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09/06/2011

Les revenus démesurés des grands patrons et des cadres dirigeants

Les patrons les mieux rémunérés de France touchent entre 200 et 350 années de Smic par an. Et encore, sans tenir compte de tous leurs avantages.


Le revenu annuel d’un grand patron représente de 200 à 350 années de Smic, selon les données 2010 publiées par le quotidien Les Echos (26 avril 2011). De 2,6 milllions d’euros pour Benoit Potier (Air Liquide) à 4,5 millions d’euros pour Michel Rollier (Michelin). Ces revenus totalisent les salaires fixes et variables et/ou exceptionnels, hors stocks-options [1] et actions gratuites. Ils ne comprennent pas non plus un grand nombre d’avantages en nature : voitures, logements de fonction, etc.
Ces revenus demeurent bien supérieurs à ce que le talent, l’investissement personnel, la compétence, le niveau élevé de responsabilités ou la compétition internationale peuvent justifier. Ils vont bien au-delà de ce qu’un individu peut dépenser au cours d’une vie pour sa satisfaction personnelle. Ils garantissent un niveau de vie hors du commun, transmissible de génération en génération, et permettent de se lancer dans des stratégies d’investissement personnel (entreprises, collections artistiques, fondations, etc.). Il faut ajouter que ces dirigeants disposent de mécanismes de protection considérables en cas de départ forcé de l’entreprise : mésentente avec les actionnaires, erreurs stratégiques ou économiques, etc.
Les PDG ne sont pas toujours les mieux rémunérés. Des très hauts cadres de certaines professions ou des sportifs peuvent avoir un revenu annuel moyen astronomique : 35 années de Smic pour un sportif de haut niveau, 23 années pour un cadre du secteur de la finance, 18 années pour un dirigeant d’entreprise salarié...
Les revenus des patrons d'entreprises du CAC 40 les mieux rémunérés

SociétéRevenus annuels * (en milliers d'euros)En années de Smic **
Michel RollierMichelin4 500349
Franck RiboudGroupe Danone4 392341
Bernard ArnaultLVMH3 928305
Jean-Paul AgonL Oréal3 780293
Christopher ViehbacherSanofi-Aventis3 600279
Gérard MestralletGDF-Suez3 109241
Christophe de MargerieTotal3 008234
Henris de CastriesAxa2 994232
François-Henri PinaultPPR2 663207
Benoit PotierAir Liquide2 650206
Salaires fixes,variables et/ou exceptionnels en milliers d'euros, hors stocks options, actions gratuites, dividendes et avantages annexes. ** Smic net annuel janvier 2011
Source : Les Echos - 26 avril 2011. Année des données : 2010
Les très hauts salaires * par profession
Unité : euros

Salaire brut annuel moyenEn années de Smic **
Sportifs de haut niveau444 95535
Cadres des fonctions financières244 87819
- Dont métiers de la banque< td=""><>289 91323
Cadres d'état major238 67419
Dirigeants225 34018
Autres210 44617
Divers cadres195 34915
Fonction commerciale181 25714
Fonction technique180 23014
* les 1 % de salariés à temps complet les mieux rémunérés. ** Smic net annuel 2010.
Source : Insee. Année des données : 2007
Pour en savoir plus : Les très hauts salaires du secteur privé - Insee première n°1288 - avril 2010.

[1] Droits attribués aux salariés d’acquérir des actions de leur société sous certaines conditions, notamment avec un rabais, ce qui leur procure une plus-value quasi certaine lors de la revente.

http://www.inegalites.fr/spip.php?article346&id_mot=79

Quand les sondeurs italiens psychanalysent les jeunes

A la suite des dernières élections municipales italiennes, où des villes comme Milan, Naples, Turin, Cagliari ou encore Trieste sont nettement passées au centre gauche, permettant au Parti Démocrate (PD) de l’emporter de façon décisive sur le parti de Silvio Berlusconi (Pdl), plusieurs entreprises de sondages ont cherché à expliquer les raisons « scientifiques » d’un tel vote. « Mais comment est composé l’électorat qui a favorisé le centre-gauche lors des ballotages ? », et qui porte en somme la responsabilité de la défaite du Pdl, se demandent tour à tour Swg, partenaire pour l’Italie d’Harris Interactive, et le sondeur « indépendant » Coesis Research, dirigé par le psychologue de marché écrivant dans le quotidien berlusconiste Libero, Alessandro Amadori. La faute aux jeunes répondent-ils successivement. Ainsi, selon les deux entreprises, ce sont surtout les trentenaires qui ont élu en masse Giuliano Pisapia à Milan (65%) et les électeurs d’une vingtaine d’années qui ont « plébiscité », à Naples, Luigi De Magistris (71%) [1]. Mais les sondeurs ne s’en tiennent pas uniquement aux estimations, puisqu’en « scientifiques » qu’ils se représentent, ils commentent ces dernières. Rado Fonda, directeur de Swg voit dans cet enthousiasme politique de la jeunesse contre la droite italienne un vote venant du « ventre » plus que de la « tête » [2]. Pour Alessandro Amadori, nouveau marxiste des temps modernes, c’est pour manifester un besoin de « protection » que « la seule vraie classe de la société d’aujourd’hui » n’a pas voté à droite [3]. La jeunesse italienne est irrationnelle ou a peur. La psychanalyse sauvage des suffrages prolonge la promotion de la politique néolibérale de la droite italienne. Normal, les sondeurs travaillent pour elle.
Jérémy Mercier

Notes

[1] Sondages parus notamment dans l’Espresso.
[2] « ...pronti a votare con la pancia piu’ che con la testa », in « Sondaggio swg, amministrative : i giovani hanno premiato de magistris e pisapia », Clandestinoweb.
[3] « In un certo senso, sono l’unica vera classe nella societa’ di oggi » in Clandestinoweb, ibid.

http://www.observatoire-des-sondages.org/Quand-les-sondeurs-italiens.html

OpinionWay ouvre la chasse aux pauvres

La proposition du ministre des affaires européennes Laurent Wauquiez d’instaurer un service de travail obligatoire pour les bénéficiaires du revenu de solidarité active, vient de permettre à OpinionWay de montrer qu’il n’avait pas perdu la main dans la fabrication de push polls et autre sondage pousse au crime. Le Figaro est quant à lui toujours prêt, officiellement du moins, à payer ce type d’« enquêtes ». La méthode est toujours la même, sondage en ligne (donc incertitude sur la qualité des sondés, échantillon spontané non représentatif, rémunération des personnes interrogées, etc.) et questions biaisées (Le Figaro, 12 mai 2011).
- Première question : Faut-il selon-vous imposer des contreparties aux bénéficiaires du RSA (Revenu de Solidarité Active) ?
La réponse est dans la question. Qui pourrait en effet raisonnablement s’opposer, sur le principe, à ce que l’on demande une contrepartie en échange de l’obtention d’un avantage ? 67% des sondés y sont favorables contre 32%.
- Deuxième question : Êtes-vous favorable à ce que les bénéficiaires du RSA doivent consacrer, en contrepartie de leur allocation, 5 heures de service social par semaine au sein d’une collectivité ou d’une association ?
70% des sondés approuvent contre 29%. La question reprend ici les termes de la proposition du ministre. La faiblesse de la contrepartie demandée a toutes les chances de rencontrer une large approbation. Aucune précision bien sûr sur le contenu de ce « service social », sur sa possibilité de mise en oeuvre pratique, ses coûts, ni même sur son utilité voire sur d’éventuels effets pervers (certaines tâches sont actuellement exécutées par des salariés).
- Troisième question : Pensez-vous qu’il faut plafonner le cumul de tous les minima sociaux à 75% du SMIC ?
OpinionWay suggère que tout un chacun peut gagner sans rien faire, si ce n’est celui d’entreprendre les démarches administratives adéquates, 1023,75 euros (bruts) par mois quand le SMIC « s’élève » à 1365 euros brut par mois ( JO, 17 décembre 2010). 65% des sondés approuvent contre 34%.
Premier biais de ce sondage totalement manipulatoire : les questions sont biaisées par l’effet d’acquiescement. Il s’agit d’approuver. Deuxième biais : l’effet de halo est produit par des questions qui vont toutes dans le même sens et mettent en condition les sondés.
Deux observations :
- Comment les médias peuvent-ils se laisser abuser par cette espèce de sondage ? Faut-il en parler parce que les autres médias en parlent, parce que cela fait du spectacle et de la polémique, parce que les journalistes qui en parlent sont incompétents ou parce qu’ils participent sciemment à la manœuvre d’intoxication ?
- Les médias auraient pu s’interroger sur cette prouesse des sondages en ligne qui est d’obtenir des réponses sur les pauvres, pour se garder de leurs abus, de la part de sondés qui, pour viser les gratifications promises par OpinionWay, ne doivent pas rouler sur l’or.
Il n’y a pas de pire ennemi des pauvres que les pauvres. La fascisation de la société est en marche.

http://www.observatoire-des-sondages.org/OpinionWay-ouvre-la-chasse-aux.html

Psittacisme : quand les sondeurs font la loi

Psittacisme : répétition mécanique (comme un perroquet) de mot, de phrases entendues, sans que le sujet les comprenne (phénomène normal chez les enfants , fréquent chez les débiles mentaux). Le Nouveau Petit Robert, Paris, Dictionnaire Le Robert, 1993, p. 1814.
Les principales dispositions de la proposition de loi sénatoriale sur les sondages votée à l’unanimité le 14 février 2011 ont été écartées par la commission des lois de l’Assemblée Nationale sur proposition de son rapporteur UMP avant son examen en séance par les députés. On connaît maintenant les auteurs des amendements qui ont vidé la réforme de sa substance.
Opportunité de la loi

Rapporteur [1]
Sondeurs

Pour faire face à ces enjeux, il existait d’autres solutions que l’intervention législative. Plusieurs pays ont ainsi choisi d’encadrer la pratique des sondages par des mécanismes d’autorégulation. Si force est de constater que de tels dispositifs d’autorégulation sont étroitement liés à l’existence de traditions juridiques particulières, ces exemples montrent qu’il n’est pas toujours nécessaire de recourir à une loi pour encadrer l’ensemble des pratiques en matière de sondages - d’autant plus que l’on dispose déjà, en France, de la jurisprudence de la commission des sondages. (p. 3)

« Le législateur n’a pas à dire comment une profession doit travailler », Stéphane Rozès (CAP), ancien dirigeant de CSA, Marianne2.fr, 16 février 2011. « Ce n’est absolument pas aux élus de décider comment les instituts doivent faire leurs sondages et quels modes de recueils sont bons ou pas bons », Brice Teinturier (Ipsos), Marketing magazine, avril 2011.
Champ d’application (définition du sondage politique)

Rapporteur
Sondeurs

Cet amendement tend à restreindre le champ d’application de la loi aux sondages portant sur des sujets liés au débat électoral, la notion de « débat politique » étant trop vaste et trop vague. Par exemple, un thème comme la surcharge pondérale des adolescents est susceptible d’avoir des conséquences sur la législation relative à l’alimentation et à l’utilisation de certains médicaments, donc sur le comportement électoral. Dans ces conditions, la quasi-totalité des enquêtes entrerait dans le champ d’application de la loi. C’est pourquoi il convient de supprimer la référence au « débat politique ». (p. 10)

« - Comment définir un sondage politique ? C’est impossible. C’est une définition non objectivable. Vous pouvez l’étendre à l’infini ou pas, au non de critères flous.Tout d’abord, le texte entend réglementer « les sondages politiques » et pas seulement électoraux mais sans définir ce qu’est un sondage politique. C’est étrange et un peu inquiétant. Où s’arrête la frontière ? Qui décidera de ce qui est politique et de ce qui ne l’est pas et au nom de quoi ? Un sondage sur la nutrition avec des enjeux liés à l’obésité est-il un sondage politique ?  », Brice Teinturier (Ipsos), Marketing Magazine, avril 2011.
Interdiction des gratifications

Rapporteur
Sondeurs

La gratification sert à fidéliser le panel des personnes sondées. Faute de quoi, les résultats obtenus peuvent devenir aléatoires. Elle est donc indispensable. C’est pourquoi je propose de supprimer son interdiction. (p. 11) Je rappelle que ces gratifications visent à constituer des panels et à fidéliser un certain nombre de personnes qui acceptent de répondre régulièrement à des questions, notamment à des sondages omnibus. Compte tenu du montant de ces gratifications - qui est anecdotique - , elles ne sauraient biaiser les résultats. Il faut bien comprendre que, sans gratification, on ne peut pas constituer les panels. Et sans panels, il n’y a pas de sondages sincères. (p. 12)
La seule question qui se pose est de savoir si la gratification peut avoir une incidence sur les résultats. Selon les professionnels, selon la commission des sondages, et selon mon avis en tant que rapporteur, elle n’a en aucune. (p. 13)

« Il s’agit plus de fidéliser les membres du panel, que de les rémunérer », Denis Jeanbart (OpinionWay), AFP, 8 mars 2011. « La profession a toujours expliqué que les personnes appartenant à un panel (on ligne ou off line) bénéficiait d’éléments de fidélisation. Ce qui compte dans une enquête, c’est bien plus la qualité de l’échantillon interrogé que de débattre de modes de fidélisation qui présentent bien plus d’avantages que d’inconvénients », Denis Jeanbart (OpinionWay), délits d’opinion, 23 mars 2011.
«  Pour cela, on les inscrit à un programme de fidélisation, qui revient à 10 centimes d’euros par questionnaire, ce qui est extrêmement symbolique ? On ne veut pas instaurer avec eux de relations mercantiles », Frédéric Dabi (Ifop), AFP, 8 mars 2011.
« Les gratifications permettent de fidéliser des panels d’internautes dont la stabilité est un gage de qualité », Jérôme Jaffré (CECOP, Ancien vice-président de la Sofres), Le Monde, 9 mars 2011.
« Nous pourrons considérer que « l’appât du gain » n’a pas porté atteinte à la sincérité des réponses », Jean Daniel Lévy (Harris Interactive), Marianne2.fr, 3 mars 2011.
Publication des marges d’erreur

Rapporteur
Sondeurs

Selon la rédaction du Sénat, il faudrait le rendre public lors de chaque sondage ou, du moins, communiquer les marges d’erreur par résultat individualisé, ce qui nuit à la visibilité du sondage. Nous proposons donc que ce tableau soit publié sur le site en ligne de l’organe de presse qui exploite le sondage et que, sur le journal, on mentionne seulement l’existence de marges d’erreur avec une référence à ce site. (p. 15).

« Sur la marge d’erreur elle est non seulement sur chaque sondage mais sur chaque résultat, ça rendrait très difficile la publication ». Jérôme Sainte-Marie (CSA), Rennes, Forum de Libération, 15 avril 2011.
Publication des redressements

Rapporteur
Sondeurs

Il existe plusieurs méthodes de redressement des résultats d’un sondage. Certaines sont générales et largement partagées. D’autres, plus précises, relèvent du savoir-faire de chaque institut : leur divulgation peut alors porter une atteinte patrimoniale à l’entreprise. Nous proposons donc que ne soient publiés que les critères généraux de redressement et que les critères plus fins soient seulement communiqués à la commission des sondages afin qu’elle puisse les contrôler. (p 17) Nous procédons là à un exercice d’équilibre visant, à la fois, à assurer la protection des droits patrimoniaux des entreprises dans un marché très concurrentiel et à garantir la transparence. Le texte tel que nous proposons de l’amender apporte une réponse à ces deux préoccupations : les critères généraux de redressement seront publiés ; il n’y aura pas d’accès au savoir-faire en tant que patrimoine de l’entreprise mais le contrôle de la commission des sondages permettra d’assurer la sincérité de l’ensemble des critères et méthodes utilisées par les instituts. (p. 18)

« C’est la meilleure façon de polluer le débat politique avec des polémiques à la chaîne sur nos systèmes de pondération », Jean Marc Lech (Ipsos), Le Monde, 9 mars 2011. « Trop de transparence, tue la transparence » Jérôme Sainte Marie (CSA), Marianne2, 16 février 2011.
« Le contrôle du travail des instituts est nécessaire, mais si la loi devait être votée, nous risquerions de créer un débat permanent et stérile, non plus sur les résultats mais sur les méthodes », Jean Daniel Lévy (Harris Interactive), Marianne2.fr, 3 mars 2011.
« Les sondeurs ne rendent jamais publics leurs résultats bruts et leurs redressements. Brice Teinturier n’a pas souhaité le faire dans le cas du sondage que nous publions. Comme ses confrères, il estime que l’obligation de communiquer leurs chiffres et leur méthodologie à la Commission des sondages est déjà une garantie de sérieux. Il craint que la publication de l’ensemble de ces opérations complexes ne viennent nourrir un peu plus la confusion. Enfin, aucun institut ne souhaite voir son savoir-faire – et éventuellement ses faiblesses– livrés à ses concurrents », Le Monde, 16 mars 2011, reproduit sur le site de Ipsos le 24 mai 2011.
« Si j’étais provocateur, je dirais que ces chiffres bruts sont des chiffres faux. Ça va jeter un trouble et être exploité dans le champ politique . d’un point vue politique, on sait très bien qu’il y a des votes minorés comme le Front national et des votes surdéclarés comme les écolos. Un travail de redressement s’impose donc avec « des secrets de fabrication » que chacun souhaite garder pour soi « dans un secteur très concurrentiel », Frédéric Daby (Ifop), AFP, 14 février, 2011.
Délai de publication d’un sondage politique

Rapporteur
Sondeurs

Cet amendement vise à supprimer le dispositif de formulation des observations méthodologiques qui accompagne la publication ou la diffusion des sondages et comporte l’obligation de transmettre à la commission des sondages la notice technique vingt quatre heures avant la publication ou la diffusion de ceux-ci. Un tel dispositif introduirait un contrôle a priori de l’information. Il pose dès lors un problème de droit au regard de l’article 11 de la déclaration des Droits de l’Homme et du citoyen et de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales. Dans notre système juridique, le contrôle de l’information ne peut s’exercer qu’a posteriori. (p. 16)

« Le projet de loi veut aussi imposer un délai de 24 heures entre la remise de l’enquête à la commission des sondages et la publication de l’étude. Or, en période électorale, les instituts travaillent souvent la nuit pour transmettre des résultats aux journaux publiés dès le matin ou en temps quasi réel. Cela ne sera plus possible si ces articles sont votés. Nous faisons partie des pays où le contrôle et la réglementation des sondages publiés est la plus poussée. Mais dans plusieurs pays au monde, on commence à voir des tentatives de la part des gouvernants visant à limiter ou contrôler l’information qu’est le sondage politique. C’est le cas au Pérou et dans certains pays asiatiques. Un climat relativement malsain est en train de se développer », Brice Teinturier (Ipsos), Marketing Magazine, avril 2011. « Instaurer, par ailleurs, un délai de 24 heures entre la fin d’une étude et sa publication rendrait caduc toute enquête « à chaud ». Ce qui serait dommage  », Jean Daniel Lévy (Harris Interactive), Marianne2.fr, 3 mars 2011.
Composition de la commission des sondages

Rapporteur
Sondeurs

Mon amendement a pour objet de modifier la composition de la commission des sondages. Elle comprend actuellement neuf magistrats et deux personnalités qualifiées. La proposition de loi fait passer le nombre de magistrats à six et celui des personnalités qualifiées à cinq. Si un rééquilibrage est envisageable, il ne doit pas pour autant conduire à bouleverser le fonctionnement de la commission, ni à dénaturer ses missions. C’est pourquoi je propose que la commission comporte trois personnalités qualifiées en matière de sondages, désignées respectivement par le président de la République, le président du Sénat et celui de l’Assemblée nationale. (p. 20)

« L’idée est séduisante, mais risquée. Que des magistrats, comme aujourd’hui, vérifient nos chiffres, parfait. Mais confier cette tâche à des spécialistes de l’opinion, c’est donner à la commission un pouvoir interprétatif qui n’est pas de son ressort. » Jérôme Sainte-Marie, (CSA), Le Monde, 9 mars 2011.
Interdiction de publication et diffusion des sondages électoraux à la veille et le jour d’un scrutin

Rapporteur
Sondeurs

À l’heure d’Internet, interdire la diffusion d’informations existantes est totalement illusoire. La seule solution pour préserver la tranquillité de la période de réserve, la veille et le jour du scrutin, est d’interdire purement et simplement la réalisation des sondages. Il n’y aurait ainsi aucune information à diffuser. Cet amendement me paraît contraire au principe de la liberté du commerce comme à celui de la liberté d’information. En outre, des sondages pourraient être réalisés depuis l’étranger. (p. 22)

« Non seulement la censure des sondages à n’importe quel moment est injustifiable mais, en plus, elle se révèle vaine par définition et d’une totale inanité au regard de nos moyens de communication. Silence imposé dans les médias hexagonaux à partir du vendredi minuit ? Qu’à cela ne tienne, en toute légalité Ipsos trouvera la meilleure façon de contourner l’obstacle pour transmettre ses informations. Et dans la classe politique, toutes tendances confondues, les mêmes qui auront toiletté la réglementation seront les premiers à venir aux nouvelles. Messieurs les censeurs, encore un effort pour en finir avec cette tartuferie ! Alors oui, je dirai merci et bravo . », Jean-Marc Lech, Ipsos, Ipsos.fr, 24 mai 2011.

Notes

[1] Assemblée Nationale, Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République, Compte rendu n° 59, 1 juin 2011.

http://www.observatoire-des-sondages.org/Psittacisme-quand-les-sondeurs.html

Des femmes, des hommes et des rumeurs. Hommes machos et femmes stigmatisées/antes dans une ville de tourisme sexuel

Denise Brennan - Traduction de Marie-Ève Lacasse et Sébastien Roux - Genre, sexualité & société - n° 5 | Printemps 2011 : Ailleurs

Afin d’étudier les changements qui s’opèrent dans les rapports de genre à Sosúa, une destination de tourisme sexuel majoritairement fréquentée par des Allemands, cet article analyse les rumeurs qui entourent les travailleuses du sexe dominicaines. Dans le sexscape de Sosúa, de nouvelles définitions de la masculinité sont apparues lorsque les femmes ont commencé à bénéficier d’un pouvoir financier. Les travailleuses du sexe doivent rester discrètes et ne pas afficher leur argent ni faire état de la manière dont elles occupent leur temps pour ne pas compromettre leur réputation de mères sacrificielles. Á l’inverse, les hommes se libèrent facilement des idéologies de genre qui exigent d’eux qu’ils se conforment à l’image d’un travailleur acharné et d’un père attentif. Dans cette économie sexuelle, les hommes peuvent même afficher ouvertement leur qualité de chômeur. Leur paresse et leur dépendance sont alors considérées comme des comportements machos. L’industrie du sexe est un espace où les femmes pauvres dominicaines ont l’opportunité de gagner beaucoup d’argent et de s’extraire de leur condition, même si ces stratégies professionnelles ne permettent pas une reconfiguration des rôles et des idéologies de genre qui s’exercent contre elles. Les hommes qui migrent et vivent avec elles à Sosúa jouissent quant à eux d’un niveau d’exigence moindre, alors que les femmes doivent correspondre à des attentes encore plus élevées. - Texte

Denise Brennan , « Des femmes, des hommes et des rumeurs. Hommes machos et femmes stigmatisées/antes dans une ville de tourisme sexuel », Genre, sexualité & société [En ligne] , n° 5 | Printemps 2011 , mis en ligne le 01 juin 2011, Consulté le 09 juin 2011. URL : http://gss.revues.org/index1716.html

Há quase 5 mil casais sem trabalho em Portugal

Triplicou o número de casais no desemprego. No total há quase 5 mil casais sem trabalho. A SIC visitou esta quinta-feira um destes casais. Columbano Araújo e Olinda Luís estão sem trabalhar há quase 2 anos.

http://sicnoticias.sapo.pt/economia/article628058.ece

38: talla límite y límite de salario

El cortometraje '38', realizado por la asociación 'Interferències', se trata de una animación en stop motion que juega con el significado que tiene el número '38 '. Aproximadamente, es el salario mensual (en euros) de una trabajadora de la confección en Bangladesh y es la talla máxima para 'disfrutar' de los productos de las grandes firmas de moda.
Este corto se ha realizado dentro de la Campaña Ropa Limpia (CRL), que coordina SETEM en España.
Hoy, mientras las firmas internacionales de la moda y las grandes cadenas de distribución seducen a su clientela con la actualización constante de sus diseños y con los precios de sus productos, obreras de China, Marruecos, Bangladesh, Honduras o Rumanía viven rodeadas de prendas que confeccionan durante más de 12 horas diarias a cambio de salarios que apenas cubren las necesidades básicas.
La publicación 'Moda: industria y derechos laborales. Guía para un consumo crítico de ropa' repasa las últimas investigaciones realizadas por la Campaña Ropa Limpia internacional y las organizaciones que colaboran para documentar la realidad de las cadenas de suministro de las grandes empresas presentes en diferentes países.
En Marruecos, las trabajadoras realizan jornadas de hasta 14 horas diarias por salarios que pueden ser inferiores a los 100 euros mensuales y que casi nunca superan los 200 euros mensuales. Además, en Bangladesh, los salarios en el sector se sitúan entre los 20 y los 35 euros mensuales y los incendios y hundimientos de fábricas han matado a cientos de personas en los últimos cinco años.
En este caso se investigan doce compañías como Inditex, Adolfo Domínguez, Benetton o H&M, se analiza la evolución de los compromisos de cuatro de las más importantes empresas de ropa deportiva, y se presentan las contradicciones entre los compromisos y las políticas reales de las grandes cadenas minoristas Carrefour, Lidl y Aldi.
Para aproximar a las personas consumidoras en la cotidianidad de las obreras se han incluido cuatro relatos cortos basados en las experiencias reales de la Ching Lan, la Taew, la Nawar y la Lupita, vividas dentro y fuera de las fábricas donde trabajan.


http://www.rebelion.org/noticia.php?id=130118

Corto denuncia con la participación de Willy Toledo realizado por la La Coordinadora Anti Privatización de la Sanidad: El copago de la futura sanidad española

CAS surge en 2004 para luchar contra el proceso de deterioro y privatización de la sanidad, que está teniendo graves repercusiones en la población y cuyo objetivo es convertir la salud en negocio para unos pocos. En CAS colaboran usuarios, pacientes, trabajadores y profesionales de sanidad, que dedican parte de su tiempo libre a este proyecto.


http://www.rebelion.org/noticia.php?id=130117
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