À procura de textos e pretextos, e dos seus contextos.

13/07/2009

Que se passe-t-il dans le Xinjiang ?

Domenico Losurdo - Mondialisation.ca, Le 12 juillet 2009

Vous vous souvenez de ce qui arrivait pendant les années de guerre froide, et surtout dans sa phase finale ? La presse occidentale n’avait de cesse d’agiter le thème des réfugiés qui fuyaient la dictature communiste pour conquérir leur liberté. Dans la seconde moitié des années 1970, après la défaite infligée au gouvernement fantoche de Saigon et aux troupes d’occupation étasuniennes, le Vietnam enfin réunifié était décrit comme une énorme prison, d’où s’enfuyaient désespérés les boat people, entassés sur des bateaux de fortune au péril de leur vie. Et, avec les variations dévolues à chaque cas, ce motif était récurrent à propos de Cuba, de la République Démocratique Allemande et de tout autre pays « excommunié » par le « monde libre ». Aujourd’hui, tout le monde peut constater à quel point, depuis les régions orientales de l’Allemagne, de Pologne, Roumanie, Albanie etc., malgré la liberté finalement conquise, le flux migratoire vers l’Occident continue voire s’accentue ultérieurement. Si ce n’est que ces migrants ne sont plus accueillis comme des combattants de la cause de la liberté, mais souvent repoussés comme des délinquants, du moins potentiels. Les modalités de la grande manipulation se révèlent à présent claires et évidentes : la fuite du Sud vers le Nord de la planète, de la zone moins développée (où se situait aussi le « camp socialiste ») vers la zone plus riche et développée, ce processus économique a été transfiguré par les idéologues de la guerre froide comme une entreprise politique et morale épique, exclusivement inspirée par le désir sublime d’atteindre la terre promise, à savoir le « monde libre ».

Une manipulation analogue est encours sous nos yeux. Comment expliquer les graves incidents qui en mars 2008 se sont déroulés au Tibet et qui, à une plus grande échelle, ont éclaté ces jours-ci au Xinjiang ? En Occident, la « grande » presse d’ « information » mais aussi la « petite » presse de « gauche » n’ont pas de doute : tout s’explique par la politique liberticide du gouvernement de Pékin. Et pourtant, un fait devrait nous faire réfléchir : le fait que la fureur des manifestants, bien plus que les institutions d’Etat, prenne pour cible les Hans, et surtout les magasins des Hans. Et pourtant, on peut lire sur n’importe quel livre d’histoire que dans le Sud-Est asiatique (dans des pays comme l’Indonésie, la Thaïlande, la Malaisie) la minorité chinoise, qui grâce souvent à son passé de culture d’entrepreneurs exerce un poids économique nettement supérieur à sa dimension démographique, est régulièrement « bouc émissaire et victime de véritables pogroms »[1]. Oui, dans le Sud-Est asiatique « la réussite économique des Hua qiao (des chinois d’outre-mer) s’est en effet accompagnée de jalousies, qui aboutissent régulièrement à des explosions de violence anti-chinoises qui viennent parfois troubler les relations diplomatiques. Ce fut le cas notamment en Malaisie, tout au long des années 1960, et en Indonésie en 1965, lorsque les troubles internes sont prétexte au massacre de plusieurs centaines de milliers de personnes. Trente ans plus tard, les émeutes qui entourent la chute du dictateur Suharto en Indonésie qui s’en prennent systématiquement à la communauté chinoise, viennent rappeler la fragilité de la situation»[2]. Ce n’est pas un hasard si la haine contre les Chinois a souvent été comparée à la haine contre les juifs.

Avec le développement extraordinaire que sont en train de connaître le Tibet et le Xinjiang, dans ces régions aussi tendent à se reproduire les pogroms contre les Hans, qui sont attirés par les nouvelles opportunités économiques et qui voient souvent leurs efforts couronnés de succès. Le Tibet et le Xinjiang attirent les Hans de la même façon que Pékin, Shangai et les villes les plus avancées de la Chine attirent les entrepreneurs et les techniciens occidentaux (ou Chinois d’outre-mer) : ceux-ci jouent souvent un rôle important dans des secteurs où ils peuvent encore faire valoir leur spécialisation supérieure. Cela n’a pas de sens d’expliquer les graves incidents au Tibet et au Xinjiang par la théorie de l’ « invasion » han, théorie qui ne fonctionne certes pas pour le Sud-Est asiatique. Par ailleurs, même en Italie et en Europe, la lutte contre l’ « invasion » est le cheval de bataille des xénophobes. Mais revenons maintenant au Xinjiang. Voilà comment a été décrite la situation en cours, en 1999, sur la revue « Limes », par le général italien Fabio Mini : un extraordinaire développement est en cours et le gouvernement central chinois est engagé à « «financer, presque sans se préoccuper du retour sur investissement, d’immenses travaux d’infrastructure». A ce qu’il semble, le développement économique va de pair avec le respect de l’autonomie : «La police locale est composée pour la majeure partie de ouigours».

Malgré cela, l’agitation séparatiste ne manque pas, «partiellement financée par des extrémistes islamistes, comme les talibans afghans». Il s’agit d’un mouvement qui «se mêle à la délinquance commune», et qui se couvre d’«infamies». Les attentats semblent prendre d’abord pour cible les «ouigours tolérants ou "collaborateurs"», ou les «postes de police», contrôlés, comme nous l’avons vu par les ouigours. Dans tous les cas, concluait le général Mini, qui ne cachait pourtant pas ses sympathies géopolitiques pour la perspective séparatiste, «si les habitants du Xinjiang étaient appelés aujourd’hui à un referendum sur l'indépendance, ils voteraient probablement en majorité contre».

Et aujourd’hui ? Sur la « Stampa » Francesco Sisci écrit de Pékin : « De nombreux Hans d’Urumqi se plaignent des privilèges dont jouissent les ouigours. Ceux-ci, en effet, en tant que minorité nationale musulmane, à niveau égal, ont des conditions de travail et de vie bien meilleures que leurs collègues hans. Un ouigour a la permission, au bureau, d’interrompre plusieurs fois par jour son travail pour accomplir les cinq prières musulmanes traditionnelles quotidiennes […] Ils peuvent en outre ne pas travailler le vendredi, jour férié musulman. En théorie, ils devraient récupérer cette journée en travaillant le dimanche. Mais, de fait, le dimanche, les bureaux sont déserts […] Un autre aspect douloureux pour les Hans, soumis à la dure politique familiale qui impose encore l’enfant unique, est le fait que les ouigours peuvent avoir deux ou trois enfants. En tant que musulmans, ensuite, ils ont des allocations en plus de leur salaire, étant donné que, ne pouvant pas manger de porc, ils doivent se replier sur l’agneau, qui est plus cher ».

Cela n’as pas de sens, alors, comme le fait la propagande pro-impérialiste, d’accuser le gouvernement de Pékin de vouloir effacer l’identité nationale et religieuse des ouigours. Evidemment, outre, d’un côté, le danger représenté par des minorités empoisonnées, dans certains secteurs, par le fondamentalisme, et d’un autre côté excitées par l’Occident, il faut ne pas oublier le danger du chauvinisme han, qui se fait aussi sentir ces jours-ci : et c’est un problème sur lequel le Parti communiste chinois a toujours attiré l’attention, de Mao Tsé Toung à Hu Jintao. Ceux qui, à gauche, sont enclins à transfigurer le séparatisme des Ouigours feraient bien de lire l’interview donnée, quelques semaines avant les derniers événements, par Rebiya Kadeer, la leader du mouvement séparatiste ouigour. Depuis son exil étasunien, parlant avec une journaliste italienne, voici comment s’exprime la dame susnommée : « Tu le vois, tu te comportes comme moi, tu as la même peau blanche que moi : tu es indoeuropéenne, tu voudrais être opprimée par un communiste à la peau jaune ? ». Comme on le voit, l’argument décisif n’est pas la condamnation de l’ « invasion » han et n’est même pas l’anticommunisme. Plutôt, la mythologie aryenne, ou « indoeuropéenne », exprime-t-elle toute sa répugnance pour les barbares à la « peau jaune ».

Références bibliographiques

Jean-Vincent Brisset, 2002 La Chine, une puissance encerclée ? PUF, Paris.

Jean-François Dufour, 1999 Géopolitique de la Chine, Complexe, Bruxelles. Fabio Mini, 1999 Xinjiang o Turkestan orientale ? (« Xinjiang ou Turkestan oriental ? ») In « Limes. Rivista italiana di geopolitica », n° 1, p. 83-96.

Antonella Rampino, 2009 La leader dei turchi del Xinjiang : « La gentilezza ci sta uccidendo », ( La leader des Tucs du Xinjiang : « la gentillesse est en train de nous tuer ») in « La Stampa » du 8 mai, p. 21.

Francesco Scici, 2009 Perchè uno han non sproserà mai una uigura » (Pourquoi un han n’épousera jamais une ouigour) in « La Stampa » du 8 juillet, p. 17

Le nouveau conservatisme britannique: La société contre l’État

Antoine Colombani

Le « nouveau conservatisme » a le vent en poupe outre-Manche, alors que le gouvernement travailliste de Gordon Brown s’enfonce dans des abîmes d’impopularité. S’il offre le visage rassurant d’un conservatisme enfin débarrassé du dogme néolibéral, le renouveau idéologique impulsé par David Cameron s’effectue à la faveur d’un retour à la pensée conservatrice la plus traditionnelle. - Le nouveau conservatisme britannique
La vie des Idées - 10.07.09

Negócios nos Serviços acentuam quedas em Maio

O volume de negócios no sector dos Serviços registou uma quebra de 16,9% em Maio, depois de ter apresentado uma quebra homóloga de 15,3% em Abril, revela o INE.

Em termos mensais, o volume de negócios nos Serviços recuou 0,1% face a Abril, enquanto a variação média nos últimos 12 meses ascende aos -7,2%, menos 1,4 pontos percentuais do que o observado em Abril, adianta o Instituto Nacional de Estatística (INE).

A mesma fonte adianta que foram registadas quebras em todos os componentes do índice, em particular no Comércio por grosso, que caiu -19,8% em Maio face ao mesmo mês do ano passado.

O INE acrescenta que o emprego, as remunerações e as horas trabalhadas no sector dos Serviços registaram quebras homólogas de 2,8, 1,4 e 3,6%, respectivamente.

Económico - 13.07.09

Una temporada de parodias

Noam Chomsky

Algunos de los recientes episodios que conmovieron el mundo a través de las noticias –las elecciones en Líbano e Irán, el golpe de Estado en Honduras– han generado reacciones sobre las que vale la pena detenerse. Incluso, la falta de reacción frente a otros casos, como el secuestro de una embarcación por parte de Israel, también tiene mucho que decir.

Las elecciones en Líbano e Irán y el golpe de Estado en Honduras son importantes no sólo inherentemente sino también por las reacciones internacionales que han suscitado. La ausencia de reacción ante un acto de piratería israelí en el Mediterráneo es un pie de página...

El Líbano. Las elecciones del 7 de junio en el Líbano fueron recibidas con euforia por la corriente principal de opinión pública.

“Me encantan las elecciones libres y justas”, escribió el 10 de junio el columnista del New York Times Thomas Friedman–. “En Líbano, fue algo genuino, y los resultados fueron fascinantes: el presidente Barack Obama derrotó al presidente iraní Mahmud Ahmadinejad”, apuntó.

Crucialmente, “una sólida mayoría de todos los libaneses –musulmanes, cristianos y drusos– votó por la coalición del 14 de Marzo encabezada por Saad Hariri”, candidato respaldado por Estados Unidos e hijo del asesinado ex primer ministro Rafik Hariri.

Debemos dar crédito a quien se lo merece por este triunfo de elecciones libres (y de Washington): “Si George Bush no se hubiera enfrentado a los sirios en 2005 –forzándolos a salir del Líbano después del asesinato de Hariri– estas elecciones libres no hubieran sucedido”, escribió Friedman. “Bush creó el espacio (durante su discurso en El Cairo), Obama ayudó a avivar la esperanza”, precisó.

Dos días después, los puntos de vista de Friedman tuvieron eco en una columna de opinión del Times escrita por Elliot Abrams, reconocido integrante del Consejo de Relaciones Exteriores de Estados Unidos que anteriormente fue funcionario de alto rango en las administraciones de los presidentes Ronald Reagan y George Bush hijo: “La votación en el Líbano pasó cualquier prueba realista (...). Los libaneses tuvieron la oportunidad de votar contra Hizbollah y la aprovecharon”.

Cualquier “prueba realista”, no obstante, podría incluir la votación real. La coalición 8 de Marzo, basada en Hizbollah, ganó aproximadamente con la misma proporción que Obama contra McCain en noviembre, con cerca del 54 por ciento del voto popular, según cifras del Ministerio del Interior libanés.

Por consiguiente, según el argumento Friedman-Abrams, deberíamos estar lamentando la victoria de Ahmadinejad sobre Obama.

Al igual que otros, Friedman y Abrams se están refiriendo a los representantes del Parlamento. Estas cifras son tergiversadas por el sistema de votación confesional de Líbano, que reduce drásticamente el número de asientos otorgados a la más grande de las sectas, los chiítas, que respaldan abrumadoramente a Hizbollah y a su aliado Amal.

Sin embargo, como lo han señalado algunos analistas de los más serios, las reglas fundamentales “confesionales” de Líbano afectan negativamente “las elecciones libres y justas” en formas aún más importantes. El analista político Assaf Kfoury observa que las reglas fundamentales no dejan espacio para los partidos no sectarios y erigen una barrera que evita la introducción de políticas socioeconómicas y otros temas reales en el sistema electoral.

Para Kfoury, esas reglas abren la puerta a “interferencia externa masiva”, menor participación de votantes y “manipulación y compra de votos”, todo ello peculiaridades de las elecciones de junio, aún más que antes.

Por tanto, en Beirut, la capital que alberga a casi la mitad de la población del Líbano, menos de una cuarta parte de los votantes elegibles pudo votar sin regresar a sus normalmente remotos distritos de origen. El efecto es que los trabajadores migrantes y las clases más pobres efectivamente son privados de sus derechos civiles en “una forma extremadamente injusta, al estilo libanés”, favoreciendo las clases privilegiadas y pro occidentales.

Irán. Al igual que el Líbano, el propio sistema electoral de Irán viola derechos básicos. Los candidatos deben ser aprobados por clérigos gobernantes, facultados para prohibir políticas con las que discrepan, y de hecho lo hacen.

Los resultados electorales del Ministerio del Interior de Irán carecieron de credibilidad tanto por la forma en que fueron publicados como por el mismo resultado, disparando una enorme protesta popular brutalmente reprimida por las fuerzas Aarmadas de los clérigos gobernantes. Tal vez Ahmadinejad pudo haber ganado la mayoría si los votos hubieran sido contabilizados justamente, pero los gobernantes aparentemente no estaban dispuestos a arriesgarse.

Desde las calles de Teherán, la corresponsal Reese Erlich escribió: “Es un genuino movimiento de masas iraní integrado por estudiantes, trabajadores, mujeres y gente de clase media” y, posiblemente, la mayoría de la población rural.

Eric Hooglund, catedrático y experto en Irán rural, describe un respaldo “abrumador” para el candidato opositor Mir Husein Musavi entre la gente de las regiones que ha estudiado, y un “ultraje moral palpable por lo que llegó a creerse como el robo de su elección”.

Es altamente improbable que las protestas dañen al régimen clerical-militar a corto plazo pero, como observa Erlich, “está sembrando las semillas para luchas futuras”.

Israel-Palestina. No deberíamos olvidar unas elecciones auténticamente “libres y justas” realizadas recientemente en Oriente Medio –en Palestina, en enero de 2006, ante las que Estados Unidos y sus aliados respondieron castigando a la población que votó “equivocadamente”–.

Israel impuso sitio a Gaza y, el invierno pasado, atacó sin misericordia.

Apoyándose en la impunidad que recibe como cliente de Estados Unidos, Israel ha reforzado una vez más su bloqueo secuestrando a Espíritu de Humanidad, embarcación del movimiento Gaza Libre, en aguas internacionales, y forzándolo a atracar en el puerto israelí de Ashdod.

La embarcación había salido de Chipre, donde se inspeccionó el cargamento: medicinas, materiales de reconstrucción y juguetes. Entre los defensores de derechos humanos a bordo se encontraba la ganadora del Premio Nobel Mairead Maguire y la ex congresista norteamericana Cynthia McKinney.

El crimen a duras penas evocó un bostezo –con cierta justicia, se podría argumentar, dado que durante décadas Israel ha estado secuestrando botes que viajan entre Chipre y Líbano–. Entonces, ¿para qué molestarse en reportar este último ultraje de un Estado bribón y su jefe?

Honduras. Centroamérica también escenifica un crimen relacionado con elecciones. Un golpe militar en Honduras ha depuesto al presidente Manuel Zelaya y lo ha expulsado del país.

El golpe repite lo que el analista en asuntos latinoamericanos Mark Weisbrot llama “una historia recurrente en Latinoamérica”, enfrentando a “un presidente reformista respaldado por sindicatos laborales y organizaciones sociales con una elite política corrupta, mafiosa, gobernada por las drogas, acostumbrada a escoger no sólo la Suprema Corte y el Congreso sino también al presidente.

La corriente principal de opinión pública describe al golpe como un desafortunado regreso a los malos días de hace décadas. Pero eso es equívoco. Se trata del tercer golpe de Estado en la última década, todos ellos conformando la “historia recurrente”.

El primero, en Venezuela en 2002, fue respaldado por la administración de Bush que, empero, se retractó luego de agudas críticas latinoamericanas y de la restauración del gobierno elegido a través de manifestaciones populares.

El segundo, en Haití en 2004, se concretó a manos de los torturadores tradicionales del país, Francia y Estados Unidos. El presidente electo, Jean Bertrand Aristide, fue llevado en secreto a África Central.

Lo novedoso del golpe en Honduras es que Washington no lo ha respaldado. En cambio, Estados Unidos se unió a la OEA y se opuso a la toma de poder, aunque vociferó una condena más suave que otros, y no ha actuado al respecto. Contrariamente a lo que han hecho países vecinos, Francia, España e Italia, Estados Unidos no ha retirado su embajador.

Sobrepasa la imaginación que Washington no tuviera conocimiento anticipado de lo que se fraguaba en Honduras, país altamente dependiente de la asistencia estadounidense y cuyo ejército es armado, entrenado y asesorado por Estados Unidos.

Las relaciones militares han sido estrechas desde la década de los ’80, cuando Honduras fue base de la guerra terrorista del presidente Reagan contra Nicaragua. Que la “historia recurrente” se repita una vez más depende en gran medida de las reacciones dentro de Estados Unidos.
Sin Permiso - 12.07.09

Para los más ricos la crisis es sólo un insignificante traspié

Sam Pizzigati

El colapso económico mundial no afecta a las principales fortunas del mundo que siguen tan intensamente concentradas como siempre; así lo revela el primer estudio en profundidad realizado sobre grandes patrimonios desde el pasado septiembre.

Hace trece años, dos de las empresas encargadas de administrar las fortunas de los más ricos del mundo, la sede de Merryl Lynch en Nueva York y la filial parisina de Capgemini, empezaron a publicar un informe anual que enumera a los más ricos de nuestro planeta y las fortunas de que disponen al servicio de futuras inversiones.
Año tras año, nos han informado de cómo los ricos acumulaban más y más billones. En el Informe sobre la Riqueza Mundial publicado el año pasado, los "individuos con alto patrimonio neto" disponían en el 2007 de una combinación de 40,7 billones de dólares; un total que no incluye el valor de sus hogares, ni el arte que cuelgan en sus paredes o las joyas que esconden en sus cajas fuertes.
La semana pasada, las buenas noticias se acabaron. El pasado miércoles, Merrill Lynch y Capgemini, informaron al mundo que durante el 2008 la población mundial con altos patrimonios netos, personas con un mínimo de 1 millón de dólares en activos de inversión, se ha contraído en un 14,9 por ciento. La combinación de la riqueza de estos individuos se ha reducido de forma aún más acusada, cayendo un 19,5 por ciento.
A los súper ricos les fue todavía peor. El número de individuos con "súper" alto patrimonio neto, personas con un mínimo de 30 millones de dólares, se ha contraído en aproximadamente un 25 por ciento. En conjunto, los “súper ricos” han perdido casi un 24 por ciento de su riqueza financiera.
El nuevo Informe sobre la Riqueza Mundial de Merrill Lynch y Capgemini presenta estas pérdidas como una reducción “sin precedentes" y los medios de comunicación se han hecho eco de este mensaje por todo el mundo. "La crisis del crédito pasa peaje a los súper-ricos", titulaba la pasada semana un diario internacional de negocios. "La lista de ricos se encoge", rezaba otro.
Pero el nuevo Informe y los titulares no mencionan la parte más fascinante de la historia de los grandes patrimonios mundiales. Ciertamente, el colapso del sistema financiero global del año pasado afectó a las grandes fortunas. Sin embargo, a pesar de que estamos viviendo el mayor colapso económico desde 1930, los propietarios de las grandes fortunas del mundo siguen siendo increíblemente afortunados.
La caída de la riqueza de las personas con altos patrimonios netos les ha dejado con un patrimonio combinado a finales del 2008 de 32,8 billones de dólares, no muchos menos de los 33,4 billones de que disponían a finales del 2005. En otras palabras, la mayor crisis de la historia reciente les ha costado a los ricos el perder sus ganancias acumuladas a lo largo del 2006 y 2007; y nada más.

Estos ricos, especialmente los que componen la categoría de "súper" altos patrimonios netos, siguen disponiendo de un porcentaje extremadamente elevado de las riquezas del mundo.
En el mundo viven un total de 80.000 personas que el informe califica de “súper ricas”. Estos individuos, que representan aproximadamente un 0,001 por ciento de la población mundial, poseen, tras el colapso económico del 2008, el 10 por ciento del total de riqueza de nuestro planeta.
Estos ricos han optado por "reducir" algunos de sus gastos personales a lo largo del 2008. El Informe sobre la Riqueza Mundial, nos advierte que en los Estados Unidos, donde viven el 28,7 por ciento de las personas con alto patrimonio neto, las ventas en subastas de obras de arte movieron en el 2008 un total de 2.900 millones de dólares, "1.000 millones menos que en el 2007" y las ventas de Lamborghini de lujo se redujo en un 21 por ciento el año pasado.
Pero a pesar de la crisis, la cantidad de dinero en los bolsillos de los ricos sigue siendo enorme. El Informe menciona que en diciembre de 2008 un diamante histórico se vendió en Londres por 24,3 millones de dólares, "el precio más alto jamás pagado por una joya o diamante en una subasta."
Los analistas y gestores de fortunas de Merrill Lynch y Capgemini a pesar de las malas noticias, han querido aportar algo de optimismo. Nos recuerdan que cuando estalló la burbuja de las empresas de tecnología e Internet en el 2001, resultó sólo un freno temporal en la concentración de la riqueza mundial. Entre el 2002 y el 2007 la riqueza combinada de las personas con alto patrimonio neto creció a un ritmo de un 9 por ciento anual.

Los redactores del Informe sobre la Riqueza Mundial, no creen que haya ningún motivo de preocupación respecto a la posibilidad de que los líderes políticos mundiales tomen alguna decisión que no permita que ese crecimiento vuelva a repetirse. Capgemini y Merrill Lynch, consideran que “se espera que la recuperación de los altos patrimonios netos sea igualmente sólida esta vez”.

Sin embargo, en sus informes anteriores, estos analistas fallaron a la hora de anticipar el colapso financiero global. Es probable que si estuviese en camino un movimiento global para distribuir más equitativamente la riqueza del mundo, probablemente también serían los últimos en enterarse.
Sin Permiso - 12.07.09

Mudar de Rumo



CGTP
- Tempo de Antena

Comando emprestou 7,4 milhões: Dívidas asfixiam militares da GNR

O sobreendividamento dos militares da GNR obrigou os Serviços Sociais da instituição a emprestarem ou a adiantarem em 2008 mais de 7,4 milhões de euros aos seus próprios efectivos, mais dois milhões do que no ano anterior. Metade deste valor, apurou o CM, serviu para responder a dívidas de créditos sobre o consumo; a outra metade para pagar as prestações do crédito à habitação contraído junto da Banca.
C.M. - 13.07.09

Empresas com quase 7M€ de salários em atraso

Os inspectores da Autoridade para as Condições do Trabalho (ACT) detectaram até Junho salários em atraso, ou pagos abaixo do mínimo definido por lei ou por convenções colectivas, no montante de cerca de sete milhões de euros.

De acordo com os dados avançados à agência Lusa pelo Inspector-Geral do Trabalho, Paulo Morgado de Carvalho, de Janeiro a Junho, entre as 10.938 empresas inspeccionadas, a ACT encontrou dívidas de 6,7 milhões de euros aos trabalhadores.

Em igual período do ano passado, o montante relativo a 8.225 estabelecimentos visitados tinha sido de 4,7 milhões de euros, o que representa uma subida de mais de 40 por cento no primeiro semestre deste ano em termos de montantes devidos aos trabalhadores, num crescimento de dois milhões de euros.

Os sectores detectados com mais montantes em dívida aos trabalhadores foram a construção civil (com salários em atraso no montante de 1,5 milhões de euros) e a banca (614 mil euros).

A par da falta de pagamento aos trabalhadores, as empresas acumularam também 1,5 milhões de euros de dívidas à Segurança Social, mais 449 mil euros do que o detectado há um ano atrás.

Nesta matéria, o comércio por grosso, a indústria hoteleira e a indústria química são os sectores onde se observaram mais irregularidades em termos de contribuições à Segurança Social.

Segundo Paulo Morgado de Carvalho, estes números apesar de significarem uma subida de salários não pagos ou pagos abaixo do mínimo definido pela lei ou convenções colectivas, mostram um acompanhamento "mais consistente" da realidade dos trabalhadores.

Estas irregularidades resultaram na aplicação de 1.809 autos de advertência (mais 415 do que em igual período de 2008), que podem dar origem a coimas entre 2,2 milhões de euros e os 5,5 milhões de euros.

Em termos de trabalho não declarado e ilegal, de acordo com o responsável, nos primeiros seis meses do ano foi regularizada a situação de 2.780 funcionários, mais 76 do que em igual período de 2008.

Os trabalhadores objecto de regularização encontravam-se com contratos ilegais a termo, temporários, dissimulados ou "falsos recibos verdes" ou ainda em situação de trabalho não declarado.

Destak.pt - 13.07.09

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