mais pobres do que outros. Só os de Lisboa e Setúbal ganham, em média, acima do salário mínimo.

No outro lado da lista está Bragança, cuja pensão média (272€) é quase metade da paga na capital (504€). São os dois extremos de uma realidade tantas vezes repetida em Portugal: o país não é homogéneo e se, por norma, as reformas são baixas, o certo é que numas zonas são mais miseráveis do que noutras.

Os números são aproximações feitas pelo JN com base nos dados da Segurança Social, mas deixam claras as disparidades regionais: Bragança é o concelho com as mais baixas reformas. Aliás, fazendo pontinhos num mapa, a região Norte surge pintada a vermelho: depois de Bragança vêm as vizinhas Vila Real e Guarda que, colada a si, tem Viseu em quarta posição. Os lugares seguintes são ocupados pelos Castelos, o Branco e o de Viana.

Só depois surgem os concelhos do Alentejo, Açores e Algarve. E no topo? Lisboa e Setúbal, os únicos em que a pensão média está acima do salário mínimo nacional, este ano fixados nos 450 euros. O Porto está em terceiro lugar. Em média, cada um dos seus reformados ganha 422 euros.

Os valores na base deste trabalho são uma média para cada concelho. Em Bragança, há reformas milionárias (não existem só na Função Pública...) e em Lisboa haverá quem ganhe a pensão social. Mas o valor médio ajuda a perceber o panorama de cada região. E só em quatro concelhos a pensão do reformado médio permite-lhe ultrapassar o limiar de pobreza (360 euros). São eles Lisboa, Setúbal, Porto e Aveiro. Considerando todo o país, o valor médio da reforma dos beneficiários da Segurança social é de 385 euros.

O que permite ter melhor qualidade de vida, os 259 euros ganhos pelas mulheres de Bragança ou os 695 euros atribuídos aos homens de Lisboa? A resposta não é óbvia, porque viver no Interior tem inúmeras vantagens. Logo porque, disse Agostinho Moreira Jardim, representante em Portugal da Rede Europeia Anti-Pobreza, a rede de vizinhos, amigos e amília é mais entrelaçada do que nas cidades grandes. Em sítios como o distrito de Bragança, diz, "a qualidade de vida é melhor do que a urbana, apesar das desvantagens" da distância dos equipamentos de saúde, culturais, de lazer, entre outros.

E a agricultura de subsistência, acrescentou Lino Maia, da Caritas Diocesana. "Boa vizinhança, família e quintais: estes três factores permitem ter uma qualidade de vida melhor".

Nas cidades, concordam, é mais comum encontrar casos de miséria extrema e abandono, apesar do crescente número de equipamentos sociais.

E também de pessoas com vergonha de pedir ajuda, diz Moreira Jardim, lembrando um idoso que foi encontrado morto já em decomposição, no Porto, na semana passada. "Dificilmente tinha acontecido o mesmo numa aldeia ou cidade pequena. Na cidade, a solidão é muito mais densa", disse.

Longe de ser perfeita, dizem, a situação tem vindo a melhorar. Com a ajuda de apoios públicos, como a recuperação de casas degradadas, em Trás-os-Montes e de instituições de solidariedade privadas, o nível de pobreza tem vindo a baixar. Mas ainda há muito a fazer, lembram.

J.N. - 29.06.09

Trabalho: Entidade que fiscaliza regras laborais não cumpre lei: Dois mil processos podem prescrever

Há dois mil processos em risco de prescrever na Autoridade para as Condições do Trabalho (ACT), entidade responsável por fiscalizar as irregularidades nas relações laborais que tem actualmente trinta juristas a recibos verdes há mais de seis anos.

Numa carta a que o CM teve acesso, os juristas em situação precária queixam-se da falta de pessoal para assegurar a instrução de processos de contra-ordenação. "Com a entrada dos novos inspectores e a permanecer a situação actual, o resultado inevitável é a prescrição dos processos de contra-ordenação", isto porque os 150 inspectores do trabalho estagiários que foram recrutados não podem levantar autos sozinhos ou elaborar pareceres técnico-jurídicos, salientam.

Segundo os próprios, serão perto de dois mil processos de contra-ordenação que irão prescrever nos próximos seis meses devido à incapacidade de os trabalhadores darem resposta ao volume de processos.

Os juristas consideram, ainda, que "a existência dessa realidade [de precariedade] numa entidade que tem como atribuição fiscalizar essas mesmas irregularidades no sector privado é, no mínimo, vergonhosa e desacredita qualquer intervenção nesse domínio".

Houve tentativas para resolver a situação, mas o Ministério do Trabalho não os recebeu e o inspector--geral do Trabalho não deu eco às queixas, sugerindo "cautela". Os juristas consideram que se tratou de uma tentativa de intimidação.

O inspector-geral do Trabalho, Paulo Morgado de Carvalho, já defendeu publicamente que os juristas têm as suas actividades como advogados e nas horas disponíveis, ao final do dia, despacham os processos na ACT. Na sua opinião, trata-se de uma contratação de trabalho técnico.

Os juristas temem agora que, por terem vindo a público, isso possa resultar na "regularização dessa ilegalidade através de cessação do nosso precário vínculo", sem consequência para os responsáveis.

C.M. - 29.06.09

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