À procura de textos e pretextos, e dos seus contextos.

27/09/2009

Jane Monheit

Ali Primera



Au Honduras, malgré la répression, la « Résistencia » continue

Comme un air de poudre dans les rues de Tegucigalpa, capitale du Honduras. Un président destitué et exilé par la manière (très) forte, Manuel Zelaya ("Mel" pour ses partisans) de retour au cœur du pays dont il a légitimement la charge. Un pouvoir putschiste qui oscille entre répression brutale des partisans de la légalité et tentative de calmer le jeu. Et cette rue hondurienne qui ne cessait de hurler depuis la destitution illégitime de son président le 28 juin et qui trouve dans le retour rocambolesque de Zelaya un nouveau souffle.

Le 22 et 23 septembre, le pays semble ne pas être passé loin de l’implosion quand le pouvoir putschiste de Roberto Micheletti a décrété le couvre feu suite à de violentes manifestations. Si l’heure est à l’apaisement (timide), le couvre-feu ayant été partiellement suspendu, la situation reste explosive.

Difficile de se faire une idée de ce qui se passe depuis le retour de Zelaya, le 21 septembre. Cloitré à l’ambassade du Brésil, il semble réduit à l’impuissance. Dans les médias, pas grand-chose, des supputations, très peu de témoignages. Quelques vidéos qui ne montrent pas grand-chose (notamment sur Global Voices). De courts résumés des manifestations du jour.

Certains font mine de découvrir la violence du pouvoir en place (on les a connus plus réactifs concernant l’Iran…) alors que manifestations et répression s’enchaînent quasi quotidiennement depuis le 28 juin. C’est pourtant indiscutable : le très autoritaire gouvernement Micheletti ne s’embarrasse pas de scrupules pour se maintenir au pouvoir. Maurice Lemoine le rappelle dans La Valise diplomatique datée du 23 septembre :

Depuis ce jour (le 28 juin), et alors que le Front national de résistance mène de puissantes mobilisations populaires, jamais la répression contre la population n’a cessé, au vu et au su de tous – mais n’émouvant guère les médias. Le 6 août – seize jours avant le retour de M. Zelaya –, le Comité des familles de détenus disparus au Honduras (Cofadeh), comptabilisait deux mille sept cent deux arrestations illégales et neuf meurtres, certains commis par des militaires habillés en civil. Le bilan s’est alourdi depuis. Mis en sommeil à la fin des années 1980, des escadrons de la mort ont diffusé une liste de cent vingt syndicalistes à abattre.

C’est aussi ce que décrit Francesca, résidente au Honduras et jointe par mail. Le peuple est en lutte, se bat contre l’injustice, depuis le coup d’État :

Depuis ce jour, le peuple s’est organisé et a commencé à marcher dans les rues. Ça a fini par s’appeler "la resistencia", car on résiste au gouvernement qui s’est mis en place avec Micheletti. La résistance s´organise dans tout le pays et chaque jour on marche pour exiger la restitution du président Zelaya et de "La Constituyente", ce symbole de la voix du peuple qu’on a voulu encore une fois réduire au silence.

Francesca souligne notamment l’ambiance très tendue des manifestations des 22 et 23 septembre :

Tous les jours, les policiers s’attaquent aux gens de la résistance. Ils frappent avec des tubes d’acier et des bâtons avec des clous, utilisent des bombes lacrymogènes et des fusil. En ce moment, il y a 400 personnes de la résistance en prison et 30 morts qui ne figureront que dans les listes de ONG…

Des chiffres impossibles à vérifier et qui ne cadrent pas - ô surprise - avec les déclarations de la police (qui évoque deux morts, du bout des lèvres). En passant, Francesca évoque la levée du couvre feu [1], « un grand soulagement » et aussi la preuve des hésitations d’un pouvoir qui ne dispose que d’un soutien limité, tant dans le pays qu’en dehors, ne peut se permettre durablement un tel manque à gagner financier et craint l’embrasement généralisé.

Un pouvoir isolé, un peuple qui lève la tête et le dit haut et fort, la situation est plus que jamais explosive. Si l’issue est incertaine (Micheletti et ses sbires vont-ils surenchérir dans la répression ?), le peuple hondurien a prouvé qu’il ne resterait pas sans réaction face à un pouvoir illégitime et autoritaire. Comme le déclarait en juillet la journaliste Hélène Roux, en un entretien donné le 11 juillet à ce site :

Pour finir, ce qui vient de se passer - le coup d’État, la répression et les arrestations - a sans doute cristallisé un réveil des mouvements sociaux au Honduras. Quelle que soit l’issue de la crise, rien ne sera plus pareil.


Les photos qui suivent (et celle qui précède) sont de Blanca Kat [2] et n’ont pas été diffusées par d’autres médias. Elle ont été prises au petit matin du 22 septembre 2009, lendemain de l’arrivée du président Zelaya, à quelques mètres de l’ambassade où il s’est réfugié.

Notes

[1] Une levée temporaire, puisque Micheletti vient de réinstaurer un couvre-feu nocturne.

[2] Un grand merci à elle pour nous avoir autorisé à les diffuser ; ainsi qu’à Francesca pour nous les avoir envoyées.

www.article11.info - 25.09.09

26/09/2009

Noventa e cinco bancos faliram este ano nos EUA

O Georgian Bank, um banco norte-americano, faliu, tornando-se na 95ª instituição bancária do país a abrir falência este ano e o oitavo mais importante, anunciou a empresa federal que garante os depósitos bancários.

Trata-se do 19 banco a falir este ano na Geórgia. Os seus activos elevavam-se a dois mil milhões de dólares, tanto como os seus depósitos.

Os depósitos foram integralmente retomados por um banco do estado vizinho da Carolina do Sul.

A empresa seguradora dos depósitos estima que a falência custará 892 milhões de dólares aos seus fundos de seguros, postos fortemente à prova com a multiplicação de encerramentos bancários.

SIC - 26.09.09

Trabalhadores da Auto Sueco fazem greve pela actualização dos salários

Os trabalhadores do Grupo Auto Sueco estão em greve até ao final do dia de terça-feira, reclamando a actualização dos seus salários e repudiando o aumento do custo das refeições na empresa promovido pela administração.

"Hoje, segunda-feira e terça-feira, durante todo o dia e em todos os turnos, os trabalhadores da Auto Sueco estão em greve, contra a negação de aumentos salariais", informou em comunicado a Federação Intersindical das Indústrias Metalúrgica, Química, Farmacêutica, Eléctrica, Energia e Minas (FIEQUIMETAL).

Os trabalhadores dizem que em mais de 60 anos de existência da empresa, é a primeira vez que a administração decidiu não actualizar os salários, com a "agravante" de ter aumentado o custo das refeições.

"A única explicação adiantada foi a 'crise', mas revistas da empresa referiram o ano de 2008 como um dos melhores de sempre e os trabalhadores sabem que falta de trabalho não é o problema", disse a entidade sindical.

A greve foi decidida após os plenários de trabalhadores realizados em Gaia, no Porto e na Maia, na quinta-feira e na sexta-feira.

"Mesmo que a Auto Sueco estivesse agora, eventualmente, a sentir efeitos de uma suposta crise, depois de tantos anos de lucros sucessivos, os trabalhadores não aceitariam serem os primeiros a ser sacrificados", frisou a FIEQUIMETAL.

O movimento sindical acrescentou que os trabalhadores defendem "medidas de fundo que garantam a estabilidade da empresa, começando por uma política interna mais aberta, por forma a que passem a ocorrer verdadeiras negociações, e não imposições".

SIC - 26.09.09

Le Tamiflu : un bienfait hypothétique

Christian Rasson, Marc Vercoutere

« En s’appuyant sur nos recherches et nos brevets », comme le souligne Peter Colman, un petit laboratoire californien de biotechnologies, Gilead Sciences, dirigé par Donald Rumsfeldt, mit au point l’oseltamivir en 1994. Un moment soupçonné d’avoir manipulé le dossier d’accréditation, Gilead Science, pouvant à peine financer sa recherche, était incapable d’assurer le développement industriel et commercial de sa molécule. Il céda donc, en 1996, sa licence d’exploitation et de commercialisation au géant pharmaceutique Roche, pour 50 millions de dollars et des royalties comprises entre 12 et 20% sur les ventes de l’oseltamivir, rebaptisé Tamiflu®.

Alors qu’il avait obtenu les autorisations nécessaires dans 64 pays occidentaux, Roche ne diffusera dès lors sa molécule que dans 24 pays, ce que lui sera d’ailleurs reproché ultérieurement par Gilead. En fait, aucune campagne de communication et de marketing ne fut lancée, pour la raison évidente que les études scientifiques ne plaidaient pas en faveur de son utilisation contre la grippe humaine : il ne permettait en effet, dans le meilleur des cas, de réduire que d’une seule journée la durée de la grippe, en étant pris dès le début des symptômes, sans réduire pour autant la fréquence des complications.

Il se murmura même dans les salons de l’industrie pharmaceutique mondiale, que le laboratoire Roche pensait à le retirer du marché.

Un soupçon plus efficace qu’un placebo pour la grippe humaine ?

Dès 1999, l’Antiviral Drug Products Advisory Commitee (ADPAC) avait déjà vainement recommandé à une très large majorité, que le Tamiflu® et son concurrent le Relanza®, ne soient pas approuvés par la FDA, en raison de leur faible efficacité, et de leur coût très élevé (100 $ le traitement !). Deux ans plus tard, deux rapports de l’Office Canadien de Coordination de l’Évaluation des Technologies de la Santé (OCCETS), confirmèrent en tous points l’expertise de l’ADPAC. Parmi 117 sources de référence, les auteurs de l’étude retinrent six essais cliniques, menés durant la période de pointe de la saison grippale entre 1997 et 1999. 1 735 personnes, dont 469 dites « à risques de subir des complications », participèrent à cette étude en double-aveugle, placebo contre Tamiflu®.

Cette méta-analyse ne démontre pas de réduction statistiquement significative des taux d’hospitalisation et de mortalité chez les participants traités par l’oseltamivir, par rapport aux participants sous placebo. Les auteurs sont arrivés aux mêmes conclusions concernant les complications comme l’otite, la sinusite, la bronchite ou la pneumonie. Seule la reprise de l’activité est légèrement plus rapide avec le Tamiflu®, tandis que, à l’inverse, les effets secondaires seraient légèrement plus élevés avec le placebo ! Un seul cas de résistance au Tamiflu® fut signalé sur 175 prélèvements. Un rapport sommaire de la FDA ne laissait cependant aucun doute sur les cas de résistance, qui ne seraient pas tous signalés. Une autre étude, réalisée par l’OCCETS en janvier 2001, concernant le Zanamivir, en arriva aux mêmes conclusions. Selon l’un des auteurs du rapport, Bruce Brady, économiste de la santé : « Pour un régime gouvernemental d’assurance-maladie, il en coûterait plus cher pour distribuer du Zanamivir ou de l’Oseltamivir à toute la population, que les avantages qui en découleraient ».

La newsletter suisse Infomed/Pharmakritik ne sera pas plus tendre avec le Tamiflu® : « Sur la base des connaissances actuelles, il n’existe aucun groupe bien défini de malades de la grippe auxquels on puisse conseiller un traitement à base d’Oseltamivir (Tamiflu®) ». La revue Prescrire – seule revue médicale indépendante en France – sera aussi catégorique : « À part les effets collatéraux, on ne comprend pas ce qu’il ajoute à la thérapie symptomatique traditionnelle ». Roche profitera pourtant de l’émergence de la grippe aviaire pour faire associer son antiviral au plan de lutte qu’a voulu instaurer l’OMS contre la menace hypothétique de pandémie humaine H5N1 en 2004 puis H1N1 en avril 2009.

Des tests effectués sur …vingt rats de laboratoires, dont les conclusions furent communiquées à l’OMS en janvier 2004, vont redorer l’image ternie du Tamiflu®. Alors que les dix rats traités avec un autre antiviral sont morts, deux des dix autres rats infectés par le virus H5N1 ont survécu… Ces tests auraient été répétés à plusieurs reprises pour des résultats comparables ! Chez l’homme contaminé par le H5N1, les résultats seront cependant inversés : deux vietnamiens sur 10 furent sauvés avec le placebo là où avec le Tamiflu® la mortalité atteignit 100% !

« Faut-il avoir peur du Tamiflu ? » (La Une du Soir du 5 août 2009)

    Le laboratoire Roche signale dans sa feuille de renseignements, chez une minorité d’utilisateurs, des nausées, vomissements et diarrhées, se manifestant habituellement après la première dose et dont l’incidence peut être réduite par l’absorption du Tamiflu® avec la nourriture. « Des effets plus graves ont été signalés, mais aucun test n’a révélé que le médicament en était la cause » ! Sa responsabilité n’ayant pas été recherchée, le Tamiflu® n’est donc pas, dans l’éthique commerciale de Roche, responsable de ces effets plus graves ! Tandis que le Relanza® est contre-indiqué avant l’âge de 16 ans, le Tamiflu® l’est avant l’âge d’un an ; des études chez le jeune rat ayant montré qu’à des doses importantes, le Tamiflu® se retrouvait dans le cerveau, avec une mortalité importante !

Cette sécurité du Tamiflu® n’est donc qu’illusoire.

    Dans un souci de transparence – quelque peu tardif – Chagaï Pharmaceutical Co. reconnaîtra, en Novembre 2005, avoir répertorié au Japon, depuis 2001, au moins 21 morts par suicide chez les plus de 16 ans sous Tamiflu®, ainsi que 13 décès d’enfants de moins de 16 ans entre mars 2004 et avril 2005. Rokuro Hama, président de l’Institut de pharmacovigilance japonais, en fit pourtant régulièrement état dans tous les congrès auquel il participa. Il rapporta également dans le British Medical Journal, que ces 13 décès étaient rapportés à la mort subite (4 cas), défaillance cardio-vasculaire (4 cas), suicide (1), pneumonie (1), asphyxie (1), perte de connaissance (1) et pancréatite aiguë (1). Il cita en outre trois études de laboratoire où « l’administration d’Oseltamivir à des bébés rats en provoqua la mort par insuffisance respiratoire ». À la suite de ces tardives révélations, le titre du laboratoire Roche perdra 2% à la Bourse. Face à ces effets secondaires, dont la sous-notification est habituelle, seuls les analystes boursiers monteront au créneau, pour prendre la défense du Tamiflu®. Ces derniers ont « le sentiment que les préoccupations qui sont nées de ces déclarations sont exagérées, le lien de cause à effet apparaissant ici bien mince. Les cas d’encéphalite épidémique sont courants au Japon et il se peut que le comportement dangereux des adolescents – qui se sont suicidés – soit dû au virus ». Ces analystes se garderont bien de rappeler que le Tamiflu® pénètre dans le cerveau des jeunes rats, entraînant une encéphalite mortelle.
    En novembre 2006, la FDA reconnaîtra à son tour avoir reçu 103 rapports, principalement du Japon, faisant état de problèmes psychiatriques à type de délires, hallucinations et autres troubles mentaux inhabituels, chez des enfants soignés au Tamiflu®.

    Contrairement aux déclarations du laboratoire Roche pour qui les effets secondaires n’apparaîtraient que chez une minorité d’utilisateurs, le Centre européen de contrôle des maladies infectieuses vient de révéler que cet antiviral miracle avait causé d’importants effets secondaires chez la moitié des enfants exposés à la grippe H1N1 en Angleterre. Fin avril 2009, à la suite de la contamination par le virus H1N1 d’un enfant britannique revenu de Cancun au Mexique, les 266 enfants de l’école qui avait été fermée avaient reçu du Tamiflu. 31% d’entre eux se sont sentis malades, 24% ont eu des maux de tête et 21% des maux d’estomac, 17% se sont sentis fatigués, 11% ont vomi, 8% ont éprouvé des difficultés à se concentrer et 7% ont été victimes de diarrhée. Le Tamiflu®, largement prescrit depuis le 26 avril 2009 selon les recommandations de l’OMS, n’est donc pas parvenu à endiguer la contagion. De plus, alors que dans la grippe saisonnière il était déjà responsable de 50% de résistances en 2008, celles-ci se manifestent, avec le virus H1N1, un peu partout au Danemark, aux USA, en Asie, au Canada, au Japon ou encore à Hongkong en 2009. En raison du constant phénomène de commutation par lequel toute bactérie ou virus mort voit son bagage génétique être reprit par les bactéries ou virus voisins, cet antiviral peut donc favoriser la sélection d’un virus plus virulent et plus agressif chez les porteurs sains comme chez les personnes contaminées.

Altermonde-sans-frontières - 24.09.09

La última maniobra extrajudicial de la farmacéutica Pfizer

MIGUEL JARA

La historia de la mayor farmacéutica del mundo está cuajada de actuaciones fuera de la legalidad. A golpe de chequera, el laboratorio se ha sacudido todas las causas judiciales pendientes por la promoción comercial fraudulenta de cuatro de sus medicamentos. No ha sido juzgado por los posibles daños en la salud de las personas que los ingirieron.

Tiene algo de obsceno esto de la compra de ‘injusticia’ por parte de Pfizer. Al fin y al cabo, pagar para que no se produzcan juicios es comprar la Injusticia. Tiene algo de medieval, de un tiempo en que los señores feudales imponían su ley por el simple hecho de ser los más fuertes económicamente. Éste ha sido el acuerdo extrajudicial alcanzado entre una administración pública y la multinacional farmacéutica de mayor monto en la historia: 1.600 millones de euros. No será el último. En realidad, es costumbre en el sector que cuando un laboratorio o grupo de ellos ha creado los suficientes problemas como para enfrentar la Justicia el primero prefiera llegar a un acuerdo previo a los tribunales. Se buscan dos objetivos principales. El primero, ahorrarse dinero: por alta que sea la cifra a pagar suele ser menor que la que deberían asumir en caso de celebrarse los juicios. Segundo, cuidar la imagen corporativa: aparecer una sola vez en la prensa por motivos que socavan con tanta claridad la imagen de una empresa es menos malo que exponerse a ser ’percha informativa’ de los periodistas durante los muchos meses que, de celebrarse, dura un pleito de estas características.

Uno de los medicamentos por los que Pfizer se ha visto obligada a pagar al Departamento de Justicia del Gobierno de EE UU para evitar juicios por realizar propaganda engañosa y prescribir el medicamento para otros usos es Bextra (valdecoxib). Conocido como la ‘superaspirina’, este medicamento para la artritis, la artrosis y el dolor agudo, multiplicaba al menos por dos el riesgo de infartos de miocardio y cerebrales. Un estudio de la la Administración de Alimentos y Fármacos (FDA) en EE UU, indica que lo triplicaba. Pertenece a la familia de los coxib, como Celebrex, un grupo de medicamentos modernos muy conocido entre médicos, y sobre todo farmacéuticos y farmacólogos, por ser especialmente peligroso para la salud.

Fíjense que el acuerdo entre el Gobierno estadounidense y Pfizer es por propaganda fraudulenta de varios medicamentos, no por los daños que pueda haber provocado en la salud Bextra, cuando su fórmula es básicamente la misma que la de un medicamento retirado por mortal en 2004: Vioxx.

La sombra alargada de Vioxx
En 2004, el laboratorio Merck retiró ’voluntariamente’ su antiartrítico Vioxx (rofecoxib), dado que se demostró que Vioxx podía causar infartos de corazón y cerebrales en sus consumidores, como así fue en cientos de miles de personas con los resultados funestos que pueden imaginar. Vioxx se lanzó al mercado en EE UU en 1999 y fue comercializado en más de 80 países. Las ventas mundiales en 2003 fueron de 2.500 millones de dólares, según datos de la propia corporación. La prohibición del preparado de Merck puso en el punto de mira a sus primos hermanos: Celebrex, del que la Agencia Española de Medicamentos emitió en diciembre de 2004 una nota desaconsejando su uso en personas con problemas cardiacos, pero sin retirarlo; o Bextra, que en España no llegó a venderse y fue retirado en 2005 del mercado por los riesgos de infarto ya comentados. Ambos medicamentos eran fabricados por Pfizer con el mismo principio activo (coxib). Es muy difícil entender entonces cómo Celebrex continúa ofreciéndose en las farmacias de medio mundo para “aliviar el dolor”. ¿Cuándo se decidirán las autoridades sanitarias a promover pleitos por los daños en la salud que pueda estar provocando el Celebrex de Pfizer?

El fabricante de Vioxx conocía sus riesgos tras realizar el ensayo APROVe, siglas en inglés de Prevención de Pólipo Adenomatoso con Vioxx, pero ocultó a la FDA esos trabajos para poder comercializarlo. Las agencias del medicamento, como la estadounidense o la europea, aunque parezca mentira, no realizan estudios independientes sobre los fármacos para los que los laboratorios les solicitan licencia, se limitan a revisar la documentación sobre dichos medicamentos que les presentan los fabricantes. La FDA ha calculado que por la ingesta de Vioxx se produjeron 27.000 casos de infarto y muertes súbitas desde 1999 sólo en EE UU.


Cobayas humanas

En 1996, la farmacéutica más poderosa del mundo ensayó ilegalmente su nuevo antibiótico Trovan (trovafloxacino) en 200 niños del Estado nigeriano de Kano, durante una epidemia de meningitis. Un total de 11 niños murieron y decenas sufrieron daños graves, incluso cerebrales. Más de 11 años después las autoridades de Kano y el Gobierno nigeriano iniciaron una demanda judicial (civil y penal) por la que pedían 7.000 millones de dólares y sentar en el banquillo a tres directivos de la compañía. El acuerdo extrajudicial del caso, que casi con toda seguridad inspiró la novela de John Le carré El jardinero fiel, se estancó por los desacuerdos sobre las responsabilidades y compensaciones a las víctimas. En abril de este año, el diario The Independent informó de un posible acuerdo final, pero éste no fue confirmado.


El caso Neurontin

Pfizer ya fue hallado culpable y pagó 430 millones de dólares en 2004 por promocionar el antiepiléptico Neurontin (gabapentina) para patologías tan dispares como el déficit de atención, las migrañas o el trastorno bipolar. En un solo año, sin embargo, Neurontin llegó a recaudar para la compañía 2.700 millones de dólares: el 90% de las recetas no correspondían a ninguna de las indicaciones aprobadas por la FDA. Según IMS Health, una compañía que compila datos de venta del mercado farmacéutico en todo el mundo, en el Estado español, entre abril y junio de 2002, Neurontin fue recetado sobre todo para dolencias psicológicas, como la depresión y las fobias, y para otros trastornos, como la adicción al alcohol e incluso el tratamiento de ciertos herpes y diabetes. Recetas médicas, se entiende, con ‘premio’ para el facultativo que las firma.


A dios rogando...

La compañía que fabrica el medicamento más vendido del mundo, Lipitor, para el colesterol, y la famosa Viagra, tiene varios programas de acción social. Durante 2009 sorprendió con el ofrecimiento gratuito durante un año de medicamentos a los estadounidenses en paro. Cuidar la imagen corporativa es una prioridad para Pfizer. Por ello, en lugar de enfrentar cada una de las demandas pendientes prefiere pagar la última gran multa que, como ha señalado la propia compañía, no tendrá un impacto en su cuenta de resultados, porque ya fue descontada en el balance del ejercicio de 2008. La mayor multa de la historia de las farmacéuticas apenas ha despeinado al gigante. Los títulos del laboratorio estadounidense, en pleno proceso de consolidación y fusión con su rival Wyeth, no han sufrido casi variaciones.

Diagonal - 17.09.09

Obama y ZP disuelven el G-20 para crear el G-192

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