À procura de textos e pretextos, e dos seus contextos.

16/04/2011

Geografia do (des)emprego

Quatro realidades no país do desemprego e das empresas que resistem em zonas de difícil implantação. Fazendo os cálculos, com a população activa e o número de inscritos nos centros de emprego, a partir dos dados disponíveis em Fevereiro do INE e do IEFP, a Grande Reportagem visitou os concelhos com maior e menor taxa de desemprego. 

Oleiros e Melgaço, ambos com uma taxa de 2,8%, são os concelhos com menos desemprego. No topo da lista estão Espinho, com 24,6%, e Albufeira, com 22,2%, valores próximos do dobro da taxa de desemprego nacional.

Em Espinho, o mais pequeno concelho do país em área, o desemprego explica-se também pelo fenómeno da "importação". Residem em Espinho e ali são registadas as vítimas do encerramento de importantes unidades industriais dos concelhos vizinhos de Gaia, Ovar e Santa Maria da Feira.
No caso de Albufeira é a sazonalidade que dita os números. Este concelho tem cerca de 40% da oferta hoteleira do Algarve. Com a crise na construção civil e a menor procura internacional do sol algarvio durante a época baixa, o inverno em Albufeira é cada vez mais cinzento. A autarquia viu-se obrigada a abrir uma Cantina Social para atenuar a escassez alimentar de muitas famílias vítimas do desemprego.

O cenário nos concelhos com menos desemprego não é tão risonho como os números parecem indicar. O contrabando e as remessas dos emigrantes já não marcam o ritmo da economia do concelho de Melgaço. Vão valendo os investimentos nos produtos da terra e na beleza natural, como o vinho Alvarinho ou o turismo rural. Captar investimentos é a prioridade. Do outro lado do Rio Minho, que é como quem diz, do lado de lá da fronteira, a Galiza é um forte concorrente, mas é também uma terra de oportunidades. Apesar de Espanha apresentar uma das mais elevadas taxas de desemprego da Europa, dezenas de trabalhadores de Melgaço garantem o sustento no país vizinho.

Oleiros, no distrito de Castelo Branco, depende de meia dúzia de empresas e dos serviços públicos. Para incentivar o investimento, a câmara reduziu ou deixou de cobrar taxas e emolumentos às empresas, mas o pouco desemprego explica-se também pela população. Quem não arranja emprego, sai. Emigra ou foge para o litoral.

Quatro concelhos, quatro retratos da GEOGRAFIA DO (DES)EMPREGO em Portugal. 

http://sic.sapo.pt/online/noticias/programas/reportagem+sic/Artigos/Geografia+do+desemprego.htm

Zone euro : les défauts sont inévitables

Jacques Sapir

1.- Le montant total des dettes des pays en danger du « sud » de la zone euro est bien plus élevé qu’on ne le croit
Jusqu’à présent, la discussion s’est focalisée sur la seule dette publique des pays du « sud » de la zone euro. Cette approche ignore le fait qu’il y a un mécanisme de vases communicants entre la dette publique (souveraine) et les dettes privées. Le total de l’endettement apparaît comme extrêmement élevé, en particulier en Espagne.
Tableau 1
État total de l’endettement de l’Espagne, de la Grèce et du Portugal à la fin 2009 (en milliards d’euros)

Source : C. Lapavitsas et alii, «  The Eurozone between austerity and default », RMF Occasional Report, SOAS, Londres, septembre 2010.
Si l’on exclut l’endettement des institutions financières, on arrive toujours à des chiffres impressionnants. Il est donc clair que l’État devra reprendre à son compte une partie de ces dettes privées qui ne sont pas soutenables.
Tableau 2
Structure de la dette privée (en milliards d’euros)

Source : la même que pour le tableau 1
De plus ces tableaux ont été calculés à la fin de 2009. Depuis, l’endettement public a continué de progresser et ne cessera de la faire.
2.- La part de cette dette détenue par l’étranger est aussi très importante
La part de cette dette détenue par les non-résidents varie du tiers (soit 168,6% du PIB) pour l’Espagne à un peu plus de la moitié (soit 151% du PIB) pour la Grèce. La majeure partie de cette dette est détenue dans la zone euro, dont 66% par 5 pays (Allemagne, France, Pays-Bas, Irlande, Belgique) pour l’Espagne ; 66% pour le Portugal et 58% pour la Grèce.
Tableau 3
Dette détenue par les non-résidents (en milliards d’euros)
La part détenue par la France et L’Allemagne varie de 48% à 41%
3.- Un ajustement impossible
Ces pays ont entamé, avec l’Irlande, des plans d’ajustement budgétaire excessivement ambitieux. La montée des désordres sociaux (Grèce) et politiques (Portugal, mais aussi Irlande) en témoigne. On peut constater, sur le tableau suivant, l’ampleur de cet ajustement nécessaire uniquement pour que la dette exprimée en pourcentage du PIB cesse d’augmenter.
Tableau 4
Montant de l’ajustement budgétaire nécessaire à une stabilisation de la part des dettes publiques en pourcentage du PIB

Source : BNP-Paribas et CEMI-EHESS
Le choc budgétaire exigé pour que la dette se stabilise à son niveau de 2010 est compris entre 17 et 14 points de PIB pour la Grèce, 10 et 12 points pour le Portugal et l’Espagne. Il atteint de 20 à 22 points de PIB pour l’Irlande.
L’Irlande et la Grèce sont ici typiquement des cas extrêmes, dont on ne voit pas de solution cohérente avec le maintien dans la zone euro. Le défaut, assorti de la sortie de la zone et d’une forte dévaluation, apparaît aujourd’hui comme l’issue inévitable à la crise.
Dans le cas de l’Espagne, dont le PIB et le montant de la dette sont largement supérieurs aux trois pays (Grèce, Irlande et Portugal) cumulés, il faut savoir :
- Que le taux des défauts sur l’immobilier atteint 11% pour les dettes des promoteurs et 7% pour celles des crédits immobiliers commerciaux. Le stock de logements invendus est passé de 394 700 au 31 décembre 2006 à 1 202 848 au 31 décembre 2010.
- Qu’en dépit de provisions plus importantes que dans bien des pays, les banques espagnoles devront être recapitalisées pour une somme oscillant entre 80 et 100 milliards d’euros en 2011, et ceci sans préjudice de recapitalisations ultérieures.
- Que les projections de croissance faites par le gouvernement, et sur lesquelles il a fondé sa politique de réduction des déficits, sont beaucoup trop optimistes.
- Que les projections de dépenses faites dans le cadre de la politique de réduction des déficits sont, elles aussi, bien trop optimistes. Face au problème de la recapitalisation nécessaire des banques, elles sont en fait irréalistes.
Dans ces conditions, ce plan de stabilisation du déficit public est condamné à l’échec et il est probable que l’Espagne soit obligée de demander à bénéficier du Fonds européen de stabilité financière (FESF) ce qui, en l’état, et devant les réticences fortes de certains pays d’en accroître le volume, conduirait à l’explosion de ce dispositif.
Il faut noter que, même pour la France et l’Italie, le choc d’ajustement est élevé et rend improbable une stabilisation de la dette à son niveau de 2010. En admettant que de tels chocs soient socialement supportables, leur impact cumulés sur une partie de la zone euro plongerait cette dernière dans une profonde dépression. Or, si la croissance s’effondre à la fin de 2011 et en 2012, les objectifs de stabilisation du poids de la dette ne pourront pas être tenus en dépit des efforts consentis.
4.- Un défaut inévitable ?
Le défaut semble donc la seule option possible pour au moins 4 pays : la Grèce, l’Irlande, le Portugal et l’Espagne. La question désormais n’est plus de savoir si ce défaut aura lieu, mais quand il aura lieu.
De ce point de vue, les deux pays les plus fragiles sont la Grèce et l’Irlande. Les spreads sur la dette publique pour ces deux pays convergent, et ils se situent à des niveaux particulièrement élevés. Mais il faut savoir que l’Espagne constitue aussi un risque fort en raison de l’immense endettement de ses agents privés et de la nécessité de transférer une partie de leurs dettes à la puissance publique (en particulier celle des établissements bancaires dont 30 ont vu leur note dégradée le 24 mars dernier).
Graphique 1

Source : Agence France-Trésor
Le scénario le plus probable est la combinaison de problèmes économiques et sociaux insolubles pour la Grèce et l’Irlande, et d’une dégradation des conditions d’emprunt de l’Espagne forçant ce dernier pays à demander à bénéficier du FESF, avec les conséquences probables que ceci entraînerait. La possibilité d’un défaut de un ou deux pays pour l’hiver 2011-2012 apparaît donc comme forte.
Les taux d’intérêt auxquels sont soumis actuellement ces pays rendent la dette naturellement explosive : la dette engendre la dette. Seul l’effacement d’une partie de la dette publique (accrue d’une partie de la dette privée dans le cas de l’Espagne) leur permettrait de retrouver une solvabilité. Le défaut ou la restructuration (défaut partiel) est donc pour eux l’unique solution à terme.
Mais si le défaut à lieu dans la zone euro, cela obligerait les autres membres de cette zone à financer directement ces quatre pays pour le déficit budgétaire nouveau, dans la mesure où ils se verraient, pour un temps, exclus des marchés financiers.
5.- Défaut et sortie de l’euro
Techniquement, le défaut n’implique pas la sortie de l’euro. S’il pose de redoutables problèmes aux banques (en Allemagne, France, Pays-bas et Belgique en particulier), il reste envisageable. Notons cependant que le choc sur les banques serait tel qu’il poserait le problème du financement conjoint tant de la nouvelle dette que des mesures destinées à retrouver la compétitivité dans un pays comme la France. On ne voit guère de solution sans une monétisation importante de cette dette et sans un contrôle public sur ces établissements (banques et assurances) afin d’éviter toute panique.
Tableau 5
Montant des créances détenues par certains pays sur les 4 pays en difficulté

Source : NATIXIS, Flash Economie, n°212, 22 mars 2011
Mais, en ce cas, il faudrait pérenniser une structure de transferts budgétaires des pays « excédentaires » de la zone (Allemagne, Finlande, Pays-Bas) au profit de ces 4 pays. Or on voit bien, avec les récentes évolutions politiques outre-Rhin, que cela n’est pas possible. L’Allemagne n’est pas prête à assumer le transfert de l’équivalent de 2 points de PIB par an vers les pays du « sud » de la zone euro. Or, sans de tels transferts, il est impossible de compenser les écarts de productivité, et il est inévitable que l’endettement – public ou privé - reprenne dans ces pays une fois que le défaut sur la dette sera accompli. Seule une importante dévaluation est à même de leur permettre de retrouver la compétitivité perdue face à l’Allemagne.
Par ailleurs, cette dévaluation leur permettrait aussi de retrouver leur compétitivité face au reste du monde où l’euro, à son cours actuel, les pénalise très durablement.
Graphique 2

Source : OCDE
Tableau 6
Part du commerce extérieur libellé en euros (données de 2009)

Source : Base statistique de l’OCDE
Il faut ici signaler que la somme des élasticités sur les importations et les exportations montre que si l’Espagne n’a guère d’intérêt à une sortie de l’euro (ni à un euro faible), il n’en va pas de même pour la Grèce, la France, l’Irlande et le Portugal qui sont largement bénéficiaires dans une telle situation [1]. Ceci traduit tant la structure des appareils productifs de ces pays que leur exposition aux coûts de l’énergie importée, très faible dans le cas de la France.
Ceci accrédite l’idée qu’une sortie de l’euro (cumulée à un défaut) est une solution qui s’impose pour la Grèce et l’Irlande. Elle pourrait l’être pour le Portugal. Mais, dans ce cas, l’intérêt de la France serait aussi de faire défection de la zone euro.
Il convient donc de regarder la réalité en face. Un ou deux défauts sur la dette souveraine se produiront d’ici un an dans la zone euro, accompagnés de la sortie en catastrophe de ces pays de la monnaie unique. D’autres pays (le Portugal et surtout l’Espagne) demanderont à bénéficier du FESF, rendant intenable ce dispositif. Les conséquences politiques et psychologiques seront énormes.
Plutôt que de subir, il faut choisir. La France doit se poser la question de savoir si le maintien en l’état de la zone euro a pour elle encore un sens, compte tenu de ces défauts et de leurs conséquences. Une catastrophe pleinement anticipée peut être réduite, mais une catastrophe subie est toujours mortelle.

P.-S.

Jacques Sapir est Directeur d’études à l’EHESS et directeur du CEMI-EHESS

http://www.cadtm.org/Zone-euro-les-defauts-sont

Pic pétrolier : quel plan B avant la catastrophe ?

Cette fois c’est officiel, le pic pétrolier a déjà eu lieu. Reconnu par le président Obama, confirmé par l’AIEA et évoqué mardi dernier devant les députés par François Fillon, le pic pétrolier est entré dans l’Histoire avec un grand H. Une querelle d’experts sans intérêt fait varier sa survenue entre 2006 et 2009 alors que la véritable question est : Quelle préparation nos gouvernants ont-ils prévu à cette crise prévue de longue date et qui fait peser un risque majeur à notre civilisation.
C’est un secret de Polichinelle que le premier ministre a laissé échapper mardi 5 avril 2011 lors de la séance des questions au gouvernement en répondant au député François Brottes (PS) sur  le prix du gaz  ceci : http://www.assemblee-nationale.fr/1...
« Nous avons, en 2009, atteint le pic de production en matière de pétrole. La production ne peut maintenant que décroître, alors même que la croissance de l’économie mondiale a retrouvé un train de 4,5 %. La catastrophe de Fukushima aura forcément des conséquences sur les investissements dans le monde en matière nucléaire. »
Une phrase qui résume plus qu’on ne peut l’imaginer le désarrois du gouvernement devant la situation nouvelle et l’impréparation irresponsable qui est la nôtre devant une crise pourtant prévue de longue date.
Le pic pétrolier a été prédit dans les années 60 par le géologue King Hubert et ses conséquences sur la civilisation de la productivité ont été modélisés après le Club de 1968 par le Massachussetts Institute of Technology. Ses conclusions sont rendues publiques en 1970 dans le rapport Meadows & al., intitulé "The limits to growth", "Les limites de la croissance".
Les simulations du MIT prédisent l’effondrement du système productiviste, quelles que soient d’ailleurs les hypothèses de départ en ressources de matières premières (à l’époque les réserves connues ne couvraient que 30 années de croissance).
En effet, si le système ne s’effondre par leur épuisement, la  dévastation de l’environnement ou l’explosion démographique conduisent à des scénarios tout autant catastrophistes.
Au début des années 1970, les USA ont une première preuve de la validité du modèle de Hubbert quand ils constatent que leur production nationale de pétrole atteint effectivement un pic.
Les gouvernants US comprennent alors que dans 30 ou 40 ans l’humanité rencontrera un problème majeur quand la production de ressources fossiles ne parviendra plus à satisfaire la demande.
Des bureaux d’étude stratégiques sont alors mis à contribution pour imaginer les conséquences et les phases de cette crise et les moyens de s’y préparer. Voici un lien illustrant  celui de Balfour et Associates : http://www.treehugger.com/balfour-h...
Les scénarios varient sur les dates mais convergents sur les principales étapes à venir :
1) Phase de gaspillage exponentiel
2) Peak Oil atteint (production maximale historique)
3) Plafonnement de  la production de pétrole (plateau oscillant).
4) Déplétion (Chute de plus en plus rapide de la production).
5) Epuisement des stocks de pétrole.
Contrairement aux métaux, il n’y a pas de recyclage possible du pétrole consommé. Les seules alternatives sont des carburants de synthèse.
Quelle seront les conséquences géostratégiques et sociales de ces étapes ?
Les prévisionnistes prévoient en gros les étapes suivantes (au début les  phases historiques passées) :
A) 1970 à 2001 : la croissance de la production de pétrole permet le maintien du productivisme avec une croissance faible. Règne du pétro-dollar.
B) 2001 à 2009 : Anticipation de la désindustrialisation par les marchés (dérégulation). Délocalisation, chômage. Tensions géostratégiques, guerres de positionnement. Remise en cause du dollar. Envolée des dettes publiques. Mise en place de l’état d’urgence aux USA au prétexte d’antiterrorisme. Intégration européenne à marche forcée.
C) 2009 à 2015-20 : Production de pétrole en plateau oscillant : le prix du pétrole flambe, inflation généralisée.  Stagnation économique et désindustrialisation accélérée. Tensions géopolitiques et monétaires. Flambée des prix, famines dans les pays du sud, faillites d’états. Crise du dollar (chute). Instauration de mesures d’exception : gouvernance mondiale (fusion UE + NAU), monnaie mondiale rejetée par la Chine, la Russie, l’Inde qui forment un Block Asiatique dissident.
D) 2015-2020 à 2030-2040 : Chaos dans les pays industrialisés. Activation de l’état d’urgence mondial, répression politique. Rationnement des denrées, marché noir, famines. Suspension des institutions démocratiques et des droits individuels. Identification par puce des individus. Guerre larvées entre l’Alliance Atlantique et le Block Asiatique. Hausse de la mortalité, politique de réduction forcée des naissance.
E) 2030-2040 à 2100 : Epuisement du pétrole. Limitation des moyens de guerre. Lente réorganisation sociale sur un modèle local économe en énergie. Stabilisation de la population mondiale.
 
Si les gouvernants ont eu ses informations depuis 40 ans on peut se dire qu’ils ont préparé un plan B, non ?
Et bien oui, mais en pratique ce n’est pas forcément celui qu’on aimerait entendre, nous autres citoyens naïfs et confiants.
Si on cherche un peu on trouve des préparatifs mais point de voitures écolos, nulle trace de virage technologique vert, pas de recherches massives dans les énergies de substitution.
 
En France nous avons eu droit à la course au nucléaire et aux incitation à l’achat de véhicules neufs à coup de jupettes. Quelques tramways, des bus au gaz. Et c’est tout.
Et dans les autres pays ? Rien de très optimiste.
L’armée allemande s’affole : Spiegel online publie un rapport de l’armée allemande catastrophiste. http://www.spiegel.de/international/germany/0,1518,715138,00.html
Les USA laissent faire le marché qui dépèce l’industrie et instaure des mesures d’urgence pour palier aux chaos social.
Les anglais vendent leurs fleurons industriels aux Indiens ou aux Chinois et se concentrent sur la finance.
Partout on liquide l’état providence qui seul permettrait d’amortir le choc.
La réponse des gouvernants européens est pathétique : « seuls nous ne pouvons rien faire, débarrassons-nous du problème auprès d’un gouvernement européen ou mondial . »
Mais le gouvernement mondial est une illusion, il ne poura rien faire de plus que rationner.
Il ne sera pas mondial, ce sera au mieux un gouvernement de l’occident face à la Chine, la Russie et l’Inde.
Et en tout cas ce ne sera pas une démocratie.
Comment disait Churchill ?
"Vous vouliez sacrifier l’Honneur pour avoir la Paix, vous aurez la guerre et le déshonneur."
Il se pourrait que nos dirigeants aient sacrifié la souveraineté populaire dans l'espoir de conserver la paix et la prospérité.
Nous avons déjà plusieurs guerres et il est à redouter que nous ayons en plus la tyrannie et la misère.
 
 Photo : REUTERS/ US Coast Guard

http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/pic-petrolier-quel-plan-b-avant-la-92366

Crimes et Barbarie des soldats U.S en Afghanistan

Un article du Rolling Stone Magazine revient sur les atrocités commises par des soldats américains en Afghanistan, suite à la parution des premières photos des exactions dans le journal allemand Der Spiegel le 21 Mars.
De nouveaux détails très choquants ont émergé aujourd'hui sur la façon dont des soldats américains ont formé un « escadron de la mort » pour assassiner des civils afghans au hasard et mutiler leurs cadavres.

Une enquête menée par le magazine Rolling Stone magazine détaille comment les officiers supérieurs ont échoué à empêcher leurs troupes de tuer des Afghans et conserver des parties de leurs corps comme des trophées.

Dans un épisode horrible, le magazine affirme que des soldats ont coupé le doigt d'un enfant afghan mort et l’on a ensuite utilisé comme « jeton » dans un jeu de cartes.

Ce petit détail montre qu’un nouveau seuil de dépravation a été franchi par les forces américaines et est susceptible d'être un désastre médiatique pour l’armée U.S.

L'enquête menée par le magazine Rolling Stone a aussi révélé comment :
• Les troupes ont tué par balles des civils et tenté de camoufler leurs crimes ;
• Les soldats américains ont découpé une partie du crâne d'un mort ;
• Les soldats ont applaudi en filmant un raid aérien américain faisant sauter deux civils afghans ;
• Une vidéo montre deux civils afghans sur une moto être abattu.

Le magazine prétend que les soldats découpaient des morceaux de crâne de leurs victimes et les conservaient comme des trophées de leurs crimes. Les soldats sont également accusés d'ouvrir le feu sur des civils sans aucune raison et se de se couvrir en déposant des armes et chargeurs sur leurs victimes pour invoquer la légitime défense.

Le magazine affirme que pour les accusés, la « mise à mort d'innocents civils afghans est devenue moins un motif de préoccupation qu'un motif de célébration ».

La semaine dernière, le soldat Jeremy Morlock, 23 ans, a admis son rôle dans ce système criminel et a été condamné à 24 ans d’emprisonnement. Quatre autres soldats de la 5e brigade de combat Stryker, 2e division d'infanterie, seront jugés devant une cour martiale : le sergent Gibbs Calvin (qui est accusé d'être le leader), Adam C. Winfield, Michael S. Wagnon II et Andrew H. Holmes.

L'article du Rolling Stone décrit en détail comment les troupes américaines auraient tué un garçon afghan avant de mutiler son cadavre :
« Les soldats Jeremy Morlock et Andrew Holmes avait repéré un jeune agriculteur au travail , le 15 janvier 2010, dans le village afghan de La Mohammed Kalay.
Gul Mudin, 15 ans (seulement quatre ans plus jeune que Holmes), était le seul Afghan en vue. Il n'avait pas d'arme sur lui et les a accueilli par un sourire. Personne d'autre n’était là. Gul se dirigea vers eux quand ils l’appelèrent et s’est arrêté lorsqu’ils lui ont demandé. Morlock a lancé une grenade sur lui, en utilisant un muret pour se couvrir, puis les soldats ont ouvert le feu. Gul tomba face contre terre dans le sol et il y eut bientôt une mare de sang qui sortait de sa tête. Morlock a crié à la radio qu'il était attaqué. Posté sur une colline avoisinante, Adam Winfield (qui connaissait bien ses camarades) a dit à son compagnon d'armes Ashton Moore qu'il était plus probable qu’il s’agisse d’une mise en scène de meurtre.

Morlock et Holmes ont dit à leur sergent que « Gul avait été sur le point de les attaquer avec une grenade et ils avaient donc tiré sur lui », a rapporté le magazine Rolling Stone.

L'histoire d'un combattant taliban solitaire, qui tente avec une grenade de tendre une embuscade à un peloton en plein jour semblait peu crédible pour le capitaine Patrick Mitchell. Mais il a dit au sergent-chef Kris Sprague de « s'assurer » que Gul était mort. Sprague a donc tiré à deux reprises sur l'enfant mort.

Un adulte qui travaillait plus loin dans les champs est arrivé et a accusé Morlock et Holmes d’avoir assassiné l’enfant, mais il a été ignoré par les soldats. Les soldats ont demandé à l’homme d’identifier l’enfant, et il s’est avéré qu’il s’agissait de son père. « L’homme était submergé par le chagrin », comme l’explique un rapport officiel de l’armée.

Les soldats ont suivi le protocole qui consiste à couper les vêtements du mort et le déshabiller pour vérifier la présence de tatouages, avant de numériser son iris et ses empreintes digitales. Mais ensuite, ils ont commencé à prendre des photos d'eux célébrant le meurtre, avec Holmes posant pour la caméra en saisissant la tête de M. Gul par les cheveux, comme s'il s’agissait d’un cerf. Le sergent Calvin Gibbs a alors commencé à « déconner avec le gosse », lui remuant les bras et la bouche comme un pantin, avant de couper un doigt à l'enfant mort et de le donner à Holmes. Holmes a mis le doigt dans une sacoche à la ceinture. « Il comptait garder le doigt pour toujours et voulait le faire sécher » a raconté un de ses amis. « Il était fier de son doigt. »

Quelques heures après le meurtre, Holmes et Morlock jouaient aux cartes lorqu’ils ont dit qu'ils pariaient un doigt dans un jeu de pique, avant de jeter le doigt de Gul sur le tas de jetons.

Au cours d’un autre incident en Novembre 2009, Gibbs a commencé à jouer avec une paire de ciseaux à proximité de la main d'un insurgé mort, tué par un hélicoptère, après que le corps ait été été poignardé avec un couteau par un autre soldat. « Je me demande si ces ciseaux peuvent couper un doigt ? » demanda Gibbs.

Plus tard, lors d'une nuit en Janvier 2010, le peloton a été conduite à proximité de leur base d'opérations avancée et a repéré la signature thermique d’un homme sur la route grâce à leur matériel d'imagerie thermique. Les soldats se sont arrêté à proximité de l'homme, qui tenait son bras devant sa poitrine, ce qui signifia pour eux soit qu'il avait froid ou bien qu’il cachait une bombe. Il allait et venait, en ignorant leurs appels, et a eu ce comportement « étrange » jusqu'à ce que les soldats aient tiré des coups de semonce autour de lui. Il a ensuite commencé à marcher vers eux. Quelqu'un a crié « au feu » et les soldats ont tiré environ 40 rafales en quelques secondes. L'homme s'est avéré être désarmé mais il était sourd ou handicapé mental, selon les déclarations officielles.

Le soldat Michael Wagnon a récupéré un morceau de son crâne et l'a gardé comme un trophée, mais le commandant Matthew Quiggle était « fermement convaincu » qu'ils avaient illégalement tué un ressortissant du pays.

Le peloton a ensuite tenté de dissimuler le crime en faisant semblant de trouver une arme - qui était en fait un chargeur de AK-47 qui avait été rangé dans une boîte en métal par le sergent Calvin Gibbs. « Au fond, ce que nous faisions était une recherche désespérée de justifier le meurtre de cet homme », a rapporté le soldat Justin Stoner aux enquêteurs. « Mais en réalité, c’était juste un vieux type, sourd et retardé. Clairement, nous avons exécuté cet homme. " Cependant l'armée américaine considèra que l'homme était seul responsable de sa mort parce qu'il avait ignoré les avertissements du peloton et a marché dans leur direction.

...

L’article du Rolling Stone magazine explique en détail le sentiment de toute puissance et d’impunité des soldats dû à l’absence de maintien de l'ordre par leurs supérieurs.
http://www.rollingstone.com/politics/news/the-kill-team-20110327?page=1

Mark Boal, l'auteur de l’article, est un journaliste bien connu et plusieurs fois récompensé pour son travail. Il a pu consulter des vidéos et des images choquantes de victimes, prises par les soldats : l'un montre une main avec un doigt manquant, un autre représente une tête coupée sur un bâton et d'autres montrent des jambes mutilées par des déflagrations de grenades. Dans certains cas, les soldats posent sur les corps de leurs victimes comme sur des trophées de chasse. Bien que cela soit totalement interdit par le règlement, les soldats emmènent dans leurs patrouilles des appareils photos et mini caméras. Ils se font ensuite circuler les vidéos entre eux sur clé usb ou disques durs.
 
Photo : www.rollingstone.com - Cpl. Jeremy Morlock with Staff Sgt. David Bram
 
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/crimes-et-barbarie-des-soldats-u-s-91439

o tempo das cerejas*: Uma iniciativa a saudar

 Vítor Dias

Um manifesto para outro rumo


Num tempo em que vai alta, desavergonhada e agressiva a enxurrada de ideias e palavras para aprisionar a consciência dos portugueses nas fatalidades que convêm aos responsáveis pelas políticas que conduziram o país à situação actual, merece ser saudado o manifesto intitulado «Convergência nacional em tormo do emprego e da coesão social» hoje dado à estampa no Público por um vasto conjunto de personalidades. O texto subscrito por, entre muitos outros, Manuela Silva, Mário Ruivo, Manuel Carvalho da Silva , António Manuel Hespanha, Octávio Teixeira, Mário Murteira, Isabel Allegro e Ricardo Pais Mamede, salienta ser útil «que se reconheça a importância do trabalho, dos salários e dos apoios sociais na sociedade portuguesa, se admita a presença de carências profundas, sob a forma de pobreza e de desigualdades crescentes, e se considere que os progressos alcançados na nossa sociedade são o resultado da presença de mecanismos de negociação colectiva e de solidariedade cujo desmantelamento pode significar uma regressão socioeconómica ue debilitará o país por muito tempo» e sustenta ser necessário « garantir que em todas as decisões económicas e financeiras se coloca o objectivo de promoção exigente do crescimento e do emprego, reconhecendo que a sociedade portuguesa não comporta níveis de desemprego que outras sociedades registam, dada a fragilidade da estrutura de rendimentos e a insuficiência dos mecanismos de protecção social.». A ler na íntegra aqui.

CONTÁGIO: Contribuição para a Epistemologia e a Ética da Saúde Pública

Manuel Silvério MARQUES, Carlos Miguel FERREIRA

Maquete 2

Stay Human: Freedom Flotilla Renames Voyage in Honor of Vittorio Arrigoni

Steering Committee of Freedom Flotilla 2

The murder of human rights activist, Vittorio Arrigoni, is a tragedy for his family, for those of us who knew him, and for the Palestinians who loved and admired him.  The Steering Committee of Freedom Flotilla 2 condemns this senseless murder and the people who are behind it.  They took the life of one of the most passionate supporters of justice for Palestine.  This murder is damaging to the Palestinian struggle for freedom and justice as well as our work in support of that struggle.

In his honor, we are naming our next voyage, FREEDOM FLOTILLA -- STAY HUMAN.

Nothing that we write can capture the man who was so full of the joy of life, a man with the pipe in his mouth and the captain's hat always tilted at an angle on his head.  The man with the big smile and gentle nature, someone who used his physical strength to hold small children in his arms, sometimes several at a time.  His laughter and his last comments every time we saw him will ring in all of our ears as we board the boats to return to Gaza at the end of May.

"Stay Human," he would say, then grin and clench his pipe in his teeth.

Vittorio had sailed with us from Greece on the first small fishing boat to enter Gaza in the summer of 2008, one of 44 activists sailing to protest the illegal blockade imposed by Israel against the 1.5 million Palestinians living in Gaza.  We will do our best, Vik, to carry on the work you have done.  The flotilla will return to Gaza in your honor.


http://mrzine.monthlyreview.org/2011/gaza150411.html

Travail le dimanche: la France sur le banc des accusés

Kathleen Plaisantin (Paris), Catherine Cornet (Rome), Louise Delépine (Dublin), Gaëlle Lucas (Madrid), Tristan de Bourbon (Londres), Marie-Line Darcy (Lisbonne), Jean-Sébastien Lefebvre (Bruxelles), Dorothée Fraleux (Berlin)

MEIGNEUX/SIPA
  
L'Organisation internationale du travail rappelle la France à l'ordre au sujet du travail dominical, pays où, comparé à bon nombre de ses voisins européens, les dérogations au repos dominical sont particulièrement nombreuses. Les contentieux se multiplient.

L’Organisation internationale du travail (OIT) a lancé un avertissement à la France. Elle néglige les conséquences sociales du travail dominical, estiment les auteurs d'un rapport, publié le 5 avril.
L’ouverture des commerces le dimanche répond à des préoccupations économiques, liées à la concurrence, et aux souhaits des consommateurs. Les considérations sociales, quant à elles, à savoir l’impact de cette dérogation sur les travailleurs concernés et leurs familles, ne paraissent pas avoir été prises en compte ou en tout cas pas au même titre que les considérations économiques.
Deux lois sont particulièrement visées. Celle du 3 janvier 2008 permet aux magasins d’ameublement de déroger au repos dominical. Une dérogation qui ne "paraît pas répondre à une nécessité telle que l’application du régime normal de repos hebdomadaire se révèle impossible" soulignent les auteurs de l’étude.
La loi du 10 août 2009 élargit, elle, l’autorisation aux "zones touristiques d’affluence exceptionnelle", "d’animation culturelle permanente" ou aux stations thermales. Des "périmètres d’usage de consommation exceptionnel" (PUCE) peuvent être créés par le préfet, à l’initiative du conseil municipal, dans les villes de plus d’un million d’habitants. Seules conditions à cette extension de l’activité commerciale le dimanche: le travail doit être volontaire, un repos compensateur est obligatoire et la rémunération est au moins deux fois supérieure au salaire habituel.

Légalisation des pratiques illégales

"Depuis l’entrée en vigueur de ces lois, les contentieux se multiplient. Le volontariat n’est pas toujours respecté: certains, qui ne souhaitent pas travailler ce jour-là, ne sont pas embauchés, ou pire licenciés sous d’autres prétextes. De même, la rémunération n’est parfois augmentée que de 25%. La recommandation de l’OIT est donc parfaitement logique", s’indigne Jean Dionnot. Le président du Collectif des amis du dimanche (CAD) milite pour un jour commun de repos pour tous. Un espace pour rétablir le lien social, familial, se cultiver.
"Le résultat de la loi a été de légaliser des pratiques illégales", ironise-t-il. Comme Plan de campagne, cette zone commerciale dans les Bouches-du-Rhône, ouverte le dimanche depuis 1966. Les PUCE et zones touristiques ne sont pas toujours clairement définis et délimités dans le texte législatif, assure Jean Dionnot.

Les coiffeurs n'y coupent pas

La nouvelle législation a parfois compliqué la situation de certains commerçants. Les salons de coiffure n’ont pas le droit d’ouvrir le dimanche dans la majorité des départements à cause d’arrêtés préfectoraux. Problème: quand ils sont installés dans un centre commercial, ils sont tenus de travailler par le bail commercial si la galerie accueille les consommateurs ce jour-là.
"S’ils restent grille baissée, le gestionnaire du centre peut les assigner ou leur donner une amende. Dans le cas contraire, ils peuvent être condamnés par l’inspection du travail à payer jusqu’à 750 euros par salarié présent. En décembre dernier, un contrôleur a demandé aux clientes et aux employés d’un salon à Lyon de partir", explique Michelle Duval, secrétaire générale du Conseil national des entreprises de coiffure.
L’OIT demande donc "au gouvernement français de poursuivre l’examen avec les partenaires sociaux" des deux nouvelles lois "sur le plan pratique, en tenant compte des considérations tant sociales qu’économiques". Si la législation est remise en cause en France, peu de débats agitent les autres pays du continent. L’Union européenne ayant laissé la décision à l’appréciation des Etats, chacun possède sa règlementation. Des plus libéraux comme la Suède, la Hongrie, la Roumanie ou la République tchèque au plus restrictifs, tels que l’Autriche.

Les îles britanniques très permissives

L’Irlande est l'une des plus permissives. Le travail dominical est parfaitement légal. Certains services publics, comme la Poste, sont ouverts. Les employés négocient au cas par cas, directement avec l’employeur, leurs avantages: paye plus importante ou congés payés le reste de la semaine. La question des contrôles n’est pas vraiment abordée dans la loi. Le Labour Relations Commission a rendu un rapport en 2006 mais il se contente de recommandations.
Au Royaume-Uni, le Sunday Trading Act, adopté en 1994, autorise le travail du dimanche si le contrat de travail le mentionne. Seule restriction: les magasins de plus de 280m2 ne peuvent ouvrir que de 10 heures à 18 heures. Alors que le salaire était doublé avant cette loi, aucune compensation n’est obligatoire depuis. Le dimanche est devenu le deuxième jour le plus prisé pour le shopping après le samedi.

Assouplissements au Portugal et en Espagne

En Espagne les petits magasins peuvent ouvrir tous les dimanches. Madrid est la seule ville à autoriser le travail dominical pour tous les commerces, quelle que soit leur taille. Le Premier ministre José Luis Zapatero souhaite un assouplissement des horaires dans les zones touristiques.
Dans certains secteurs comme le commerce, l’hôtellerie, le tourisme et le jeu, l'entreprise doit verser 15 euros par mois aux salariés susceptibles d’être présents le dimanche. Après six dimanches ou jours fériés travaillés depuis le 1er janvier, le salarié reçoit une prime de 33 euros à chaque fois. Celle-ci grimpe à 36 euros à partir de treize.
Au Portugal, le repos dominical a été institué en 1910. Mais le code du travail prévoit depuis 2009 que le travailleur a droit à au moins un jour de repos hebdomadaire. Il peut être pris dans la semaine si l’entreprise a obtenu une dérogation pour continuer son activité le dimanche. Sont ainsi dispensés ceux qui font le ménage ou qui surveillent, ceux qui travaillent dans les foires et sur des expositions.
La législation autorisait également le commerce tous les jours de la semaine dans les grandes et moyennes surfaces. En juillet 2010, un décret-loi du conseil des ministres a permis aux hypermarchés d’ouvrir entre 6 heures et 24 heures, contre 8 et 13 auparavant. Les municipalités décident pour les grandes surfaces de leur circonscription. Assez favorables au départ, elles sont de plus en plus nombreuses à faire demi-tour, sous la pression du commerce de proximité et de la tradition très respectée du repos le dimanche.

Dimanche sacré en Allemagne et en Italie

En Allemagne, le respect du repos dominical est sacré, que ce soit pour des questions religieuses, ou pour défendre les droits des travailleurs. En 2009, la cour constitutionnelle de Karlsruhe a même examiné un recours déposé par les églises catholiques et protestantes, pour faire interdire le travail du dimanche à Berlin.
Depuis 2006, la capitale allemande bénéficie, en effet, une autorisation spéciale permettant d'ouvrir les grands magasins dix dimanches par an: les quatre précédant les fêtes de Noël, ainsi que quatre autres week-ends choisis arbitrairement par la ville-État de Berlin. L'ouverture est autorisée uniquement de 13 heures à 20 heures, afin de ne pas nuire à la fréquentation des services religieux. Dans les petites et moyennes agglomérations, certains commerces ferment dès le vendredi après-midi pour ne rouvrir que le lundi.
En Italie, le pays le plus catholique, le pape a également insisté sur le caractère sacré du dimanche le 19 mars dernier. A l'occasion du pèlerinage dans la diocèse de terni, Benoît XVI a rappelé que le travail "est un moyen de valoriser la dignité de la personne. Dans notre société, le rythme de la consommation risque de nous voler le sens de la fête et du jour du Seigneur."

La Belgique libéralise officieusement

En Belgique l'interdit est de plus en plus théorique. Certaines activités autorisées le dernier jour de la semaine lorsque l'exploitation normale de l'entreprise ne permet pas de les exercer un autre jour de la semaine. Mais aussi dans les secteurs de l'hôtellerie, de la restauration, ainsi que dans établissements et services dispensant des soins de santé. La liste des autres dérogations s’est tellement allongée que presque tout devient possible. Les commerces des zones touristiques peuvent ouvrir du 1er mai au 30 septembre, durant les vacances de Pâques et de Noël, ainsi qu’une dizaine de dimanches.

http://fr.myeurop.info/2011/04/12/travail-le-dimanche-la-france-sur-le-banc-des-accuses-2087
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